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 Sujet du message: Compte rendu Wings of War
Message non luPublié: Sam 6 Sep 2008 10:38 
Vieille barbe
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Compte rendu de Wolfy, provenant de l'ancien forum


Bonsoir,

Voici un petit compte rendu de Wings of War. Je sais que ce jeu se place entre le Wargame , le jeu de plateau et le jeu de figurine, mais cela vous intéressera peut être.

Il est évident que ce jeu est moins précis et historique qu'une série comme Aces High/American Aces mais pour faire débuter ma chére et tendre c'est tout de même plus soft (enfin c'est tout de même sa quatrième partie).

Des Ailes au dessus des Flandres

Compte-Rendu Wings of War : Famous Aces + Watch your Back

I – Présentation du fonctionnement du jeu :

Pour ce compte rendu toutes les règles avancées ont été utilisées, sauf celles présentes dans la boîte de Burning Drachens (altitude, artillerie, ballons fixes, fusées…).Le principe de Wings of War est de retranscrire les combats aériens de la Première Guerre Mondiale.

A – Le Mouvement :
La méthode utilisée est originale, chaque avion est représenté vu de dessus sur une carte, cette carte possède un petit trait bleu sur l’avant de l’appareil et une petite flèche noire située derrière la queue de l’appareil. Chaque appareil possède un jeu de cartes de mouvement qui représentent ses capacités de vol (certains avions partagent les même jeux de cartes de mouvement du à des capacités de vols proches), ces cartes de mouvement représentent des lignes droites, virages et autres glissades à l’aide d’une flèche sur un fond vert représentant le sol (la flèche est bleue et sa pointe est noire). Lorsqu’on souhaite déplacer un avion on place la carte mouvement de telle façon que la partie bleue de la carte mouvement corresponde au trait bleu de la carte de l’avion choisit, puis on déplace la carte de l’appareil pour la placer de façon à faire concorder la petite flèche noire située à l’arrière de la carte de l’avion avec celle de la carte mouvement.

B – Le Tir :
Pour tirer sur un appareil ennemi, il suffit d’utiliser une petite réglette en carton (fournie avec le jeu) qui permet de déterminer la portée du tir et sa puissance. Les arcs de tirs sont délimités par des traits rouges sur le devant des avions (et sur l’arrière du biplace DH4), ils représentent l’angle dans lequel les mitrailleuses peuvent tirer. Pour savoir si on touche un appareil ennemi, on place la réglette à partir du petit point rouge situé sur chaque appareil et on ne doit pas sortir de l’arc de tir de l’appareil, si l’appareil adverse est atteint par la réglette il prend des cartes de dégâts (cartes de dégâts A pour des appareils avec deux mitrailleuses et cartes de dégâts B pour les avions avec une seule mitrailleuse). Petite subtilité supplémentaire si l’avion est touché dans une distance inférieure à la première moitié de la réglette, il doit tirer deux cartes de dégâts, sinon il n’en prend qu’une. Dernière chose les cartes de dégâts comportent le nombre de points qu’elles infligent, mais aussi de petites icônes qui indiquent des problèmes spécifiques pour l’appareil touché ou celui qui tire ( avion prend feu, fume, mitrailleuse enrayées, moteur endommagé, observateur tué, explose, ne peut plus virer d’un côté). Ces cartes de dégâts ne sont pas montrés à l’adversaire donc ce dernier ne sait jamais dans quel état est l’avion qu’il a touché (de nombreuses cartes ont pour valeur 0).

Photo explicative pour le mouvement et le tir – cliquez pour agrandir
Photo demo

Image
[img=http://img425.imageshack.us/img425/2589/demo4pe.th.jpg]
Image
[img=http://img425.imageshack.us/img425/2589/demo4pe.jpg]


C – Programmation du mouvement :
Le jeu se divise sous forme de tours eux mêmes décomposés en trois phases. Au début de chaque tour les joueurs choisissent trois cartes qu’ils vont placer sur les plateaux dédiés à chaque appareil (cartes faces cachées) pour simuler le mouvement des avions lors de chaque phase. Ainsi à chaque phase, chacun révèle sa carte mouvement, l’exécute puis on vérifie si les appareils peuvent se tirer dessus, et on passe à la phase suivante.

Plateaux de programmation et de suivi des dégâts – cliquez pour agrandir
Photo demo2

Passons aux choses sérieuses…

II - Scénario : Des Ailes au dessus des Flandres…

A - Historique :

Un DH4 britannique effectue une mission de bombardement sur des tranchées allemandes. Un Hanriot et un Sopwith Camel, tous les deux belges se joignent à lui pour l’escorter, alors que des chasseurs allemands sortent du soleil…

B - Surface de jeu :

Le camp allemand se place face au camp allié, et à au moins 160 cm de distance. Placez la carte objectif au centre du camp allemand, à 35 cm de distance de ses avions. Les avions alliés apparaissent à une demi réglette de distance du coin gauche de leur surface de jeu.


C - Camp Allemand (dirigé par ma chère et tendre) :

- Fokker Dr.I Mouvements D Dégâts A Points de structure 13
- Albatros D.Va Mouvements B Dégâts A Points de structure 15
- Halberstadt D.III Mouvements G Dégâts B Points de structure 14

Tous ces avions sont des chasseurs purs, ils ne possèdent que des mitrailleuses avant, et seul le Halberstadt D.III ne possède qu’une seule mitrailleuse. Il est à remarquer que le Fokker Dr.I, est le fameux triplan (Dr pour Dreidecker, soit triplan) qui sera rendu célèbre par Manfred Von Richthofen, alias le Baron Rouge. Les pilotes et les escadrilles des appareils allemands sont inconnus pour ce scénario.

Photo WoWp1ter

D - Camp Allié (dirigé par votre serviteur) :

- Hanriot Hd.1 Mouvements F Dégâts B Points de structure 14
- Sopwith Camel Mouvements C Dégâts A Points de structure 15
- De Havilland DH4 Mouvements H Dégâts B/A Points de structure 15


Là par contre nous avons du beau monde, avec une dédicace spéciale pour nos amis belges. Effectivement le Hanriot Hd.1 (avec une seule mitrailleuse) est piloté par Willy Coppens dit la Tornade Belge et son ailier n’est autre que Jan Olieslagers dit le Démon Anversois sur son Sopwith Camel (armé de deux mitrailleuses). Ils escortent tous deux le biplace De Havilland DH4 (une mitrailleuse avant et deux à l’arrière manipulées par l’observateur) de Clayburn Atkey (pilote canadien) et de son observateur, un illustre inconnu, qui aura pourtant un rôle important à jouer lors du bombardement et de la défense arrière de son appareil.

Photo WoWp2

E - Règles spéciales :

Pour bombarder la cible, le DH4 doit la survoler à n’importe quel moment; la carte de l’avion ou la carte de manœuvre doit passer au dessus du centre de la carte objectif. Le bombardement ne peut plus avoir lieu si l’observateur est neutralisé.

Les points de règles et autres remarques seront indiqués entre parenthéses pour les différenciés du reste du texte.

