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Message non luPublié: Sam 28 Jan 2017 11:33 
Pousse pions
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Le Vol de l'aigle
campagne de Prusse 1806
compte rendu de partie


La partie s'est déroulée du 16 Janvier 2016 au 21 Janvier 2017 avec 12 joueurs.
La partie a été jouée sur internet avec le logiciel VAOC version 2 (http://vaoc.free.fr). Vous pouvez y retrouver tous les messages et descriptifs des batailles de la partie en cliquant sur «Voir Magdebourg « sur la page d'accueil.
Cette version de VAOC utilise les règles du vol de l'aigle volume 3, avec le mode de combat «expert » et les règles de ravitaillement (site de l'auteur du jeu :http://didier-rouy.webs.com/levoldelaigle.htm). Je remercie chaleureusement Didier pour m'avoir autorisé à utiliser son système et pour répondre toujours courtoisement et rapidement à mes quelques questions.

Ce scénario ayant été beaucoup joué, une certaine liberté de placements à été laissée aux joueurs pour ménager l'effet de surprise sur la stratégie ennemie.
France
Tous les corps doivent être disposés au départ au Sud du triangle Schweinfurt, Cobourg, Bayreuth et être espacés d'au moins 20 kilomètres chacun.
Prusse
Tous les corps doivent être disposés au départ au Nord de la forêt de Thuringe et être espacés d'au moins 20 kilomètres chacun. Le dépôt secondaire peut être placé dans n'importe quelle ville.

Image
le placement initial français (vu par Napoléon)

A Wurzbourg, dans le bureau de Napoléon
Dans une atmosphère bruyante mais conviviale, l'empereur expose ses projets, tranquillement attablé, et que son secrétaire particulier résume ainsi :
Soit l'armée ennemie a adopté une disposition très étendue entre Erfurt et Gera et nous chercherons l'assaut frontal. Nous traverserons la forêt de Thuringe par les trois routes de Hof, Saafeld et Lobenstein pour déboucher en Saxe devant une partie du dispositif ennemi avant qu'il ne s'y attende.
Soit l'armée ennemie est déjà concentrée (scénario moins probable) et nous opérerions sur le flanc droit du dispositif ennemi par Hilburghausen, Meiningen, Eisenach et Gotha. Toutefois, le manque de routes dans cet ouest de la forêt de Thuringe pourrait être de nature à ralentir notre progression. Ce scénario présente également l'inconvénient de laisser notre ligne de communication depuis Würtzbourg vulnérable à une avancée déterminée de l'ennemi par Cobourg et Bamberg.


Bernadotte intervient
« Sire, il y a 4 axes, soit nous prenons les 3 de droites (premier plan), soit les 3 de gauches (second plan). Dans les 2 cas, si il faut se flanc-garder ce sera par Meiningen ou par Hof, un corps suffira largement. On peut aussi marcher sur ces 4 axes et abandonner le bataillon carré.

Puis Lannes
Le premier plan de bataille me semble le plus adapté au terrain.

Murat avance d'un pas vers l'empereur et déclare
Passez par les 3 axes de pénétrations à l'est semble triviale, mais également la meilleure option.
Protéger notre flanc gauche à Morningen me semble cependant nécessaire.
Pour ma part, je pense que ma cavalerie serait plus utile au centre du dispositif d'attaque, pour pouvoir facilement réagir en soutien et / ou en avant-garde.


Davout le pousse légèrement pour donner son point de vue
Il est certain que les routes de l'est offrent l'approche la plus simple et la plus directe. Toutefois un ennemi énergique pourrait se porter à notre encontre et tenter de couper les passages de la forêt de Thuringe. Dans de telles circonstances, nos trois forces se trouveraient éloignées, sans route Est-Ouest pour se porter secours.
Je note que les deux routes qui mènent à Gotha sont proches et convergent très rapidement. Y porter l'effort principal nous assurerait le passage de la forêt de Thuringe.De la j'espère fondre sur les flancs du corps de bataille prussien.


Murat le repousse avec fermeté
Mon cher Maréchal Davout, je reconnais bien votre audace, mais j'y vois quelques inconvénients ... ce plan nécessite de disposer de 2 corps au lieu d'1 pour protéger nos flancs. De plus, ces corps sur le flanc droit seront plus éloignés de l'action que le seul corps sur le flanc gauche, donc moins réactif pour soutenir notre action offensive.

