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Message non luPublié: Lun 20 Fév 2017 23:16 
Grognard
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Inscrit(e) le : Lun 2 Août 2010 16:04
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Russia besieged (Ageod)

"Dors quand tu peux , car lorsque tu veux, tu ne peux pas "
"Le Mont Saint-Michel est normand. Si il était breton il se nommerait le Mont Sainte Anne


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Message non luPublié: Lun 20 Fév 2017 23:38 
Pousse pions
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Médaille des Arbitres (1) Médaille napoléonienne (1)
Du côté français, le plan était déjà un peu celui de 1813. :gratte:
Qu'en pensez-vous?

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On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s'asseoir dessus.
Talleyrand


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Message non luPublié: Mar 21 Fév 2017 01:17 
Académicien
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Je ne vois ce post que maintenant, mais c'est un plaisir de suivre le compte rendu.
Merci Armand ! Apparement tout le monde s'est éclaté, ce qui est le principal...

Quand à la question :
Armand a écrit:
[b]
Mais où l'ennemi ? Telle est la question qui domine dans les états-majors.


Tout le monde se la pose, dans les deux camps, dans toutes les campagnes :-) Donc pas d'exception ici.
J'ai joué plusieurs fois 1806, c'est vraiment rare que le Prussien prenne l'avantage, mais il peut mettre les français, qui le dominent dans tous les paramètres, en difficulté, ce qui est déjà une victoire en soi.

Intéressant de voir aussi le placement prussien, qui est dans les même affres qu'historiquement, il ne sait pas où le français va taper. D'où peut être ce placement en quatre masses, peut être trop étalées à posetriori. Je serai content d'avoir l'avis des joueurs.

_________________
Nouveau site des éditions Pratzen : http://didier-rouy.webs.com


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Message non luPublié: Mar 21 Fév 2017 21:00 
Pousse pions
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Localisation : Paris
Médaille des Arbitres (1) Médaille napoléonienne (1)
Didier Rouy a écrit:
... Je serai content d'avoir l'avis des joueurs.

Cela ne saurait tarder :!:

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Message non luPublié: Mer 22 Fév 2017 21:24 
Pousse pions
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Médaille des 10 ans (2) Médaille des comptes rendus (1) Médaille des Arbitres (1) Médaille napoléonienne (1)
Didier Rouy a écrit:
Je ne vois ce post que maintenant, mais c'est un plaisir de suivre le compte rendu.
Merci Armand ! Apparement tout le monde s'est éclaté, ce qui est le principal...

En effet, globalement tout le monde a très bien adhéré aux deux campagnes, j'ai eu trois abandons durant la partie. Un pour raison personnel, un autre qui ne supportait pas le "brouillard de guerre", un dernier sans explication.
Merci pour ton support sur ce projet depuis le début et pour toujours répondre aimablement et rapidement à mes questions, même quand je pose deux fois la même à quelques mois d'intervalle. :confus:
Je vais maintenant poster les compte-rendus des joueurs.


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Message non luPublié: Mer 22 Fév 2017 21:26 
Pousse pions
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Médaille des 10 ans (2) Médaille des comptes rendus (1) Médaille des Arbitres (1) Médaille napoléonienne (1)
La campagne vécue par le général Ruchel puis Duc de Brunswick

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement Armand pour cette magnifique simulation par ordinateur sur les règles de Didier ROUY nous plongeant au cœur des mouvements réalistes de troupes sous l’Empire et sa patience à toute épreuve pour répondre à nos nombreuses questions

Merci à mes « généraux-équipiers » de s’être prêté au jeu de la contextualisation des messages, de leur réactivité et leur prise de décision dans des moments délicats.

Enfin merci aux adversaires sans qui les interminables moments de suspens (mouvement, message, bataille…) n’auraient pas été possibles



S’il fallait résumer en une phrase mon ressenti ; ce fut une très bonne première expérience pour ma part malgré quelques difficultés d’adaptation avec l’interface et certains points de règle (je précise que j’ai le volume III à la maison).

Mes débuts sous le personnage du Général Ruchel m’ont permis d’appréhender les déplacements et les messages et la destruction des ponts. Ahhh ces fichus ponts !!!!

J’avais pour mission initiale d’attirer dans ma retraite une partie de l’Armée française vers Magdebourg tout en coupant les ponts.

Pour les déplacements, comment dire, l’inertie est énorme ce qui retranscrit bien la réalité. De surcroit la fatigue arrive vite si on veut marcher plus de 6 heures et pour récupérer c’est difficile surtout quand il faut être dans l’action.