III – Début de la partie :

Situation au début de la partie – cliquez pour agrandir
Photo début t1

Tour 1

- Phase 1 :

Les deux pilotes belges se sont levés à l’aube pour une mission d’escorte de bombardier (ils appartiennent tous les deux à la 9°Escadrille de Chasse), ce dernier doit attaquer des tranchées allemandes pour aider les troupes alliées. Des missions de reconnaissances aériennes ont indiqué que cet endroit est un des points durs de la défense allemande.
C’est ainsi que Coppens, Olieslagers et Atkey se retrouvent réunis dans cette mission. Ils adoptent une formation en V pour mieux protéger le bombardier, certes plus solide, mais plus lent et moins maniable (voir photo précédente). Coppens vole sur Hanriot Hd.1 car à l’origine personne dans son escadrille ne voulait voler sur cet appareil, cela tombait à point nommé pour le pilote belge car il trouvait que les Nieuport 13 remotorisés étaient déséquilibrés par le poids de leur nouveau moteur. Quant à Olieslagers, il vole sur Sopwith Camel, un bon avion un peu délicat à piloter à cause du couple de son moteur, l’appareil virant plus facilement à droite qu’à gauche. Cependant ce que craignaient les trois pilotes se réalisent, lorsqu’ils arrivent sur l’objectif il est protégé par une patrouille de trois chasseurs allemands, les survols trop fréquents des avions alliés ont mis la puce à l’oreille de l’état major du Kaiser.
Cependant tous accélèrent vers l’objectif (tous les appareils avancent en ligne droite).

- Phase 2 et 3 :

Les appareils continuent de se rapprocher droit les uns vers les autres lorsque soudainement, à la grande surprise des pilotes alliés, les avions ennemis brisent leur formation en ligne et se séparent. Effectivement le Fokker Dr.I vire à gauche, tandis que le Halberstadt D.III vire à droite, l’Albatros D.Va quand à lui continue tout droit et s’approche des tranchées. Cette manœuvre de ciseau est déconcertante, Coppens pousse son Hd.1 dans une glissade à gauche, pour prendre du champ par rapport au DH4 et pouvoir contrer le D.III si le besoin s’en fait sentir. Olieslagers reste aux côtés de Atkey et continuent droit sur l’Albatros, tout en gardant un œil sur le Fokker.

Cliquez pour agrandir
Photo Fin t1



Tour 2

- Phase 1 :


Atkey gêné par la présence de l’Albatros qui lui arrive droit dessus vire à gauche, ce qui va s’avérer problématique pour la suite des événements. Coppens accentue sa glissade à gauche grâce à un piqué (lorsqu’un avion effectue une manœuvre portant un losange, cela signifie qu’il pique, un avion n’a pas le droit de faire deux manœuvres de piqués de façon consécutives) pour continuer à se rapprocher du D.III tout en lui faisant face, mais se faisant il passe juste sous le nez du DH4. Olieslagers continue droit devant lui, il est incontestablement très intéressé par le Fokker. L’Albatros effectue un simple piqué (ce qui se traduit pas une ligne droite très courte, cette manœuvre permet de ralentir son avance pour attendre l’adversaire et voir ce qu’il va faire) et se retrouve pile au dessus des tranchées. Quand au D.III, il effectue un nouveau virage à gauche pour faire face au Hanriot et au DH4.

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Photo t2p1

- Phase 2 et 3 :

Cette fois l’engagement est proche, on ne va pas y couper. Le Fokker Dr.I s’engage dans un virage serré à droite et coupe brutalement sa vitesse (en fait une carte : simple piqué) ce qui le ramène en droite ligne sur le pilote belge du Camel, d’autant que ce dernier a continué tout droit, avec une légère glissade pour se retrouver quasiment en face de l’allemand, mais trop loin pour tirer, ce qui n’est pas plus mal car les passes frontales sont dangereuses et destructrices (lorsque deux pilotes s’engagent dans une passe frontale, le premier qui rompt la passe a toutes les chances d’être mort. Effectivement l’appareil qui souhaite éviter la passe frontale est très souvent détruit, car le seul moyen de s’échapper dans ce cas est de redresser ou de piquer, ainsi il offre son ventre ou son cockpit aux tirs de l’ennemi. Mais si aucun des deux avions ne brise la passe frontale ou n’est détruit avant, ils risquent de s’écraser l’un contre l’autre. C’est donc une manœuvre qui demande beaucoup de sang froid et ressemble un peu à une roulette russe améliorée…). Atkey casse brutalement sa vitesse (simple piqué) puis continue tout droit pour prendre du champ par rapport à l’Halberstadt. Ce dernier continue droit devant et casse sa vitesse pour pouvoir tirer sur le Hd.1 de Coppens. Effectivement, La Tornade Belge a décidé d’en découdre, il s’engage dans un large virage et se retrouve face à l’Halberstadt, les deux pilotes écrasent les détentes de leurs mitrailleuses, Coppens ne peut s’empêcher de rentrer la tête dans les épaules en entendant les balles sifflées. Or à sa grande surprise, il voit l’appareil allemand exploser en une énorme boule de feu. Un frisson le parcourt, même si c’était un ennemi, la mort par le feu est vraiment la terreur des aviateurs (il n’y a qu’une seule carte explosion par paquet de dégâts qu’ils soient A ou B. Or dans le cas présent les deux appareils ont des armes qui infligent toutes deux des dégâts B, nous tirons chacun une carte B car nous sommes à longue distance, et ma femme tombe sur la dite carte explosion. Si j’avais tiré la carte avant elle c’est mon aviateur belge qui serait parti en fumée). Mais le pilote belge doit rester concentré car l’Albatros n’est pas loin et dans ces 4 heures.


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Photo t2p3

Tour 3

- Phase 1, 2 et 3 :