Napoléon intervient et tranche, croit-il, le débat
Ier corps de Bernadotte : sur la route à l'est de Bamberg, à 35 km environ, avant la rivière Main.
IIIè corps de Davout : à Cobourg.
IVè corps de Soult : Sur la route entre Bamberg et Schweinfurt de manière à respecter la règle des 20km.
Vè corps de Lannes : Schweinfurt.
VIè corps de Ney, auquel sera jointe la division de cavalerie Beaumont, détachée du corps de cavalerie de réserve de Murat : Bayreuth.
VIIè corps d'Augereau : sur la route au sud de Bayreuth, tout au sud de la carte.
Corps de Réserve de Cavalerie de Murat (sauf la division Beaumont) : sur la route entre Bamberg et Cobourg de manière à respecter la règle des 20km.
Garde impériale, réserve d'artillerie et pontonniers, avec Bessières et Ma Personne : sur la route au sud-est de Bamberg.

La force de couverture sera composée des corps de Ney et Augereau. Bernadotte devra se préparer à avancer vers Bamberg.


Davout, qui n'a pas tout compris de la pensée de l'empereur essaye de reformuler ce plan avec plus de détails mais ce dernier ne s'abaisse pas à détailler sa stratégie intérieure, il se lève, indiquant ainsi à tous qu'il est temps de se rendre aux emplacements indiqués.
En rentrant dans son QG, Bernadotte grommelle à son aide de camp
L'empereur semble avoir perdu en expérience, Aucun plan clair, celui que l'on a est un mélange pas terminé.Aucun ordre, un placement très bizarre. Faites seller mon cheval, nous partons !

Image
Le placement initial prussien

Dans la forteresse d'Erfurt, État-major Prussien
Réunis à quatre autour du même bureau, les généraux prussiens, fidèles à leur réputation, ne débordent pas de créativité ! Brunswick attend les propositions sans donner de ligne directrice. Ruchel propose d'attendre le français à la sortie de la forêt, puis d'avoir un centre fort sur Weimar et une aile sur Eisenach (une crainte du débordement des français par l'Ouest domine), Blücher propose une concentration sur Gera-Mittel avec le dépôt secondaire à Altenbourg, Hohenlohe un placement plus en arrière avec une concentration sur Altenbourg. Brunswick reste coït, se contentant de distribuer une carte routière du secteur.
Dans la nuit, son aide de camp le réveille : Monsieur le duc, les troupes sont prêtes à marcher, elles attendent leur positionnement ! De mauvaise humeur, le duc griffonne rapidement quelques noms de villes sur un bout de papier avant de se recoucher. Voilà ce qu'on peut y lire :
Général Ruchel, à l'aile droite, à Gotha, unités étendues vers l'est (direction Erfurt)
Moi à Iéna, étendue vers le sud.
Général Blücher à Géra, étendue vers Mittel.
Général Hohenhole, à l'aile gauche, à Altenberg étendue vers Géra (au moins 1 Div).
Dépôt secondaire à Leipzig


les troupes de Ruchel se trouvent donc totalement isolées, à 200km du dépôt de Magdebourg et à 150km de celui de Leipzig, c'est à dire, hors de portée !
Aucun général n'est au courant du plan de campagne, aucune consigne générale n'a été donnée. L'armée prussienne part donc avec son assurance légendaire (n'est-elle pas la meilleure armée du monde ?) sans aucune préparation mais... reposée !
Comme l'a écrit le duc de Brunswick "On peut vaincre ! ". En début de campagne, cela semble plus reposer sur une incantation divine qu'à un piège solide tendu à l'armée française.


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Message non luPublié: Dim 29 Jan 2017 08:39 
Pousse pions
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Le 10 Septembre 1806

Le jour n'est pas encore levé quand Brunswick se réveille.
Où sont mes généraux ? convoquez les pour 9h00 et servez moi mon petit déjeuner.
Monsieur Le duc, ils sont tous partis rejoindre leurs troupes comme vous leur avez ordonner hier soir. Nos espions nous ont indiqués que les français se mettrait en marche aujourd'hui.
Ces diables de français, toujours pressés ! Je n'ai même pas eut le temps de détailler mon plan de bataille qui les renverra couilles à terre jusqu'à Paris ces sans-culottes. Prenez note et envoyer immédiatement ce message à mes subordonnés :
Il est temps de montrer ce dont nous sommes capable.
Fini les palabres, place à l'action.
Je demande à ce que vous me fournissiez toutes les informations me permettant de peaufiner notre stratégie.
Pour cela, il me faut vos rapports :
- Un que vous m'enverrez vers 4h du matin
- Un autre vers 19h00 faisant, dans tous les cas, état de vos troupes.
Faites attention aux routes et pont coupés.
Pour la Reine et la Prusse !