Pour les messages ça allait temps tant qu’il n’y avait pas trop de distance après ce fut une autre histoire on en reparlera plus loin…

Enfin la destruction des ponts ; les mots me manquent ☺ en effet quand vous êtes assigné à détruire une dizaine de ponts lors de votre retraite et que c’est votre première partie la tâche est plus compliquée qu’il n’y parait . Heureusement avec les nouvelles modifications d’Armand c’est du gâteau☺. Avant cela, je me suis emmêlé les pinceaux, car je ne savais pas s’il fallait les positionner au nord, sud, est ou ouest, et à combien de kilomètres du pont ce qui me faisait le détruire avant de le traverser dommage ! De plus, comme le placement de vos corps varie dû à leur étendue, il arrivait que mes troupes aussi soient bloquées pour passer, le régal !



La seconde partie de mon expérience fut exercée à travers la plus haute fonction en la personne du Duc de Brunswick du fait de la fâcheuse disparition de notre Généralissime du champ de bataille.

Je rappelle que les ordres initiaux étaient défensifs à travers un dispositif d’attente des troupes françaises sur une ligne Erfurt/ Leipzig.

A partir de ce moment, l’interface c’est complexifié avec la gestion des dépôts et des convois ce qui a suscité une nouvelle flopée de questions à Armand

nommé à ce poste, j’ai tout de suite compris que l’étendu de nos positions allez nous poser des problèmes tactiques et de communication notamment avec le Prince Hohenlohe (le plus à l’Est et distant de 50 km) avec qui les messages ont vraiment eu du mal à arriver et souvent avec un temps de latence trop important dû toujours aux mouvements des troupes et des quartiers généraux ce qui n’a pas favorisé notre rapprochement pourtant primordial.

Mes troupes étant dorénavant disposés à Iéna et étant le plus proche de mon ex moi ou le nouveau joueur incarnant Ruchel vers qui je me suis porté au plus vite à Erfurt étant harcelé par les Français qui l’avaient rejoint dans sa retraite. Malheureusement, la dispersion de nos troupes et la supériorité numérique des Français nous a conduits à une retraite stratégique de nuit sur Weimar ou nous avons pu prendre notre revanche.

Blücher au centre de notre dispositif à Neustadt bouclait le dispositif empêchant une percée au centre.

Au moment où j’écris ces lignes, il reste 24h avant la fin de la partie ce qui ne me permet pas d’en dire plus sur le résultat final.

Quoi qu’il en soit je resigne volontiers pour une seconde partie !

Général Ruchel puis Duc de Brunswick


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Message non luPublié: Mer 22 Fév 2017 21:29 
Pousse pions
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Médaille des 10 ans (2) Médaille des comptes rendus (1) Médaille des Arbitres (1) Médaille napoléonienne (1)
La campagne vécue par le général Bernadotte puis Napoléon

Brouillard de guerre..., brouillard de guerre, qu’ils disaient.

Le plan est élaboré par tous, ou presque, et le commandant de l’armée donne ses ordres. Il n'aura pas d'information précise des positions de l'armée ennemie, avant que les reconnaissances envoyées ne reviennent et n'apportent des renseignements.

Vient ensuite le moment où les commandants en chef des corps d'armée envoient des renseignements au commandant de l’armée, souvent parcellaires. Certains jours ces renseignements arrivent en plus grand nombre, d'autres jours il n'y en a pas, mais avec de la chance dès le début ils reçoivent de bons rapports des reconnaissances.

Les informations sont fiables, fiables, car on est sûr que les reconnaissances ne mentent pas. On recoupe ces informations, ça c'est le rôle du commandant en chef de l'armée. Il doit alors envoyer, à ses subordonnés, les renseignements qui pourront leur être utiles.

Les informations sont limitées à des divisions ou des colonnes localisées, quelquefois on a la direction qu'elles prennent, rarement on nous donne le nom des commandants, cela arrive plus tard lorsque les premiers engagements ont lieu. Lors des combats, on peut avoir le nom des commandants des divisions qui ont pris part à l'action, le nombre d'hommes engagés, etc.

Les commandants en chef des corps d'armée, se presse généralement de donner les informations, mais rarement ils mentionnent où sont leurs propres troupes, quel est l'état de leurs divisions, ils omettent même trop souvent d'indiquer où se trouve leur état-major et surtout où il sera lorsque le commandant en chef voudra ou pourra leur écrire.