Cette fois la folle s’arrabande est engagée, tous savent ce qu’ils risquent, mais la mission doit être menée à bien coûte que coûte, et les gars de l’infanterie comptent sur eux (des deux côtés d’ailleurs, les uns pour briser la résistance des allemands, les autres pour éviter des pertes dans leurs rangs…). Les pilotes se lancent dans de nombreuses manœuvres pour prendre l’avantage sur leurs adversaires respectifs. Heureusement les chasseurs allemands ont l’air de se concentrer sur les chasseurs alliés, aussi Atkey en profite pour manœuvrer son DH4 de façon à l’aligner sur sa cible. Mais l’Albatros effectue une manœuvre osée, un Immelmann (cette manœuvre consiste en un demi looping suivi d’un demi tonneau, ce qui permet à l’appareil de repartir dans la direction opposée plus rapidement qu’en effectuant un virage à 180°. Cette manœuvre porte le nom du pilote allemand qui l’a découverte puis mise au point. Dans le jeu, il faut effectuer une ligne droite avant et après l’Immelmann pour traduire la prise de vitesse nécessaire pour exécuter cette manœuvre ainsi que la vitesse de sortie importante du demi looping) puis il vire à gauche et se retrouve dans les 2 heures du DH4. Le pilote allemand tire et Atkey réplique immédiatement, mais l’angle de tir est plus favorable pour le pilote Teuton (2 cartes dégâts A pour le DH4 et une carte dégât B pour l’Albatros). Atkey sent son avion vibrer sous les impacts, au même moment il constate que sa mitrailleuse de chasse vient de s’enrayer et comble de l’horreur un début d’incendie s’est déclaré au niveau de son moteur (la carte dégât tiré pour le DH4 possède l’icône flamme, et la carte de dégât que j’ai infligé à l’Albatros m’indique que ma mitrailleuse avant s’est enrayée. Lorsqu’un avion prend feu, il pioche 3 marqueurs flammes, et retire un de ces marqueurs à chaque début de tour en piochant une carte de dégâts A, ouch…), heureusement contrairement aux chasseurs, le moteur du De Havilland est un peu moins proche du pilote, ce qui n’empêche pas Atkey de sentir la morsure des flammes sur son visage. Le pilote de l’Albatros se réjouit de la traînée de flamme et de fumée qui s’échappe de l’appareil allié, mais sa joie est de courte durée lorsqu’il constate que ses mitrailleuses sont elles aussi enrayées (lorsqu’une arme est enrayée, on pioche trois marqueurs enrayement, et on en enlève un au début de chaque phase, l’avion peut recommencer à tirer une fois tous les marqueurs disparus), c’est d’autant plus dommage qu’il n’a subit aucun dégât important.
Pendant ce temps, Willy Coppens n’a pas du tout anticipé la manœuvre de l’Albatros, il pensait que celui-ci allait se retourner vers le Camel d’Olieslagers, aussi Coppens engage t’il son Hd.1 dans un Immelmann et au lieu de retrouver l’Albatros dans son viseur, il constate non sans surprise qu’il se retrouve dans les 4 heures du Fokker Dr.I. N’hésitant pas une seule seconde le pilote belge fait feu (et une carte dégât B pour le Fokker). D’ailleurs le pilote du Fokker doit être un jeune pilote inexpérimenté car celui-ci n’arrête pas de voler en quasi ligne droite se contentant juste de faire une légère glissade à droite pour s’éloigner du Camel. Olieslagers quand à lui, a très bien anticipé le mouvement du Fokker, aussi se lance t’il à son tour dans un Immelmann pour essayer d’être derrière le Fokker, mais malheureusement il se retrouve sur une trajectoire trop parallèle pour pouvoir tirer.

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Photo t3p3bis


Tour 4

- Phase 1 :


Tout s’accélère pour Atkey, il sait être proche de l’objectif, son observateur se prépare à larguer les bombes, malheureusement le pilote du DH4 est terriblement gêné par les flammes et la fumée qui se dégage de son appareil, il ne peut se placer correctement et loupe son objectif. Pendant ce temps l’Albatros a viré à droit, peut être espérait il revenir sur l’avion de Atkey, malheureusement il passe juste derrière le biplace, or si l’observateur de ce dernier n’a pu bombarder son objectif cela ne l’empêche pas d’utiliser ses deux mitrailleuses et de tirer à bout portant sur l’Albatros (deux cartes dégâts A). Décidemment le pilote du Fokker Dr.I est vraiment un débutant, paniquant devant les tirs qui s’abattent sur lui il continue à voler en ligne droite. Coppens en profite, d’un habile virage à droite il se retrouve directement derrière le Fokker (dans ses 4-5 heures) et lui décoche une seconde rafale (comme il est à courte distance il tire deux cartes dégâts B, et comme c’est la 2° fois qu’il tire de façon consécutive sur le même avion, les dégâts infligés ont un bonus de 1, il y a une zone spéciale pour les dégâts +1 sur les plateaux de gestion des avions). Quand à Olieslagers, qui lui aussi avait anticipé le mouvement du pilote teuton, il lance son Camel dans une glissade sur l’aile droite, mais se retrouve encore une fois trop proche et parallèle à l’appareil ennemi pour pouvoir tirer, il n’est pas très content de lui.

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Photo t4p1

- Phase 2 et 3 :

Atkey sur son De Havilland continue en ligne droite, il doit s’éloigner de son objectif pour recommencer toute sa manœuvre d’approche, et son avion est toujours en feu. Les deux pilotes belges cassent leur vitesse (simple piqué) pour essayer de mieux se placer et décocher une rafale qu’ils espèrent définitive pour le Fokker. Mais à leur grande surprise le pilote du Fokker Dr.I exécute un superbe Immelmann et passe en trombe entre les deux belges médusés. Willy Coppens en perd ses moyens et, de peur d’une collision, il effectue une glissade sur son aile droite pour mieux voir filer l’appareil allemand. Olieslagers est plus incisif, faisant confiance à la capacité du Camel de virer serrer à droite, il s’engage dans un virage qui doit le ramener sur l’arrière du Triplan Fokker. Quand à l’Albatros il exécute aussi un Immelmann pour revenir dans le combat, mais il a du chemin à faire…

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Photo t4p3

Tour 5

- Phase 1 et 2 :


L’Albatros met les gaz et fonce en direction du Camel, mais il est encore trop loin pour pouvoir intervenir dans le combat. Le Fokker exécute une glissade à gauche espérant échapper à ses poursuivants, principalement le Camel. Olieslagers poursuit son virage serré sur la droite, il se retrouve dans la queue du malheureux Triplan, en position de poursuite et tir (une carte de dégât A pour le Fokker), le Fokker tente d’accélérer pour s’éloigner du Camel mais celui bénéficie de sa position favorable et effectue une glissade à droite qui lui permet de garder l’avantage sur le pilote allemand (toujours en position de poursuite) et place à nouveau une rafale (1 carte dégât A+1, car second tir consécutif). Willy Coppens essaye lui aussi de revenir dans le combat, il exécute un Immelmann et accélère pour revenir couvrir les arrières du Camel d’Olieslagers. Quand à Atkey sur son camion volant, il s’engage dans un laborieux virage à droite qui doit le ramener sur sa cible, et ce toujours avec les flammes et la fumée en pleine poire, une vraie sinécure pour le canadien…

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Photo t5p2

- Phase 3 :

L’Albatros effectue une glissade sur son aile gauche ce qui lui permet de tirer sur le Camel. Ce dernier se met à fumer, sûrement un début d’incendie (il a encaissé 1 carte dégât A avec l’icône fumée, même principe que le feu, mais cela n’inflige pas de dégâts), ce qui gène terriblement le pilote belge. Cela l’empêche de continuer de suivre les mouvements du Fokker (la fumée interdit la poursuite), mais celui-ci ne veut pas abandonner sa proie, il casse sa vitesse (simple piqué) pour recevoir moins de fumée, puis tire à nouveau sur le Fokker (re-dégât A+1, troisième tir consécutif). Fokker, qui continue tout droit avec une belle constance, mais il commence à ressembler à une passoire, or au grand dam des pilotes alliés, il semble ne pas vouloir aller au tapis. Willy Coppens s’engage dans un large virage à gauche pour empêcher l’Albatros de prendre l’avantage sur le Camel d’Olieslagers. Ce qu’il réussit à merveille puisqu’il se retrouve quasiment face à l’allemand, mais trop loin pour tirer, cela sent encore la passe frontale…
Pendant ce temps, Atkey fait tourner son lourd biplace crachant toujours flammes et fumée, et là ce sont les allemands qui sont étonnés de ne pas voir le De Havilland aller au tapis.