Et voilà une stratégie rudement menée ! Qu'attendez vous ? Aller chercher mon petit déjeuner voyons !

Napoléon également se lève tôt, visiblement préoccupé par la bonne compréhension de ses consignes. Il fait immédiatement transmettre le message suivant :
Je pense que vous aurez tous entamé vos mouvements en fonction du plan décidé, mais voici quelques précisions :
Davout : Vous vous porterez sur Hildburhausen, puis sur Gotha par Sulh. Vous débuterez votre marche avec une relative lenteur afin de permettre à Lannes de vous rattraper sur la route parallèle qu'il empruntera, de manière à déboucher ensemble sur Eisenbach et Gotha. Vous mènerez des reconnaissances en profondeur dont vous nous tiendrez informés ainsi que Lannes, Soult et Murat.

Lannes, vous vous porterez à pleine vitesse sur Meiningen, en menant des reconnaissances en profondeur dont vous nous tiendrez informés ainsi que Davout, Soult et Murat.

Soult, vous suivez Lannes à pleine vitesse également.

Murat, vous suivrez Davout, et gardez toute initiative pour rejoindre Davout ou Lannes au son du canon si leurs messages montrent qu'ils font face à une grosse masse d'ennemis nettement supérieurs en nombre.

Bernadotte : par les mauvais chemins vous vous porterez au croisement des routes de Cobourg et de Bamberg, puis suivrez Davout par Hildburghausen et Gotha. Vers Cobourg, vous prendrez sous votre protection les pontonniers.

Ney : Vous vous porterez au carrefour sur le Main, puis par les mauvais chemins jusqu'à la route de Kronach, puis à Cobourg en laissant passer les derniers bataillons de la Garde, puis Neustadt et le croisement de la route de Hildburghausen où vous attendrez de nouveaux ordres tout en menant une reconnaissance en profondeur vers Saafeld et au-delà jusqu'à rencontrer l'ennemi, avec la division Beaumont. En cas d'accrochage par une force supérieure, vous devrez reculer en bon ordre en attendant d'être renforcé, avec la mission de protéger Cobourg, puis Bamberg.

Augereau : vous vous porterez sur Hof où vous garderez les ponts et mènerez des reconnaissances en profondeur sur les deux routes qui en partent tout en attendant de nouveaux ordres. En cas d'accrochage, vos ordres sont les mêmes que ceux de Ney mais avec la mission de protéger Bamberg directement.

Bessière et la Garde se porteront sur Cobourg et y attendront des ordres, et ma personne se rendra immédiatement à Cobourg à la pleine vitesse de ses chevaux. Les Pontonniers ne s'arrêteront pas à Cobourg et suivront le chemin de Davout en restant sous la protection d'une division de Bernadotte.


Le reste de la journée se déroule suivant les plans prévus, les français avancent, les prussiens se dérouillent un peu les jambes, construisent, pour certains quelques fortifications de campagne. Alors que la nuit commence à tomber, le général Ruchel est informé qu'une patrouille de la deuxième division de réserve a observé une formation française comprenant 4000 cavaliers et 12 canons située à 4 km au Sud de Suhl en mouvement vers le Nord. Il en informe immédiatement les autres officiers Prussiens mais sans s'inquiéter outre mesure. Il s'agit du fait de la cavalerie du maréchal Davout en avant garde du reste de son corps encore situé 26 kilomètres plus au Sud. De fait, les français sont encore loin.


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Message non luPublié: Mar 31 Jan 2017 21:20 
Pousse pions
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Le 11 Septembre 1806

Image
Mais où l'ennemi ? Telle est la question qui domine dans les états-majors.
Chez les prussiens, on continue à observer le corps de Davout avec beaucoup d'attention. Mais comment, à partir de cette seule information, le Duc de Brunswick en conclue-t-il que les français tentent de passer et de les surprendre par les ailes, pour sans doute, atteindre Magdebourg par deux chemins différents ? Toujours est-il qu'il envoie immédiatement les ordres suivants :
Nous allons résister à Erfurt et nous reculerons vers Leipzig si le destin des armes est contre nous, durant la nuit s'il le faut.
- Ruchel et moi défendrons Erfurt. L'ennemi sera fatigué, espérons que cela joue. Nous serons de plus derrière un fleuve et des défenses éprouvés.
- Blücher, vous serez notre temporisateur /réserve au centre. Vous devrez bloquer le corps au sud (13200 h, 8100 cav, 43 canons) en 3 div. mais votre mission sera principalement de soutenir Hohenlohe à Altenbourg. Rester à Mittel quelque temps, puis envisager une retraite vers Gera dès que la pression augmentera sur Hohenlohe. Votre chemin de repli reste le même qu'auparavant une fois que vous aurez décidé de vous replier sur Leipzig.
- Hohenlohe, vous défendrez Altenbourg, mais préservez vos forces pour reculer en bon ordre vers Leipzig, que vous défendrez jusqu'au dernier.
Bref, deux points de fixation, Erfurt et Altenbourg puis une retraite générale vers Leipzig.