Du coup, on voit se dessiner une carte sur laquelle on peut placer des points où se trouve l'ennemi, mais il manque quelque chose. Il manque l'information la plus importante, celle qui indiquerai au commandant en chef de l'armée la possibilité de localiser ses propres troupes et où expédiez les ordres.

C'est ça, le brouillard de guerre.

Première époque : Bernadotte, 1er corps d’armée.

J'ai pris le commandement en chef du 1er corps d'armée, rôle du maréchal Bernadotte, prince de Ponte-Corvo, j'avais sous mes ordres 3 divisions d'infanterie et la cavalerie du général Watier[1] (et non pas Tilly comme indiqué sur les ordres de bataille).

Au début, mes troupes étaient sur la route de Bamberg à Hof, un peu avant la rivière Main. Mes ordres étaient de faire une contre marche (ça commence bien) et de marcher en direction du carrefour de Cobourg sur la route de Bamberg à Kronach, puis de rejoindre Cobourg.

Je fis ce mouvement et reçu l'ordre de marcher sur Saalfeld, où je devais rester en attente, à l'abri derrière la Saale. Arriver près de cette ville, j'eus une affaire contre une division de troupes saxonnes, mes ordres n'étant pas de prendre la ville, je ne mettais pas en ligne tout mon corps d'armée. Mais voyant que l'ennemi s’apprêtait à détruire le pont, je me décidai à prendre cette ville avec son pont pour le garder intact.

Le 16 au soir j'en étais maître, j'envoyais quotidiennement des lettres indiquant ma position et celles de mes troupes, ainsi que les rapports sur les combats que mes troupes avaient menés. Je ne recevais plus aucun ordre, ni lettre de l'Empereur, je me sentais un peu seul, même si je savais que nos troupes devaient aussi se trouver un peu plus au nord et y livrer des combats puisque j'entendais le canon vers Rudolstadt depuis ma position.

C'est alors que je reçu une lettre portée par un aide de camp du maréchal Davout. Cette lettre indiquait qu'il avait fait mouvement de son propre chef, que nos troupes se trouvaient vers Erfurt face à 30,000 hommes et que lui faisait face à 30,000 autres hommes, et qu'ils n'avaient pas de nouvelles de l'Empereur, ni du reste de l'armée se trouvant plus au sud (les maréchaux Ney et Augereau).

Comme moi il pensait que ces troupes se trouvaient à Lobenstein (Ney) et à Hof (Augereau). Il m'envoya de nouveau une lettre me demandant de lier mes communications avec eux et d'essayer de savoir où trouver l'Empereur, qu’il avait cru à Saalfeld avec moi. Tous mes courriers revenaient faute que mes aides de camp ne trouve le destinataire. Je lui indiquais aussi que, même si mes ordres étaient de rester à l'abri de la Saale, je l'appuierai dès le lendemain en direction de Pössneck et Mittel (Neustadt en réalité).

Deuxième époque : Napoléon, Grande Armée.

Dans la nuit du 17, je trouvai un nouveau rôle, celui de Napoléon, et au petit matin je prenais le commandement de l'armée française.

J'ai eu à lire de nombreux courriers dans lesquels j'apprenais ce qui était arrivé à notre armée depuis le 10.

Je fus surpris de voir que, Napoléon moi maintenant, je me trouvais à Neustadt (près de Cobourg) avec la cavalerie de la Garde (Bernadotte pouvait toujours envoyer des messages à Hildburghausen ou à Cobourg), que le maréchal Ney était au sud de cette ville, que la garde était au carrefour de Cobourg sur la route de Bamberg à Kronach avec l'artillerie de réserve, que le maréchal Bessières était seul à Cobourg.

Le grand-duc de Berg était mort (ampliation d’une lettre de Davout à Soult), dès le 14 ou légèrement blessé (Grouchy), je ne le sais toujours pas, que le 15 les pontonniers avaient été surpris et fait prisonniers par les prussiens, mais le pire était que le seul convoi de ravitaillement n'était qu'au nord de Bamberg, alors que le général Grouchy[2] qui remplaçait Murat n'avait presque plus de munitions suite aux combats d'Erfurt et Soult avait un corps fatigué. Le corps de Lannes était frais, mais pas de nouvelle de Davout, il semblait être plus au sud vers Rudolstadt (je savais bien que ce n’était pas le cas, mais j’occultais ce point).

Je me décidais à envoyer des lettres aux différents commandants en chef de corps d’armée, pour leur apprendre ce que je savais et tenter de reprendre le contrôle de la situation. J’envoyais Bessières prendre le commandement de la cavalerie de réserve.