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Photo t5p3

Tour 6

- Phase 1 :


L’Albatros effectue une glissade à gauche tandis que Coppens exécute une glissade à droite, les deux appareils se retrouvent en passe frontale. Tous les deux encaissent de forts dégâts car ils tirent à bout portant, mais malheureusement pour Willy Coppens son appareil encaisse un coup directement dans le moteur (2 cartes dégâts B pour l’Albatros et deux cartes dégâts A avec icône moteur pour le Hanriot. Lorsqu’un avion est touché au moteur il est obligé d’exécuter une manœuvre piquée par tour, ceci pour simuler la perte de puissance moteur). Des jurons s’échappent de la bouche du pilote belge.
Pendant ce temps, Atkey ramène son DH4 en vue de l’objectif, qui plus est l’incendie de son appareil s’éteint, mais les dégâts font frémir le pilote canadien (6 points de dégâts pour un avion ayant 15 pts de structure). La bonne nouvelle étant qu’il retrouve toute sa visibilité, et ce juste à temps pour se rendre compte que l’Albatros est juste dans sa ligne de mire (et pan, une carte dégât B pour ce dernier). Au même moment le pilote du Fokker s’engage dans un virage serré à gauche, il vient de réaliser que le Camel a du mal à virer de ce côté, effectivement Olieslagers ne peut suivre le Fokker, il continue tout droit toujours gêné par la fumée et lâche une dernière rafale à tout hasard…qui touche encore une fois le Dr.I (re-carte dégât A+1). Il commence vraiment à morfler sévère le Triplan Teuton, mais…il vole toujours.

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Photo t6p1

- Phase 2 :

Le Fokker Dr.I exécute une glissade à gauche en piquée pour s’éloigner nettement du Camel, ce dernier continue droit devant toujours gêné par la fumée s’échappant de son moteur. Pendant ce temps trois appareils se frôlent, le DH4 qui continue de virer à droite pour atteindre son objectif. L’Albatros qui vire à gauche pour revenir sur l’arrière des avions alliés et le Hanriot Hd.1 se lance dans un virage serré à droite pour essayer de poursuivre l’Albatros. Or dans tous ces mouvements, l’Albatros a le malheur de passer dans la zone de tir de l’observateur du DH4, aussi encaisse t’il une rafale (une carte dégât A).

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Photo t6p2

- Phase 3 :

Cette fois Atkey pique (simple piqué) pour s’aligner plus facilement sur sa cible, il ne compte pas se louper car il n’est pas certain de survivre à une troisième tentative. Pendant ce temps Olieslagers effectue un Immelmann le ramenant vers l’Albatros. Willy Coppens casse sa vitesse (simple piqué) pour observer ses adversaires, mais aussi parce qu’il y est obligé par son moteur défaillant, il prie d’ailleurs pour que ce dernier tienne le coup jusqu’au bout (un deuxième tirage d’une carte dégât avec l’icône moteur et l’avion est détruit). L’Albatros casse lui aussi sa vitesse pour observer ses adversaires et gagner du temps pour savoir qui il doit prendre en chasse. L’observateur du DH4 lâche un juron car il ne peut tirer sur l’Albatros à cause du Hanriot de Coppens. Le Fokker Dr.I vire serré à droite pour revenir sur le Camel.

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Photo t6p3

Tour 7

- Phase 1 :


Enfin Atkey arrive droit sur son objectif après un large virage à droite, il demande à son observateur de se tenir prêt à larguer les bombes. Pendant ce temps, les autres appareils semblent lancer dans une ronde infernale. Effectivement, l’Albatros exécute un virage à gauche pour revenir sur le Camel pendant que le Hanriot Hd.1 poursuit l’Albatros et le Camel revient en couverture du Hanriot. Le Fokker Dr.I exécutant lui-même un virage serré à droite pour tenter de revenir dans les six heures du Camel, mais il est trop loin pour tirer. Par contre Coppens place une rafale sur l’Albatros (une seule carte dégât B pour la distance).

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Photo t7p1


- Phase 2 :

Le DH4 vole en ligne droite et exécute enfin son bombardement en plein sur l’objectif, il peut enfin retourner à la base, mais pour cela il va falloir échapper aux appareils ennemis. Pour les chasseurs c’est un peu plus confus, Coppens à cause de ses défaillances moteur est obligé de piquer et voit ainsi l’Albatros s’échapper sur son aile gauche. Olieslagers pique lui aussi car il ne sait trop que faire. L’Albatros s’éloigne mais il tourne dangereusement le dos aux chasseurs alliés. Pendant ce temps, le Fokker effectue une glissade à gauche qui le place derrière les appareils alliés mais bien trop loin pour être efficace.

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Photo t7p2

- Phase 3 :

Les pilotes teutons sont conscients d’avoir échoués dans leur mission de protéger les tranchées, et ainsi les troupes allemandes au sol, ils espèrent pouvoir au moins abattre des avions alliés pour venger ceux des leurs durement touchés par l’attaque aérienne alliée. L’Albatros ainsi que le Fokker accélère en droite ligne, l’un pour rattraper le Hanriot et l’autre… Pendant ce temps Coppens vire à droite, malgré son courage le pilote belge commence à se demander s’il ne devrait pas se retirer du combat du aux ratés de plus en plus fréquents de son moteur. Pour Atkey par contre il n’y a aucun doute, maintenant qu’il a effectué sa mission il est temps de rentrer à la base, aussi se lance t’il dans un long virage à droite pour repartir vers ses lignes tout en faisant face à la menace potentiel qu’est l’Albatros.
Quand au Camel d’Olieslagers, ce dernier effectue un virage serré à droite pour revenir épaulé le DH4 de Atkey.

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Photo t7p3

Tour 8

- Phase 1 :


Cette fois le Fokker après un virage serré à gauche se retrouve vraiment en position pour remonter vers le Hanriot même si pour l’instant il est encore loin. Mais le Hd.1 est toujours obligé de ralentir du à ses problèmes moteurs. Quand au pilote de l’Albatros il choisit de faire un Immelmann pour épauler son coéquipier et abattre Coppens, mais en faisant cela il oublie le De Havilland de Atkey qui toujours lancé dans son long virage à droite peut tirer sur l’Albatros en limite de portée avec sa mitrailleuse de chasse (une carte dégât B). Le Camel continue lui aussi de virer, mais serré lui, pour revenir au côté du bombardier allié.

Cliquez pour agrandir
Photo t8p1

- Phase 2 :

Le Fokker et l’Albatros foncent droit devant eux, ils sont en chasse du Hanriot de Coppens qui tente d’accélérer. Cependant Atkey sort de son virage, or si son avion est peu maniable, la puissance de son moteur lui permet de se rapprocher du Fokker et de lui décocher une rafale toujours avec la mitrailleuse de chasse (une carte dégât B), décidément Atkey est en train de se prendre pour un pilote de chasse. D’ailleurs il est quasiment à la hauteur de l’Albatros, ce qui choque le pilote du chasseur allemand. Quand à Olieslagers, pour une raison connue de lui seul, il s’engage dans une glissade sur l’aile gauche ce qui a pour résultat de l’éloigner de l’action.