Coté français, on avance beaucoup moins vite qu'au premier jour, les cavaliers font une pause et envoient des patrouilles un peu partout à la recherche d'un prussien. Mais l'ennemi reste globalement invisible, Murat et Davout repèrent bien la présence de 13500 fantassins et 9500 cavaliers à Gotha tandis que Ney apprend qu'une force équivalent se trouve à Mittel pas vraiment de quoi déterminer l'emplacement du gros de leur force. Tout le monde va se coucher pour une nouvelle nuit tranquille.


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Message non luPublié: Sam 4 Fév 2017 08:09 
Pousse pions
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Le 12 Septembre 1806

Napoléon s'est couché fort tard et fort mécontent ! Son fidèle Ney semble avoir oublié qui était le chef ! Et il lui fait savoir avant de se reposer quelques heures avant l'aube.

Ney,
Je suis abasourdi par votre dernier messages. Vous semblez être resté sur place depuis le début de la campagne et avoir totalement ignoré les ordres que je vous ai pourtant adressés à deux reprises.
Notre plan s'en trouvant compromis, je vous donne l'ordre d'immédiatement mettre votre corps en route et à marche forcée pour vous porter à Kronach et le long de la route vers Saalbourg. Vous mêmes serez à Kronach où vous attendrez de nouveaux ordres.
Vous me ferez savoir dès que vos premières unités entreront à Kronach.
Napoléon.


Huit heures plus tard, enfin, des nouvelles de Ney qui n'a pas l'air de meilleure humeur.
Napoléon,

Je suis abasourdi que vous soyez abasourdi. Si j'informe les troupes sous mes ordres que vous estimez qu'elles sont restées sur place, le moral va en prendre un coup.[...]
Vous me demandez d'étaler mes troupes de Kronach vers Saalbourg. Merci de bien vouloir me préciser si votre intention est de toujours me faire passer par Cobourg ou bien alors vers Saalbourg, la tête devenant ma queue, j'aimerais mieux être prévenu.
Ney


Image
Carte de Situation produite par l'état-major du maréchal Davout

Il n'a pas les mêmes problèmes avec Davout qui, conformément aux ordres initiaux se prépare à attaquer Gotha avec le support des cavaliers de Murat mais ce dernier voit arriver deux heures après le levée du soleil, un messager qui galope ventre à terre et, qui sans prendre le temps de nettoyer la couche de poussière qui couvre son uniforme, annonce brutalement
«  Maréchal, le général Lasalle vient vous dire qu'il a trouvé l'ennemi ! Il est à Neudstadt ! Voilà le rapport de patrouille ».
Enthousiaste, Murat s'empare du précieux document le lit puis blêmit.
« Êtes vous certain que ces chiffres sont exacts ? »
« Absolument, l'officier commandant la patrouille est formel ».
Murat relit une fois, deux fois, trois fois le papier cachant avec difficulté son désarroi aux hommes qui l'entourent.
Il est écrit que trois divisions se trouvent sur place en mouvement vers l'Est avec un total de 100.000 hommes accompagnées de cinq autres unités indéterminées en mouvement vers le Nord-Ouest.
100.000 hommes ! Murat frémit et envoie immédiatement un message écrit d'une main nerveuse à Napoléon.
Votre altesse,
Une nouvelle patrouille sur Mittel m'apporte des informations encore plus alarmantes (information de 14h30 Jeudi). 
Près de 100 000 prussiens sont concentrés sur Neustadt !!:
Je reste pour l'instant à Hildburghausen avec mes troupes au repos autour de moi en attendant vos ordres. Soit suivre Davout au Nord (ce qui n'est pas forcément une mauvaise idée maintenant que l'on sait que Gotha et le Nord sont peu protégé), soit revenir défendre Cobourg (je peux me retrouver en moins de 6 heures avec toutes mes troupes sur le croisement des routes Hildburghuasen - Neustadt - Saalberg)
Ma remarque est qu'il me semble aberrant pour l'ennemi d'engouffrer 100 000 hommes sur une seule longue route en direction de Cobourg, en pouvant être attaqué par de les côtés ... Par contre, c'est une position stratégique idéale pour aller rapidement vers l'Ouest (Gotha – on est la en force) ou vers le sud (Hof - ???).
Vous avez une meilleure vision de l'ensemble du champ de bataille ... j'attends vos ordres