Les courriers mettraient de nombreuses heures pour parvenir à leur destinataire étant situé à un point central, mais très éloigné que ce soit de l’aile gauche (Murat, Soult, Lannes, Davout) vers Gotha et Erfurt, que de l’aile droite (Augereau) à Hof et même de Bernadotte au centre.

Les rapports[3] que j’avais à ma disposition, me donnait une vision globale des positions de l’ennemi, car depuis le 12 à 1 heure du soir (13h07, pour être exact) « le voile était déchiré », mais des rapports indiquant qu’entre 1 et 2 tiers de l’armée ennemie se réunissaient entre Weimar et Iéna, me firent douter.

J’avais sous la main le corps de Ney et la Garde (enfin pas vraiment) et les dragons du général Beaumont à Kronach, les seules informations reçues de Bernadotte m’étaient faites par les convois de prisonniers qu’il avait fait à Saalfeld, ces prisonniers m’indiquaient qu’il était victorieux[4].

J'ai donc pris la résolution de faire marcher Ney pour soutenir Bernadotte vers Saalfeld, et Augereau sur Schleitz. Je fis réunir la Garde à Kronach, où je portai mon état-major, j’y attendrai les courriers des commandants en chef de corps d’armée, avant de reprendre la marche avec la Garde et les dragons vers Saalburg et Schleitz pour aller soutenir sur cet axe le corps d’Augereau.

La Garde marcha à grande journée, et le soir du 18 je pouvais me porter vers Neustadt (Mittel) pour voir la situation de plus près. La cavalerie de la Garde arriva dans la nuit, ainsi le lendemain matin,

je pu reprendre le combat qu’avait livré Augereau le 18 contre les forces prussiennes, je dirigeais le général Beaumont vers Auma et Mittel-Pöllnitz, car Augereau m’avait appris qu’il y avait de nombreuses troupes au nord de cette dernière ville.

La bataille commencée, j’attendais les troupes de Bernadotte (son état-major était déjà arrivé) et la Garde, pour pouvoir agir face à l’ennemi. J’ordonnai au major général, Alexandre Berthier, prince de Neuchâtel, de presser Ney et Davout de venir nous rejoindre. Bernadotte, puis l’artillerie de la Garde parvinrent à rejoindre le matin, alors que les deux ailes du général Blücher furent mises en
retraite, je fis mettre l’artillerie de réserve en batterie pour enfoncer le centre, j’avais toujours la cavalerie de la Garde en réserve.

A midi, car ce ne fut l’affaire que d’un déjeuner, l’armée prussienne battait en retraite, je donnais alors l’ordre à Bernadotte et Augereau de commencer la poursuite. Des combats entendu au sud-est indiquaient que Beaumont devait avoir fort à faire, je dirigeais la cavalerie de la Garde sur ce point et m’y portais avec mon état-major. Arrivé là, la cavalerie chargea l’ennemi, le général Beaumont avait tenu jusqu’à présent, nous prenions à l’ennemi de nombreux prisonniers.

Le général Thouvenot commandant de Würzburg, m’envoyait régulièrement des renseignements au sujet du dépôt dans la ville dont il était le gouverneur. De même le général Clarke, gouverneur général du pays d'Erfurt, m’apprenait aussi le nombre de prisonniers et d’hommes à l’hôpital. Depuis Cobourg enfin, où j’avais ordonné au général Roize de se porter, je reçu une lettre de sa part me faisant savoir qu’il avait enfin put y établir un dépôt.

Vers Neustadt, j’entendais de nouveau le canon en fin de journée, j’espérais que cela soit Davout, car Ney était encore trop loin pour y être arrivé. J’ordonnais, à Bessières de faire mouvement vers nous et de laisser Lannes face à l’ennemi à Weimar, à Soult de faire mouvement par le sud de Weimar. J’avais besoin de la cavalerie pour poursuivre l’ennemi, mais elle était à l’aile gauche.

La nuit du 19 au 20 la Garde était enfin arrivée au nord de Auma, car je lui avait envoyé l’ordre de s’y porter. Je fis prendre immédiatement du repos aux dragons et donnais l’ordre à la cavalerie de la Garde de marcher au nord pour ne pas laisser à la division Zechwitz le temps de fuir.

Le 20 au matin j'attaquais l'arrière-garde de la division du général Zechwitz qui battait en retraite. De nouvelles de Davout, je n'en avais aucune. Décidément le brouillard persistait. J'ordonnais ensuite le mouvement vers le nord, où le bruit de la canonnade avait repris le matin même. Il était 11 heures et j'espérais pouvoir prendre part au combat dans l'après-midi. Lannes m'apprenait que le typhus s'était déclaré dans les prisons.