Cliquez pour agrandir
Photo t8p2

- Phase 3 :

Le malicieux Coppens après avoir feint la fuite fait un brutal Immelmann et revient droit sur les chasseurs allemands. Le pilote du Hanriot a décidé que malgré les risques qu’il encourait il protégerait le bombardier coûte que coûte, après tout on ne le surnomme pas La Tornade Belge sans raison. Les pilotes des Fokker et Albatros n’ont pas le temps de réagir et continuent plein gaz vers le Hd.1 de Coppens. En plus cette manœuvre a tellement déconcerté les deux pilotes allemands qu’ils ont oublié un danger encore plus immédiat, Atkey et son DH4. Ce dernier pense sûrement qu’un Fokker triplan ferait très bien à son tableau de chasse, car il tire une nouvelle rafale sur ce dernier (une carte dégât B+1, car second tir consécutif). En plus son accélération le place en position de poursuite sur l’allemand, un comble, un chasseur pourchassé par un bombardier. Quand à notre pauvre Olieslagers, incontestablement il s’égare, car il casse sa vitesse (simple piqué) et se retrouve isolé au dessus des lignes ennemies…

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Photo t8p3

Tour 9

- Phase 1 :


Il n’y a pas à dire Coppens et le pilote de l’Albatros aiment les passes frontales, après tout ce n’est que la troisième entre les deux appareils, cette fois c’est avec rage que les deux pilotes déclenchent le tir de leurs armes (une carte dégât B pour l’Albatros et une carte dégât A pour le Hanriot). Cette fois Olieslagers se reprend, il vire serré à droite pour revenir vers ses lignes et accessoirement… le combat. Le pilote du Fokker cette fois réagit, il tente une glissade à gauche pour échapper au DH4, mais Atkey totalement concentré sur sa proie avait anticipé cette manœuvre (glissade gauche aussi) et tire une nouvelle fois sur le chasseur (une carte dégât B+1). Alors la vraiment le Fokker est dans un triste état, mais il vole et son pilote a un bon ange gardien, enfin… pour l’instant.

Cliquez pour agrandir
Photo t9p1

- Phase 2 :

L’Albatros et le Hanriot s’évitent de justesse, les deux avions ont survécu à leur troisième passe frontale, les observateurs (troupes au sol) décriront le combat entre l’Albatros et le Hanriot de Dantesque tellement les deux pilotes ont tout risqué dans ce combat et sont allés au bout de leur force. Cette fois Atkey décide d’en finir avec le Fokker, il veut sa victoire et il l’aura. Il presse la détente de sa mitrailleuse et voit enfin l’appareil allemand se disloquer et piquer vers le sol (le Fokker a encaissé 14 pts de dégâts pour 13 pts de structure). Le jeune pilote allemand aura le temps de sauter de son appareil, et pourra rejoindre ses lignes. Pour une première expérience, il aura subit une rude épreuve, rencontrer deux as alliés et survivre n’est pas donné à tout le monde. Le Camel continu son virage serré et revient vers ses camarades.

Cliquez pour agrandir
Photo t9p2

- Phase 3 :

Le DH4 accélère pour retourner vers ses lignes, les deux chasseurs belges manoeuvrent pour le rejoindre et l’escorter. Quand au pilote de l’Albatros, il ralentit (simple piqué) et ne sait plus que faire, seul en plein ciel…

Tour 10

- Phase 1 :


Puis aussi soudainement qu’il avait ralenti le pilote allemand est pris d’une rage sourde, il vient de perdre ses deux ailiers, il ne laissera pas passer cela dut il mourir lui aussi. Il profite du fait que le DH4 passe prés de lui pour virer violement à droite et tire à bout portant avec toute la puissance de ses mitrailleuses jumelées (2 cartes dégâts A). L’observateur du DH4 réplique (une carte dégât A), mais Coppens aussi car il est revenu dans les 4 heures de l’appareil allemand (une carte dégât B). Quand à Olieslagers, il exécute une glissade sur son aile gauche pour revenir dans la mêlée.

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Photo t10p1

- Phase 2 :

L’Albatros continue à virer à droite, il semble s’enfuir. Coppens, bien qu’obligé de piquer pour compenser la défaillance de son moteur, se retrouve à bout portant de l’Albatros et tire (2 cartes B+1, car second tir consécutif). Le DH4 continue en direction vers les lignes alliées, son observateur décoche encore une rafale à l’Albatros (une carte dégât A+1, second tir consécutif de l’observateur). Olieslagers continue sa glissade à gauche, il se prépare à un passage frontal sur l’Albatros, mais il est encore trop loin pour tirer.

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Photo t10p2

- Phase 3 :

Cette fois le pilote allemand quitte le combat, il évite habilement la passe frontale avec Olieslagers, ce qui ne l’empêche pas de placer une rafale à bout portant dans la queue du Camel (2 cartes dégâts A). Heureusement, plus de peur que de mal pour le pilote belge.
Tous les appareils alliés retournent vers leur ligne, ainsi que le pilote allemand.

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Photo t10p3

IV – Dénouement :

Les alliés sont très satisfaits de la mission, ils ont abattu deux appareils allemands, et ont réussi à bombarder l’objectif.
Pour les allemands c’est un bilan négatif, mais les pilotes alliés feront savoir, en lâchant une lettre au dessus des lignes allemandes, leur admiration face à la détermination du pilote de l’Albatros. Ils sont d’ailleurs près à affronter ce dernier quand et où il le désirera, selon ces conditions. Ce qui vaudra une certaine reconnaissance au pilote germanique parmi ses pères, bien que sa mission ait échouée. Surtout lorsque ces derniers apprendront que la formation allemande a rencontré trois très bons pilotes alliés dont les deux As belges de terrible réputation.

A – Avions Allemands :

- Halberstadt D.III détruit par explosion de son réservoir d’essence.
- Fokker Dr.1 détruit à force de dégâts 14 pts reçus pour une structure de 13 pts.
- Albatros D.Va seul survivant malgré ses nombreuses passes frontales il n’a encaissé que 3 pts de dégâts au total sur 15 pts de structure.

B – Avions Alliés :

- Sopwith Camel de Jan Olieslagers, 3pts de dégâts sur 15 pts de structure.
- Hanriot Hd.1 de Willy Coppens, 4pts de dégâts et moteur endommagé sur 14 pts de structure, une victoire sur un Halberstadt.
- De Havilland DH4 de Clayburn Atkey, 6pts de dégâts et incendie sur 15 pts de structure, une victoire sur un Fokker Dr.1.

Dans la réalité, on reconnaît 13 victoires homologuées à Willy Coppens et 6 pour Jan Olieslagers.

A Bientôt,
Thierry :wink:

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C'est quand le moustique se pose sur tes testicules que tu comprends que la violence ne résout pas tout
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Retraité du wargame


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 Sujet du message: Re: Compte rendu Wings of War
Message non luPublié: Mer 19 Jan 2011 21:26 
Grognard
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Inscrit(e) le : Sam 27 Sep 2008 21:30
Message(s) : 715
Ordre des anciens 2003 (1) Médaille des comptes rendus (1) Médaille du plateau (1) Médaille Lock'n Load (1) Médaille aérienne (1) Médaille du FCSOP (1)
Je remets en place les photos de ce CR dont le lien avait été rompu lors de sa copie depuis l'ancien forum. Je pensais ne plus avoir les photos mais je les ai retrouvées.
Si un modérateur veut supprimer le CR sans photos que christophe avait eu la gentillesse de rapatrier depuis l'ancien forum cela évitera un doublon.