Quand Napoléon reçoit ce message trois heures plus tard, il fronce les sourcils, mais garde la tête froide. Il maintient son attaque sur Gotha et demande à Davout de coordonner l'attaque sur la ville avec Lannes et Soult puis de faire un mouvement de pivot vers Weimar. Il annonce enfin à son aide de camp de déplacer son QG vers Hildburghausen pour réduire les temps de transmission avec Murat.
Voilà pour l'Ouest, à l'Est, prudent, il demande Augereau de se fortifier à Hof et à Ney de le rejoindre (enfin, s'il veut bien enfin suivre les ordres qu'on lui donne soupire-t-il!). Quand à Bernadotte il doit garder le centre du dispositif à Saalfeld mais comme ce dernier est en plein mouvement vers le Nord et qu'il n'a pas indiqué sa position depuis longtemps, il ne recevra jamais ce message... Mais comme il monte naturellement vers cette direction, ce n'est pas bien grave.

L'ambiance est bien plus calme coté Prussien, les 100.000 hommes repérés sont ceux du corps de Brunswick qui n'en fait pas la moitié, mais le bon vin français et l'excitation du moment on fait voir double à l'officier commandant la patrouille du général Lasalle ! De plus, Murat a fait peu de cas du fait que ces divisions se dirigent vers l'Est alors que Cobourg est au Sud-Ouest.
Ruchel continue donc sa concentration sur Erfurt, tandis que le reste de l'armée se replie lentement mais sûrement vers Altenbourg.


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Message non luPublié: Lun 6 Fév 2017 19:16 
Pousse pions
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Le 13 Septembre 1806
Une journée bien calme pour Napoléon qui passe sa journée à déplacer son état-major à Hildburghausen sans écrire à personne. Les différents rapports qu'ils reçoit n'indiquent aucune action de l'ennemi.
En fin de journée, un nouveau message de Ney arrive sur le bureau de l'empereur.
Napoléon,
Je suis toujours en attente de vos ordres à Kronach.
Ney


Décidément, la communication ne passe pas bien entre eux...

Plus à l'Ouest, Lannes, Soult, Murat et Davout font de leur mieux pour se coordonner en vue de l'attaque sur Gotha le lendemain. Davout souhaite couper la retraite de l'ennemi en s'emparant du carrefour Arnstädt-Gotha-Erfut tandis que Murat pense l'ennemi faible et veut mener une attaque rapide et globale. Lannes et Soult ne répondent pas mais continuent de faire progresser leurs troupes.

Le général Ruchel voit parfaitement arriver le danger et la menace française sur son flanc. La concentration française sur Ohdruf est suivie de près. Il ordonne à sa dernière division de quitter les faubourgs de Gotha à la tombée de la nuit.
Le duc de Brunswick, attend tranquillement des nouvelles de l'assaut ennemi en dévorant d'excellents pièces de gibiers, ne doutant pas de faire prochainement de même avec la soldatesque française.

Les autres officiers des deux camps font de même sur la partie Est du front. Au moins les hommes seront reposés si on leur demande d'agir.

Alors que le soleil vient de se coucher, Murat relit ses derniers rapports de patrouille et constate le départ de la garnison d'Ohdruf. Fidèle à sa fougue légendaire, il envoie le message suivant à Soult, Lannes et Davout.
N’ayant aucune instruction de votre part, ni de Napoléon. Je prends le leadership sur notre concentration de troupe du Nord. Il y a besoin d’un coordinateur.
Je vous propose le plan suivant :
Départ de toutes nos troupes demain à l’aube, à 6h00 pour 10 h de poursuite.
Davout va sur Arnstadt, puis en direction de Rudolstadt.
Lannes et Soult, vous avancez sur Gotha, puis Weimar. Il y aura des embouteillages … mais nous n’avons pas le choix.
Nous sommes plus rapides que l’ennemi, et pouvons aisément l’engager rapidement. Il ne faut pas hésiter, nous sommes supérieur en nombre.
De mon côté, mes troupes peuvent aller rapidement au contact et fixer l’ennemi  en vous attendant. La moitié de mes troupes vers Rudolstadt, la moitié sur Weimar. Je me déplacerais à l’aube pour le carrefour Arnstadt – Erfurt – Gotha. Départ à 6h pour 10 heures de poursuite !!
Si je n’ai pas de contre ordre de votre part avant 4h, j’applique ces ordres et compte sur vous pour les appliquer. Si je n’ai pas de contre ordre, j’enverrai également à Napoléon (dont je n’ai pas de nouvelles depuis 35 h), notre plan de bataille.