Après midi, la garde arrivait à l’ouest de Mittel pour accabler l’ennemi, vers 3 heures de l’après-midi, les troupes de Ney arrivaient pour continuer la poursuite ; les tambours de la Garde battaient la charge, les musiques des corps jouaient « Le champ du départ ». Les colonnes de prisonniers étaient si nombreuses, que les routes étaient encombrées.

Le soir du 20, la musique de la Garde pouvait enfin jouer « La victoire est à nous ».

________________________________

[1] LE MAJOR GÉNÉRAL AU GRAND-DUC DE BERG.

Bamberg, 7 octobre 1806, 10 heures du matin.

… La brigade attachée au maréchal Bernadotte est commandée par le général Watier ; elle débouchera demain matin, fera prisonnier tout ce qu’elle pourra, s’avancera le plus loin possible et battra tout le pays pour avoir des renseignements…

[2] Il est dit dans la règle Vol de l’Aigle que : « Un chef blessé est de fait remplacé par un autre chef disponible sans troupes (pour la bataille et la campagne). Alternativement, le joueur peut décider de le remplacer par son chef d’état-major, ou un aide de camp, qui n’aura pas de valeur tactique et aura une valeur stratégique de « 2 divisions », au-delà de laquelle il aura un malus d’un dé. »

Alors pourquoi Grouchy et pas Belliard ?

[3] Les rapports de Murat le 11 au soir et ceux arrivés au matin du 12 donnaient l’armée prussienne vers Gotha et Erfurt, pour l’aile droite ; alors que l’aile gauche et peut être la majorité des troupes ennemies, à Neustadt, « Votre altesse,… près de 100 000 prussiens sont concentrés sur Neustadt !!, Murat ».

[4] Bien joué Bernadotte, heureusement qu’il leur a donné l’ordre de marcher vers l’arrière… parce que ce n’est pas avec ses courriers que j’aurai appris quoique ce soit, il est vrai que je ne lui avais pas écrit où je portai mon quartier général.


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Message non luPublié: Sam 25 Fév 2017 12:53 
Pousse pions
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La campagne vécue par Murat puis Grouchy puis Bessières

Plaisir du jeu 
Pour ma part, j’ai tout au long de la partie eu du plaisir à y participer, alors qu’au final, mes troupes auront participé à très peu d’affrontement. Et c’est toute la richesse de ce jeu ou l’on passe plus de temps à imaginer et à communiquer, qu’à réellement agir. Un véritable jeu tactique en aveugle.
Je tiens à remercier Armand pour ce travail de titan ; une excellente adaptation à un excellent jeu.
J’attends avec impatience la possibilité de jouer une campagne « longue ». J’ai l’impression que nous avons entreprit de nombreuses actions tactiques, surtout en fin de partie, que nous n’aurions pas pris si la campagne n’était pas limitée en temps … A voir

Préparation à la bataille
A 12 km au Sud de Weimar, nous sommes la nuit du 19 au 20 Septembre de l’an 1806. Ce que nous vivons restera gravé dans les livres d’histoire de nos descendants pour des siècles.
Je suis le général Grouchy, et je me repose de ces derniers jours de combat, tranquillement installé à l’entrée d’une grange. Le temps est magnifique, le ciel couvert d’étoiles me rends nostalgique ….
J’attends d’ici peu le maréchal Bessières qui doit prendre en responsabilité le corps de cavalerie de réserve, dont j’avais récupéré le commandement en urgence le 14, suite à la blessure de mon ami Murat.
En pensant à mon ami Murat, je me rappelle de son énervement alors que le dispositif d’attaque choisi par Napoléon ne lui plaisait pas du tout … Il m’a fait part que lors de leur dernière entrevue, Napoléon avait décidé d’une attaque plutôt sur l’aile gauche, dans un axe Cobourg – Gotha, au lieu d’une attaque par le flanc droit, qui offrait plusieurs axe de pénétration, et des lignes de communication plus simple … ce choix se révèlera malheureux, je le constaterais dans les jours qui suivront …

Remontée vers le nord
Donc, dans la nuit du 10 septembre, nous voilà positionné entre Cobourg et Bamberg. Nous ferons partie du dispositif d’attaque principal, justement sur le flanc Gauche. Davout devant, Lannes à ma gauche et Soult qui nous suit.
Napoleon reste directement à notre droite, prêt à nous donner des ordres. Bernadotte, Ney et Augereau effectuant une avancée « molle » sur l’aile droite.
Pendant les jours qui suivent, l’avance se fait tranquillement vers Erfurt. Un peu d’embouteillage, mais rien de très ennuyant. Murat décide de nous faire se reposer le 12 suite à un message de Napoleon signalant un fort partie de prussien vers Mittel, d’ailleurs, une de nos patrouilles nous rapporte que 100.000 prussiens se trouve au environ de Neustadt. Murat a le secret espoir que l’axe d’attaque va alors basculer …. Mais aucun contre ordre ne.