Bonsoir,

Voici un petit compte rendu de Wings of War. Je sais que ce jeu se place entre le Wargame , le jeu de plateau et le jeu de figurine, mais cela vous intéressera peut être.

Il est évident que ce jeu est moins précis et historique qu'une série comme Aces High/American Aces mais pour faire débuter ma chére et tendre c'est tout de même plus soft (enfin c'est tout de même sa quatrième partie).

Des Ailes au dessus des Flandres

Compte-Rendu Wings of War : Famous Aces + Watch your Back

I – Présentation du fonctionnement du jeu :

Pour ce compte rendu toutes les règles avancées ont été utilisées, sauf celles présentes dans la boîte de Burning Drachens (altitude, artillerie, ballons fixes, fusées…).Le principe de Wings of War est de retranscrire les combats aériens de la Première Guerre Mondiale.

A – Le Mouvement :
La méthode utilisée est originale, chaque avion est représenté vu de dessus sur une carte, cette carte possède un petit trait bleu sur l’avant de l’appareil et une petite flèche noire située derrière la queue de l’appareil. Chaque appareil possède un jeu de cartes de mouvement qui représentent ses capacités de vol (certains avions partagent les même jeux de cartes de mouvement du à des capacités de vols proches), ces cartes de mouvement représentent des lignes droites, virages et autres glissades à l’aide d’une flèche sur un fond vert représentant le sol (la flèche est bleue et sa pointe est noire). Lorsqu’on souhaite déplacer un avion on place la carte mouvement de telle façon que la partie bleue de la carte mouvement corresponde au trait bleu de la carte de l’avion choisit, puis on déplace la carte de l’appareil pour la placer de façon à faire concorder la petite flèche noire située à l’arrière de la carte de l’avion avec celle de la carte mouvement.

B – Le Tir :
Pour tirer sur un appareil ennemi, il suffit d’utiliser une petite réglette en carton (fournie avec le jeu) qui permet de déterminer la portée du tir et sa puissance. Les arcs de tirs sont délimités par des traits rouges sur le devant des avions (et sur l’arrière du biplace DH4), ils représentent l’angle dans lequel les mitrailleuses peuvent tirer. Pour savoir si on touche un appareil ennemi, on place la réglette à partir du petit point rouge situé sur chaque appareil et on ne doit pas sortir de l’arc de tir de l’appareil, si l’appareil adverse est atteint par la réglette il prend des cartes de dégâts (cartes de dégâts A pour des appareils avec deux mitrailleuses et cartes de dégâts B pour les avions avec une seule mitrailleuse). Petite subtilité supplémentaire si l’avion est touché dans une distance inférieure à la première moitié de la réglette, il doit tirer deux cartes de dégâts, sinon il n’en prend qu’une. Dernière chose les cartes de dégâts comportent le nombre de points qu’elles infligent, mais aussi de petites icônes qui indiquent des problèmes spécifiques pour l’appareil touché ou celui qui tire ( avion prend feu, fume, mitrailleuse enrayées, moteur endommagé, observateur tué, explose, ne peut plus virer d’un côté). Ces cartes de dégâts ne sont pas montrés à l’adversaire donc ce dernier ne sait jamais dans quel état est l’avion qu’il a touché (de nombreuses cartes ont pour valeur 0).

Photo explicative pour le mouvement et le tir - Cliquez sur la miniature pour la voir en plus grand.

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C – Programmation du mouvement :
Le jeu se divise sous forme de tours eux mêmes décomposés en trois phases. Au début de chaque tour les joueurs choisissent trois cartes qu’ils vont placer sur les plateaux dédiés à chaque appareil (cartes faces cachées) pour simuler le mouvement des avions lors de chaque phase. Ainsi à chaque phase, chacun révèle sa carte mouvement, l’exécute puis on vérifie si les appareils peuvent se tirer dessus, et on passe à la phase suivante.

Plateaux de programmation et de suivi des dégâts – cliquez pour agrandir

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Passons aux choses sérieuses…

II - Scenario : Des Ailes au dessus des Flandres…

A - Historique :

Un DH4 britannique effectue une mission de bombardement sur des tranchées allemandes. Un Hanriot et un Sopwith Camel, tous les deux belges se joignent à lui pour l’escorter, alors que des chasseurs allemands sortent du soleil…

B - Surface de jeu :

Le camp allemand se place face au camp allié, et à au moins 160 cm de distance. Placez la carte objectif au centre du camp allemand, à 35 cm de distance de ses avions. Les avions alliés apparaissent à une demi réglette de distance du coin gauche de leur surface de jeu.


C - Camp Allemand (dirigé par ma chère et tendre) :

- Fokker Dr.I Mouvements D Dégâts A Points de structure 13
- Albatros D.Va Mouvements B Dégâts A Points de structure 15
- Halberstadt D.III Mouvements G Dégâts B Points de structure 14

Tous ces avions sont des chasseurs purs, ils ne possèdent que des mitrailleuses avant, et seul le Halberstadt D.III ne possède qu’une seule mitrailleuse. Il est à remarquer que le Fokker Dr.I, est le fameux triplan (Dr pour Dreidecker, soit triplan) qui sera rendu célèbre par Manfred Von Richthofen, alias le Baron Rouge. Les pilotes et les escadrilles des appareils allemands sont inconnus pour ce scenario.

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D - Camp Allié (dirigé par votre serviteur) :

- Hanriot Hd.1 Mouvements F Dégâts B Points de structure 14
- Sopwith Camel Mouvements C Dégâts A Points de structure 15
- De Havilland DH4 Mouvements H Dégâts B/A Points de structure 15

Là par contre nous avons du beau monde, avec une dédicace spéciale pour nos amis belges. Effectivement le Hanriot Hd.1 (avec une seule mitrailleuse) est piloté par Willy Coppens dit la Tornade Belge et son ailier n’est autre que Jan Olieslagers dit le Démon Anversois sur son Sopwith Camel (armé de deux mitrailleuses). Ils escortent tous deux le biplace De Havilland DH4 (une mitrailleuse avant et deux à l’arrière manipulées par l’observateur) de Clayburn Atkey (pilote canadien) et de son observateur, un illustre inconnu, qui aura pourtant un rôle important à jouer lors du bombardement et de la défense arrière de son appareil.

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E - Règles spéciales :

Pour bombarder la cible, le DH4 doit la survoler à n’importe quel moment; la carte de l’avion ou la carte de manœuvre doit passer au dessus du centre de la carte objectif. Le bombardement ne peut plus avoir lieu si l’observateur est neutralisé.

Les points de règles et autres remarques seront indiqués entre parenthéses pour les différenciés du reste du texte.