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Message non luPublié: Mar 7 Fév 2017 20:09 
Pousse pions
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Le 14 Septembre 1806
C'est donc plein de fougue et avec une forte envie d'en découdre que Murat s'élance au matin à la tête de sa cavalerie vers Erfurt. La communication passe bien avec Davout, Soult et Lannes qui, comme prévu, lui annoncent que l'encombrement de leurs troupes retarde leur arrivée et qu'ils ne pourront donc s'engager aujourd'hui.
Ce n'est que quelques minutes après que les derniers prussiens de l'arrière garde de Ruchel soient arrivés à destination que la cavalerie française fond sur l'ennemi qui a tout juste le temps de former un carré. Il est 16h30, quand la 2ème division de réserve du général Arnim est chargé par Murat à la tête des cuirassiers d'Hautloul et Nansouty, les dragons de Sahut et les cavaliers de Lasalle. Les 16000 cavaliers percutent les 12000 soldats prussiens, dont 5000 cavaliers. Les charges se succèdent sur un von Arnim laissé sans consigne de la part de Ruchel (qui est resté à Gotha en mission d'espionnage). Murat donne tant de sa personne qu'au bout de quatre heures de lutte, il est sérieusement blessé à la cuisse et doit être secouru par des médecins. Grouchy prend immédiatement le commandant du corps mais la nuit tombe et la bataille s'arrête sans qu'aucun adversaire n'est pris l'avantage.
Situé en plaine, juste devant la citadelle, ce premier engagement à Erfurt, est une escarmouche qui se solde par la perte de 400 cavaliers coté français contre 600 cavaliers et 800 fantassins coté prussiens. Les hommes de Von Arnim sont par ailleurs fortement démoralisés par ces premiers affrontements.
Image
Premier engagement à Erfurt

Au crépuscule Grouchy s'informe de l'état de santé de Murat, sérieusement blessé, ses jours ne sont pas en danger, mais c'est à lui de reprendre le flambeau pour la suite de la campagne.
Dans le camp français, Soult, Lannes et, dorénavant, Grouchy tiennent un conseil de guerre au carrefour entre Erfurt et Gotha, deux options sont proposées :
Nous temporisons sur Erfurt en attendant les ordres de Napoléon OU Nous continuons à avancer sur Weimar - Iena  (ou Arnstadt –Neustadt) et demandons à Napoléon de remonter sur Saalfeld – Neustadt pour les prendre en tenaille.

Mais tous se rallient à la deuxième option.
Je pense que nous devons poursuivre l'objectif fixé: d'une part parce-que nous avons entamé nos mouvements en ce sens et que nous touchons à l'objectif; d'autre part et surtout parce-que l’Empereur pense probablement en ce moment que nous fonçons vers Weimar via Erfurt et fera ses choix en fonction de cette information. Changer notre plan pourrait être dramatique pour ses plans.

On reste d'un calme très germanique face aux événements coté prussien. Cependant, le bruit du canon a fait sortir Brunswick de la léthargie où il était depuis deux jours [concrètement, le joueur Brunswick a abandonné la partie sans prévenir, le poste est repris par l'ex-Ruchel, lui même repris par un nouveau joueur]. Il envoie ses ordres dans une démarche plus dynamique :

Général Ruchel : Préparez-vous à soutenir le choc d’au moins un corps d’armée en provenance de gotha. Je vous conseille de vous fortifier (1 point de défense de plus par 24h) et de vous reposer si vous en avez le temps (20 points de fatigues récupérés par 24h d’inactivité). Avant mon transfert j’ai réussi à faire sauter le pont au sud-est d’Erfurt. Il vous restera celui au nord menant à Eisleben. Ne dynamitez pas celui menant vers Weimar au cas d’un repli vers l’est. Envoyer toutes les patrouilles disponibles vers l’ouest et le sud-ouest pour évaluer en permanence l’avancée française.
-Duc de Brunswick (moi-même) : regroupement de l’ensemble de mes divisions disséminées de Weimar à Pösnech tout en progressant vers Ruchel pour le soutenir dans le combat qui s’annonce

-Général Blücher : Il est temps de faire mouvement comme vous le demandiez avec insistance auprès de l’ancien Duc. Partez au plus vite à marche forcée à Rudolstadt afin de soutenir Ruchel ou/et de couper la route des Français s’ils s’aventuraient trop. Éclairez vers le sud ( de Saafeld à hof )afin de ne pas vous faire envelopper par des unités françaises, car votre aile gauche sera dégarnie (Hohenlohe sera à 50km provisoirement).Il y a donc un « trou » entre vous et Hohenlohe dont il ne faut pas qu’il s’agrandisse.