Premier contact et … premier cafouillage
Le 13, nous repartons sur un bon rythme vers Gotha ou des éléments ennemis sont repérés par nos patrouilles.
En remontant, Murat semble à chaque instant de plus en plus inquiet. Le corps du général Ruchel se trouve entre nous et Gotha, c’était une excellente occasion de détruire cet ennemi beaucoup plus faible que nos 4 corps aguerris … mais … Lannes semble long à la remontée, Soult très silencieux, et Davout très mystérieux…
La communication devient également très compliquée avec notre altesse (On ne recevra que 4 messages de Napoleon sur les 5 jours suivants. Murat me semble alors avoir eu raison, les axes d’attaques choisis empêche une bonne communication, et donc, une bonne coordination …), aussi, Murat décide, alors qu’il n’a pas l’autorité suffisante, de prendre les choses en main en essayant de coordonner les différents corps …

Course contre la montre vers Erfurt et Weimar
Murat nous pousse à accélérer notre remontée, et d’aller au contact de l’ennemi et de préparer l’affrontement en attendant nos fiers fantassins. Le contact se fait le 14 avec l’arrière garde de Ruchel. Dès le début de l’engagement, Murat est touché par une balle perdue, et je le relève sur le champ en continuant sa stratégie de culbuter le plus vite et le plus fort possible l’ennemi … Ce premier combat est très positif, en fixant l’ennemi. Lannes est rapidement à mes côtés, ainsi que Davout, qui prend le commandement de l’affrontement. Gotha est prit. Soult prend plutôt un axe de contournement par une route au sud d’Erfurt et Weimar.
Le 15, une nouvelle bataille à l’approche d’Erfurt se révèle victorieuse. Au moins 2 unités ennemies sont en déroute. Pour Murat, la poursuite de ces attaques rapides et puissantes est notre objectif pour les prochains jours, nous imaginons le haut commandement prussien totalement désorienté par son flanc ouest en décomposition … mais là … sans vraiment en comprendre la raison, notre attaque s’essouffle

Essoufflement ??
Lannes et moi sommes ralenti par la masse de fuyard qu’il faut attaquer unité par unité, et nous retrouvons ralenti devant Erfurt avec un pont bloqué … Soult continu son contournement par le sud, ce qui semble une très bonne idée du fait de notre embourbement sur Erfurt … Et Davout part porter son effort vers Rudolstadt et Kahla, certainement dans un but de reprendre contact avec les autres corps et Napoleon, mais sans vraiment nous en informer, et surtout en réduisant sensiblement notre puissance de frappe … nous sommes le 16.
Le 17 Nous traversons la rivière, et avançons vers Weimar, ou mes nombreuses patrouilles me signale plus de 50.000 prussiens. L’effet de surprise, dont nous n’avons pas profité suffisamment à mon sens, est passé. Il faut structurer notre attaque pour prendre cette ville retranchée. Cette planification de l’attaque de Weimar se justifie d’autant plus que nous sommes loin de nos bases, le ravitaillement se restreint, et chaque coup doit porter.
Nous sommes main dans la main avec Lannes. Davout est loin … il a semble-t-il eu une bataille victorieuse autour de Kahla, mais mes patrouilles ne me retourne pas plus d’info … Soult est au sud de Weimar.

Mauvaise coordination
Le 18, Soult se retrouve malheureusement « aspiré » dans un combat avec les troupes prussiennes de Weimar. D’abord, une division, puis tout son corps, et le combat est rude … le corps de Soult semble avoir perdu sa capacité offensive.
Avec les indications constantes que me ramène mes patrouilles, et l’état de nos troupes, il me semble suicidaire de faire une attaque sur Weimar. Ce serait un combat couteux en homme et ravitaillement, pour un gain tactique et stratégique très faible. S’en suit des discussions ou nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord. La situation est un status quo … et cette offensive depuis le 10 me semble un immense gachis … mais l’histoire nous jugera.
Depuis peu, la communication avec Napoleon s’est améliorée. L’axe Weimar – Neustadt semble libéré de tout ennemi, et je reçois justement un message de Napoléon allant dans mon sens … je dois contourner Weimar et prendre Iena (vide semble t-il suivant mes patrouilles). Peut-être que nous pouvons encore gagner cette guerre … Je laisse désormais Bessières faire les choix qui s’impose à lui et je retourne au combat avec mes valeureux dragons.