III – Début de la partie :

Situation au début de la partie
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Tour 1

- Phase 1 :

Les deux pilotes belges se sont levés à l’aube pour une mission d’escorte de bombardier (ils appartiennent tous les deux à la 9°Escadrille de Chasse), ce dernier doit attaquer des tranchées allemandes pour aider les troupes alliées. Des missions de reconnaissances aériennes ont indiqué que cet endroit est un des points durs de la défense allemande.
C’est ainsi que Coppens, Olieslagers et Atkey se retrouvent réunis dans cette mission. Ils adoptent une formation en V pour mieux protéger le bombardier, certes plus solide, mais plus lent et moins maniable (voir photo précédente). Coppens vole sur Hanriot Hd.1 car à l’origine personne dans son escadrille ne voulait voler sur cet appareil, cela tombait à point nommé pour le pilote belge car il trouvait que les Nieuport 13 remotorisés étaient déséquilibrés par le poids de leur nouveau moteur. Quant à Olieslagers, il vole sur Sopwith Camel, un bon avion un peu délicat à piloter à cause du couple de son moteur, l’appareil virant plus facilement à droite qu’à gauche. Cependant ce que craignaient les trois pilotes se réalisent, lorsqu’ils arrivent sur l’objectif il est protégé par une patrouille de trois chasseurs allemands, les survols trop fréquents des avions alliés ont mis la puce à l’oreille de l’état major du Kaiser.
Cependant tous accélèrent vers l’objectif (tous les appareils avancent en ligne droite).

- Phase 2 et 3 :

Les appareils continuent de se rapprocher droit les uns vers les autres lorsque soudainement, à la grande surprise des pilotes alliés, les avions ennemis brisent leur formation en ligne et se séparent. Effectivement le Fokker Dr.I vire à gauche, tandis que le Halberstadt D.III vire à droite, l’Albatros D.Va quand à lui continue tout droit et s’approche des tranchées. Cette manœuvre de ciseau est déconcertante, Coppens pousse son Hd.1 dans une glissade à gauche, pour prendre du champ par rapport au DH4 et pouvoir contrer le D.III si le besoin s’en fait sentir. Olieslagers reste aux côtés de Atkey et continuent droit sur l’Albatros, tout en gardant un œil sur le Fokker.

Cliquez pour agrandir
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Tour 2

- Phase 1 :

Atkey gêné par la présence de l’Albatros qui lui arrive droit dessus vire à gauche, ce qui va s’avérer problématique pour la suite des événements. Coppens accentue sa glissade à gauche grâce à un piqué (lorsqu’un avion effectue une manœuvre portant un losange, cela signifie qu’il pique, un avion n’a pas le droit de faire deux manœuvres de piqués de façon consécutives) pour continuer à se rapprocher du D.III tout en lui faisant face, mais se faisant il passe juste sous le nez du DH4. Olieslagers continue droit devant lui, il est incontestablement très intéressé par le Fokker. L’Albatros effectue un simple piqué (ce qui se traduit pas une ligne droite très courte, cette manœuvre permet de ralentir son avance pour attendre l’adversaire et voir ce qu’il va faire) et se retrouve pile au dessus des tranchées. Quand au D.III, il effectue un nouveau virage à gauche pour faire face au Hanriot et au DH4.

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- Phase 2 et 3 :

Cette fois l’engagement est proche, on ne va pas y couper. Le Fokker Dr.I s’engage dans un virage serré à droite et coupe brutalement sa vitesse (en fait une carte : simple piqué) ce qui le ramène en droite ligne sur le pilote belge du Camel, d’autant que ce dernier a continué tout droit, avec une légère glissade pour se retrouver quasiment en face de l’allemand, mais trop loin pour tirer, ce qui n’est pas plus mal car les passes frontales sont dangereuses et destructrices (lorsque deux pilotes s’engagent dans une passe frontale, le premier qui rompt la passe a toutes les chances d’être mort. Effectivement l’appareil qui souhaite éviter la passe frontale est très souvent détruit, car le seul moyen de s’échapper dans ce cas est de redresser ou de piquer, ainsi il offre son ventre ou son cockpit aux tirs de l’ennemi. Mais si aucun des deux avions ne brise la passe frontale ou n’est détruit avant, ils risquent de s’écraser l’un contre l’autre. C’est donc une manœuvre qui demande beaucoup de sang froid et ressemble un peu à une roulette russe améliorée…). Atkey casse brutalement sa vitesse (simple piqué) puis continue tout droit pour prendre du champ par rapport à l’Halberstadt. Ce dernier continue droit devant et casse sa vitesse pour pouvoir tirer sur le Hd.1 de Coppens. Effectivement, La Tornade Belge a décidé d’en découdre, il s’engage dans un large virage et se retrouve face à l’Halberstadt, les deux pilotes écrasent les détentes de leurs mitrailleuses, Coppens ne peut s’empêcher de rentrer la tête dans les épaules en entendant les balles sifflées. Or à sa grande surprise, il voit l’appareil allemand exploser en une énorme boule de feu. Un frisson le parcourt, même si c’était un ennemi, la mort par le feu est vraiment la terreur des aviateurs (il n’y a qu’une seule carte explosion par paquet de dégâts qu’ils soient A ou B. Or dans le cas présent les deux appareils ont des armes qui infligent toutes deux des dégâts B, nous tirons chacun une carte B car nous sommes à longue distance, et ma femme tombe sur la dite carte explosion. Si j’avais tiré la carte avant elle c’est mon aviateur belge qui serait parti en fumée). Mais le pilote belge doit rester concentré car l’Albatros n’est pas loin et dans ces 4 heures.

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Tour 3

- Phase 1, 2 et 3 :

Cette fois la folle s’arrabande est engagée, tous savent ce qu’ils risquent, mais la mission doit être menée à bien coûte que coûte, et les gars de l’infanterie comptent sur eux (des deux côtés d’ailleurs, les uns pour briser la résistance des allemands, les autres pour éviter des pertes dans leurs rangs…). Les pilotes se lancent dans de nombreuses manœuvres pour prendre l’avantage sur leurs adversaires respectifs. Heureusement les chasseurs allemands ont l’air de se concentrer sur les chasseurs alliés, aussi Atkey en profite pour manœuvrer son DH4 de façon à l’aligner sur sa cible. Mais l’Albatros effectue une manœuvre osée, un Immelmann (cette manœuvre consiste en un demi looping suivi d’un demi tonneau, ce qui permet à l’appareil de repartir dans la direction opposée plus rapidement qu’en effectuant un virage à 180°. Cette manœuvre porte le nom du pilote allemand qui l’a découverte puis mise au point. Dans le jeu, il faut effectuer une ligne droite avant et après l’Immelmann pour traduire la prise de vitesse nécessaire pour exécuter cette manœuvre ainsi que la vitesse de sortie importante du demi looping) puis il vire à gauche et se retrouve dans les 2 heures du DH4. Le pilote allemand tire et Atkey réplique immédiatement, mais l’angle de tir est plus favorable pour le pilote Teuton (2 cartes dégâts A pour le DH4 et une carte dégât B pour l’Albatros). Atkey sent son avion vibrer sous les impacts, au même moment il constate que sa mitrailleuse de chasse vient de s’enrayer et comble de l’horreur un début d’incendie s’est déclaré au niveau de son moteur (la carte dégât tiré pour le DH4 possède l’icône flamme, et la carte de dégât que j’ai infligé à l’Albatros m’indique que ma mitrailleuse avant s’est enrayée. Lorsqu’un avion prend feu, il pioche 3 marqueurs flammes, et retire un de ces marqueurs à chaque début de tour en piochant une carte de dégâts A, ouch…), heureusement contrairement aux chasseurs, le moteur du De Havilland est un peu moins proche du pilote, ce qui n’empêche pas Atkey de sentir la morsure des flammes sur son visage. Le pilote de l’Albatros se réjouit de la traînée de flamme et de fumée qui s’échappe de l’appareil allié, mais sa joie est de courte durée lorsqu’il constate que ses mitrailleuses sont elles aussi enrayées (lorsqu’une arme est enrayée, on pioche trois marqueurs enrayement, et on en enlève un au début de chaque phase, l’avion peut recommencer à tirer une fois tous les marqueurs disparus), c’est d’autant plus dommage qu’il n’a subit aucun dégât important.
Pendant ce temps, Willy Coppens n’a pas du tout anticipé la manœuvre de l’Albatros, il pensait que celui-ci allait se retourner vers le Camel d’Olieslagers, aussi Coppens engage t’il son Hd.1 dans un Immelmann et au lieu de retrouver l’Albatros dans son viseur, il constate non sans surprise qu’il se retrouve dans les 4 heures du Fokker Dr.I. N’hésitant pas une seule seconde le pilote belge fait feu (et une carte dégât B pour le Fokker). D’ailleurs le pilote du Fokker doit être un jeune pilote inexpérimenté car celui-ci n’arrête pas de voler en quasi ligne droite se contentant juste de faire une légère glissade à droite pour s’éloigner du Camel. Olieslagers quand à lui, a très bien anticipé le mouvement du Fokker, aussi se lance t’il à son tour dans un Immelmann pour essayer d’être derrière le Fokker, mais malheureusement il se retrouve sur une trajectoire trop parallèle pour pouvoir tirer.