-Général Hohenlohe : Vous serez notre corps éclaireur vers le Sud pendant que nous en décousons à l’Ouest. Progressez vers Plauen afin d’éclaircir définitivement une présence française en nombre ou simplement une avant-garde de 6000 cavaliers comme découverte précédemment. J’aviserai une fois à Plauen d’un éventuel mouvement vers Schleitz ou une poursuite vers le Sud. Patrouiller en permanence plus au sud pour vous assurer de la non-présence d’unités française dans le Haut Palatinat (de Karlovy vary à Bayrouth). N’oubliez pas dans ce mouvement de protéger en permanence la route menant à Altenbourg et de ne pas vous faire contourner par l’arrière. Si à n’importe quel moment vous sentez que ceci est en train d’arriver ou que vous avez une force trop puissante en face de vous, je vous laisse toute latitude pour conserver à peu près notre ligne de défense (recule , demande de renforts…). L’avantage de cette tactique est que vous êtes l’extrémité du balai et que vous allez couvrir une grande zone. Le désavantage  est que comme étant à l’extrémité vous allez être un peu plus isolé donc soyez prudent dans votre avance. Votre corps est imposant et aguerri, mais si vous le souhaitez, je peux vous octroyer le commandement d’une division.
Messieurs à vos montures !


C'est le grand aller-retour pour Hohenlohe qui venait à peine de rejoindre Altenbourg et doit maintenant refaire tout le chemin en sens inverse !

Et tandis que ces grandes manœuvres se préparent, la cavalerie de Tilly tente, sans succès de s'emparer de Saalfeld fraîchement occupée par la division de Saxe du duc de Brunswick mais qui s'en soucie ? D'ailleurs aucun officier supérieur n'est présent pour diriger le combat ! Celui se termine également avec la pertes de quelques centaines d'hommes de part et d'autres.


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Message non luPublié: Jeu 9 Fév 2017 16:16 
Grognard
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Les CR de Vol de l'aigle donnent toujours l'impression d'un jeu vraiment immersif.
Même s'il est difficile de suivre la géographie du coin, cela donne vraiment envie :clap:


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Message non luPublié: Jeu 9 Fév 2017 19:16 
Pousse pions
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Merci Lannes1800.
Une fois que j'aurai fini de publier ce compte-rendu j'enverrai ceux envoyés par les joueurs, cela te permettra d'avoir une meilleure idée de ce qu'ils ont ressentis.
Personnellement, je trouve que le brouillard de guerre associé à la durée des temps de transmission donne toute sa saveur au jeu. Certains, comme moi, sont fans du réalisme que cela procure, d'autres sont frustrés par leur manque de contrôle total des opérations et de la vision globale de la campagne en cours de partie.
Tout dépend si tu cherches à vivre une expérience "historique" en étant dans la peau d'un maréchal d'empire ou à comprendre une campagne générale par une gestion global des événements. Ce n'est pas le même plaisir.


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Message non luPublié: Ven 10 Fév 2017 19:04 
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Le 15 Septembre 1806
En bon soldat, le prince Hohenlohe ordonne à ses troupes de rebrousser chemin tandis que des problèmes de localisation empêche Blücher de recevoir ces nouveaux ordres avant le lendemain. La division Saxe engagée à Saalfeld étant passé sous son commandement, il s'y dirige avec ses divisions.
Bernadotte est lui déjà sur place avec son corps,il culbute une nouvelle fois la division Saxe et s'installe en ville sans poursuivre plus avant. Il est vrai que 17% de ses hommes manquent à cause de la fatigue accumulée.
Napoléon prend une grosse journée de repose à Neustadt sans se douter de ce qu'il se passe car il ne reçoit aucun message. Il est vrai que personne ne lui écrit...
Davout semble bien résumer la pensée générale
Il me semble illusoire de vouloir se coordonner avec l'Empereur. Il est loin et surtout, il est probable que nos communications soit interceptées si envoyées en direct. Il faudra donc gagner cette campagne par nos propres moyens.

Pourtant, c'est un furieux combat qui se déroule sous les murs de la forteresse d'Erfurt ce jour.
A priori, la position est excellente, Erfurt est une forteresse, les français marchent depuis cinq jours, 10% des effectifs environ manquent à cause des retardataires. Toutes les troupes ne pouvant marcher côte à côte, les divisions ne pourront pas faire masse en début de bataille. L'état-major pense que la bataille sera rude, il n'en sera rien.