Suite de l’amateurisme
Je reprends ce compte rendu, suite aux dernières informations du champ de bataille. Bessières a donné des ordres très hasardeux aux troupes de cavalerie avancées. Au final, Sahut et Nansouty se retrouvent au contact de l’ennemi dans Weimar … cette ville maudite.
Les troupes prussiennes amorçaient un mouvement de repli partiel vers l’est, lorsque notre cavalerie a déboulée … Après un moment d’hésitation, Bessières décide de rompre l’engagement, en retraitant au plus vite sur des positions de défense ; Cette bataille est par trop hasardeuse, trop mal préparé. Il faut espérer que cette bévue troublera le haut commandement prussien, alors que l’on entend des bruits de combat à l’est, du côté d’Iéna … Davout ? Napoléon ? … que d’amateurisme de notre part.


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Message non luPublié: Jeu 2 Mars 2017 21:00 
Pousse pions
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La campagne vécue par Hohenlohe
10 septembre 1806,

Suite aux ordres du Duc de Brunswick, je me positionne vers Altenbourg à l’extrême gauche du dispositif prussien.
Mon avant-garde est à Gera, donnant la main à Blücher positionné plus à l’ouest.

La journée se passe en envoi de patrouilles, notamment vers Zwickau et Plauen où le Duc craint une attaque française par le sud-est.

11 septembre
Une journée toujours occupée à surveiller Plauen et Zwickau !

12 septembre
Suite à un message du Duc de Brunswick (le premier), je décide d’entamer le mouvement de repli et retrograde lentement mon avant-garde vers Altenbourg pour reculer ensuite mon corps vers Leipzig.

Mon artillerie commencer d’ores et déjà son repli vers Leipzig.

Il est à noter que mes messages n’arrivent pas toujours au général en chef. Je ne sais pas exactement où il est et mes messages mettent un temps très long à lui arriver.

13 septembre
peu de choses, mes troupes remontent lentement vers le nord.

14 septembre
idem, sans oublier de surveiller Plauen et Zwickau !

15 septembre
Changement d’ordres ! Je dois descendre vers le sud pour soutenir Blücher. Je donne l’ordre à mes troupes de se rendre à Schleitz.

Toujours peu d’informations sur les français.

16 septembre
j’apprends notre défaite vers Erfurt, je me doute qu’il s’agit de Ruchel et Brunswick, mais contre qui ? Je ne sais pas.

En fait, je sais peu de choses, si ce n’est que des français remontent vers Saalfeld et Posneck.

17 septembre
notre lente descente se poursuite, l’avant-garde entend les premiers bruits de bataille.

18 septembre
Je réoriente mes troupes vers Neustadt-mittel vers où Blucher se replie après de précédents combats.
Nous affrontons les troupes d’Augereau, la journée se termine par un match nul, ce qui n’est pas bon car les renforts français vont arriver et que les renforts prussiens, c’est moi.

19 septembre
Je décide de laisser mon corps à Neustdat-mittel avec Blücher pour aller commander la division Zechwitz que j’ai orientée vers Auma pour bloquer une remontée française par cette route.

Nous écrasons les français à Auma, mais la seconde bataille de Neustadt est perdue et nous devons nous replier vers Gera.

20 septembre
l’intégralité de mon corps retraite sur Gera.

Conclusion
j’étais positionné à l’extrême gauche du dispositif, chargé de faire en sorte que les français ne nous tournent pas par la gauche.
Puis, le plan prussien initial consistant en un recul progressif, je suis arrrivé très tard mais pas trop tard, je pense.
Une arrivée plus précoce aurait été sans doute préférable mais au vu de la vitesse des troupes prussiennes, j’étais vraiment trop loin.
En tout cas, à nouveau, une très belle partie ! Mais qu’elle est dure pour la Prusse !


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Message non luPublié: Jeu 2 Mars 2017 21:01 
Pousse pions
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La campagne vécue par Davout

Les moments clés de la campagne pour le corps de Davout :

- Dès le 2e jour je ne savais plus ce que faisaient l’Empereur et
Bernadotte. J’ai longtemps cru qu’ils étaient dans mon dos pour
assurer une victoire décisive à notre attaque du flanc gauche… mais
non ils partaient par une autre route.
Avec Murat, Soult et Lannes, nous passons donc de en « en pointe » à « perdu ».