Image
[aparté spécial « technique » de jeu]
En effet, les troupes prussiennes ont beaucoup bougés avant d'atteindre Erfurt, mais, plus que la fatigue, à environ 5%, leur ravitaillement est à 25% alors que les français, qui ont fourragés en marchant sont au double. De fait, toutes les divisions françaises ont un bonus de +1 dé contre rien pour le prussien et comme ils sont beaucoup plus nombreux... Enfin, drame final, le prussien n'a que trois divisions à sa disposition dont deux seulement en position défensive. Un des fronts ne bénéficie donc pas des bonus de la forteresse.
Comme s'il en était vraiment besoin, les français sont plus expérimentés.
[fin de l’aparté]
En fin de bataille, le français aligne 13 divisions totalisant 43000 fantassins, 19000 cavaliers, et commandées par trois maréchaux (Davout, Soult et Grouchy) fassent à trois divisions totalisant 28000 fantassins, 4000 cavaliers dirigés par Brunswick et Ruchel.

De fait, le combat commence doucement mais le rouleau compresseur français se déploie broyant tout sur son passage. Le duc de Brunswick regarde ses hommes reculer inexorablement sous la pression mais en soldat d'expérience, il sait que sonner la retraite ne ferait que semer la panique et il tente de tenir jusqu'à la nuit mais une heure avant le coucher du soleil,tout le front cède, les français foncent dans la ville, ramassent les besaces abandonnées au sol par les prussiens qui courent sans regarder en arrière.
La victoire française est totale, le moral des troupes est regonflé, le ravitaillement est meilleur qu'avant le combat, seule la fatigue est perceptible (20-25%) pour des pertes légères (550 fantassins, 60 cavaliers). En face, toutes les troupes engagées sont totalement démoralisés sans munition ni ravitaillement. 5000 fantassins sont perdus et 3400 cavaliers sur 4000 qui ont couverts la fuite des piétons. C'est la déroute !
Davout exulte avec raison
Messieurs,
Il est temps de porter le coup de grâce à l'ennemi. Il fléchi partout et Lannes vient même de capturer une unité de pontonniers qui déroutait..

Soult, Grouchy et Lannes reçoivent le message 5/5 et ordonnent à leurs divisions de foncer vers l'Ouest dès que le jour sera revenu.


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Message non luPublié: Sam 11 Fév 2017 17:42 
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Le 16 Septembre 1806
Image

En fait, il n'en sera rien, les héros sont fatigués et tous renoncent, pratiquement sans se consulter, à une flamboyante poursuite pour prendre leurs quartiers dans Erfurt.
Seules les divisions de Ruchel n'en finissent plus d'être poursuivies enfermées dans le piège français constituées de divisions placées au Nord d'Erfurt avant le combat et qui a parfaitement fonctionné.
Plus au Sud,le corps de Bernadotte continue lentement mais sûrement à réduire une division de Saxe laissée sans ordre à Saalfeld.
A Kahla (Sud de Iéna), une rencontre a lieu entre les 2000 cavaliers français de Vialannes et la division Wartenselem avec ses 10000 fantassins et ses 2000 cavaliers.La bataille, commencée à 16h00 se termine sans vainqueur ni vaincu. Ce nouveau front est perçu stoïquement par chacun des commandants en chef Davout et Blücher puis-qu’aucun des deux ne fait part de cette bataille dans leurs messages !

Pendant ce temps, Napoléon est souffrant. Pris de violents maux d'estomacs, il est incapable d'ordonner une stratégie globale, seule le fidèle Augereau, qui prend ses quartiers à Hof, lui envoie régulièrement un rapport de patrouille sur Neustadt informant invariablement de la présence d'une ou deux divisions prussiennes sur place. Sans doute espère-t-il un ordre d'attaquer de son supérieur, mais Napoléon est plié en deux et son état-major attend les consignes des médecins.

Pas plus de réaction chez le duc de Brunswick, plus occupé à compter les blessés qui affluent à Weimar qu'à répondre aux suggestions du « lieutenant-général » Blücher :
Mon cher Duc,
Votre messager m'apprend votre revers à Erfurt.
Weimar n'est-elle pas trop proche de l'ennemi. Ne devons nous pas plutôt envisager un regroupement sur Iéna voire Gera qui sont plus éloignées de l'ennemi et plus proche de nos centres de ravitaillement.

Votre dévoué,
Bluch


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