- Très vite on comprend que seule une faible force est face à nous
sur Gotha/Erfurt et je décide de couper à travers champs pour dégager
la route aux autres et gagner du temps dans notre future poursuite
vers l’Est.

Cette décision prive Murat de soutien dans les premiers combats, mais
me permet d’être mieux placé pour la suite des opérations. Effet
Discutable.


- Bataille d’Erfurt. J’hésite un peu durant la nuit et décide de
diviser mon corps pour amener une division sur Erfurt pendant que le
reste continue vers l’Est. Ma division arrive deux heures avant les
renforts de Lannes et Soult et permet de temporiser le premier round
de combat un peu difficile. Après le rouleau compresseur de mes
collègues fait le reste.


- Après s’être félicité de notre victoire, nous sommes légèrement
inquiets du reste des opérations. Nous n'avons en effet aucun contact
avec le reste de l'armée. De mon côté j’ai entendu le canon du côté de
Saafeld et ma théorie (erronée) est que le reste de l’armée se bat à
un contre deux contre l’ensemble de l’armée Prussienne. Le plan est
donc dans les grandes lignes :
o Lannes et Murat vont foncer sur Weimar / Iena bousculant les
survivants d’Erfurt
o Soult et moi-même allons au Sud-Est, porter assistance à l’Empereur


- Enfin la bonne nouvelle : Le contact est rétabli avec Bernadotte,
même si un large fleuve nous sépare. Il est à Saafeld…seul… et
difficilement victorieux d’une petite troupe ennemie. Mais finalement
cette information rend la situation devient moins claire :

o Bernadotte ne sait pas où sont L’Empereur (!), Ney et Augereau. Il
semble perdu presque au centre du dispositif ennemi ! J’ai peur qu’ils
ne soient restés en couverture sur nos positions de départ en
attendant de nos nouvelles !
o Le gros des troupes ennemies n’est toujours pas localisé. Je
m’inquiète de deux scénarios : Soit ils sont vers Iena / Weimar et
peuvent fondre sur Lannes/Murat désormais isolés. Soit ils sont sur
Mittel et vont fondre sur Bernadotte sans que je puisse réagir à
temps.
o Je commence à perdre en visibilité sur mes anciens camarades qui
semblent avoir un retard de plus d’une journée de marche sur moi dans
leur avancée vers l’Est. J’indique alors à Soult qu’il peut
m’abandonner pour aller aider l’effort sur Weimar. Je ne comprenais
pas à ce moment qu’il arriverait bien seul face aux ennemis retranchés
à Weimar.


- Les batailles de Kahla. La première est un désastre où j’use ma
cavalerie inutilement. Elle me fera cruellement défaut le jour suivant
où Blücher fuit tout affrontement sérieux. Ces batailles me frustrent
car elles me bloquent pendant 24 heures et elles m’empêchent de
rejoindre Bernadotte. Je suis par contre rassuré en me disant qu’entre
les troupes en déroute qui trainent devant moi et celles vues à
Erfurt, la concentration ennemie ne peut plus être si grande.

Notons que toute la journée et la nuit des troupes ennemies se
retrouvent imbriquées dans les miennes. Je vois des messagers français
littéralement traverser les troupes ennemies pour me rejoindre et
décide donc de ne plus envoyer de message important vers l’Est.



- Dernier jour, la marche finale sur Neustadt. Mes troupes défilent
en rang serrés à quelques mètres de Blücher impassible dans Kahla. Il
me laisse franchir le pont et je me retrouve par le plus grand des
hasards au milieu d’une bataille avec les troupes de Ney et d’Augereau
dont j’avais presque oublié l’existence ! La bataille semble déjà
gagnée quand mes troupes montent en ligne.

Au final je suis très content de cette partie où j’ai eu le plaisir de
pas mal me balader. Notre plan a plus ou moins fonctionné mais il a
laissé de très nombreuses occasions à l’ennemi de nous battre en
détail. Sans doute l’aspect que je sous-estimais le plus est le temps
pour se débarrasser d’un ennemi en déroute: Lannes qui traine à Erfurt
une journée et moi bloqué une journée à Kahla. Cela essouffle
complétement notre mouvement tournant.

Avec le recul je pense que le plan de mes homologues (resté groupé et
avancer en masse) aurait donné une victoire encore plus nette, mais je
me dis que c’était plus « joli » comme nous l’avons fait sur plusieurs
axes !


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