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Tour 4

- Phase 1 :

Tout s’accélère pour Atkey, il sait être proche de l’objectif, son observateur se prépare à larguer les bombes, malheureusement le pilote du DH4 est terriblement gêné par les flammes et la fumée qui se dégage de son appareil, il ne peut se placer correctement et loupe son objectif. Pendant ce temps l’Albatros a viré à droit, peut être espérait il revenir sur l’avion de Atkey, malheureusement il passe juste derrière le biplace, or si l’observateur de ce dernier n’a pu bombarder son objectif cela ne l’empêche pas d’utiliser ses deux mitrailleuses et de tirer à bout portant sur l’Albatros (deux cartes dégâts A). Décidemment le pilote du Fokker Dr.I est vraiment un débutant, paniquant devant les tirs qui s’abattent sur lui il continue à voler en ligne droite. Coppens en profite, d’un habile virage à droite il se retrouve directement derrière le Fokker (dans ses 4-5 heures) et lui décoche une seconde rafale (comme il est à courte distance il tire deux cartes dégâts B, et comme c’est la 2° fois qu’il tire de façon consécutive sur le même avion, les dégâts infligés ont un bonus de 1, il y a une zone spéciale pour les dégâts +1 sur les plateaux de gestion des avions). Quand à Olieslagers, qui lui aussi avait anticipé le mouvement du pilote teuton, il lance son Camel dans une glissade sur l’aile droite, mais se retrouve encore une fois trop proche et parallèle à l’appareil ennemi pour pouvoir tirer, il n’est pas très content de lui.

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- Phase 2 et 3 :

Atkey sur son De Havilland continue en ligne droite, il doit s’éloigner de son objectif pour recommencer toute sa manœuvre d’approche, et son avion est toujours en feu. Les deux pilotes belges cassent leur vitesse (simple piqué) pour essayer de mieux se placer et décocher une rafale qu’ils espèrent définitive pour le Fokker. Mais à leur grande surprise le pilote du Fokker Dr.I exécute un superbe Immelmann et passe en trombe entre les deux belges médusés. Willy Coppens en perd ses moyens et, de peur d’une collision, il effectue une glissade sur son aile droite pour mieux voir filer l’appareil allemand. Olieslagers est plus incisif, faisant confiance à la capacité du Camel de virer serrer à droite, il s’engage dans un virage qui doit le ramener sur l’arrière du Triplan Fokker. Quand à l’Albatros il exécute aussi un Immelmann pour revenir dans le combat, mais il a du chemin à faire…

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Tour 5

- Phase 1 et 2 :

L’Albatros met les gaz et fonce en direction du Camel, mais il est encore trop loin pour pouvoir intervenir dans le combat. Le Fokker exécute une glissade à gauche espérant échapper à ses poursuivants, principalement le Camel. Olieslagers poursuit son virage serré sur la droite, il se retrouve dans la queue du malheureux Triplan, en position de poursuite et tir (une carte de dégât A pour le Fokker), le Fokker tente d’accélérer pour s’éloigner du Camel mais celui bénéficie de sa position favorable et effectue une glissade à droite qui lui permet de garder l’avantage sur le pilote allemand (toujours en position de poursuite) et place à nouveau une rafale (1 carte dégât A+1, car second tir consécutif). Willy Coppens essaye lui aussi de revenir dans le combat, il exécute un Immelmann et accélère pour revenir couvrir les arrières du Camel d’Olieslagers. Quand à Atkey sur son camion volant, il s’engage dans un laborieux virage à droite qui doit le ramener sur sa cible, et ce toujours avec les flammes et la fumée en pleine poire, une vraie sinécure pour le canadien…

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- Phase 3 :

L’Albatros effectue une glissade sur son aile gauche ce qui lui permet de tirer sur le Camel. Ce dernier se met à fumer, sûrement un début d’incendie (il a encaissé 1 carte dégât A avec l’icône fumée, même principe que le feu, mais cela n’inflige pas de dégâts), ce qui gène terriblement le pilote belge. Cela l’empêche de continuer de suivre les mouvements du Fokker (la fumée interdit la poursuite), mais celui-ci ne veut pas abandonner sa proie, il casse sa vitesse (simple piqué) pour recevoir moins de fumée, puis tire à nouveau sur le Fokker (re-dégât A+1, troisième tir consécutif). Fokker, qui continue tout droit avec une belle constance, mais il commence à ressembler à une passoire, or au grand dam des pilotes alliés, il semble ne pas vouloir aller au tapis. Willy Coppens s’engage dans un large virage à gauche pour empêcher l’Albatros de prendre l’avantage sur le Camel d’Olieslagers. Ce qu’il réussit à merveille puisqu’il se retrouve quasiment face à l’allemand, mais trop loin pour tirer, cela sent encore la passe frontale…
Pendant ce temps, Atkey fait tourner son lourd biplace crachant toujours flammes et fumée, et là ce sont les allemands qui sont étonnés de ne pas voir le De Havilland aller au tapis.

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Tour 6

- Phase 1 :

L’Albatros effectue une glissade à gauche tandis que Coppens exécute une glissade à droite, les deux appareils se retrouvent en passe frontale. Tous les deux encaissent de forts dégâts car ils tirent à bout portant, mais malheureusement pour Willy Coppens son appareil encaisse un coup directement dans le moteur (2 cartes dégâts B pour l’Albatros et deux cartes dégâts A avec icône moteur pour le Hanriot. Lorsqu’un avion est touché au moteur il est obligé d’exécuter une manœuvre piquée par tour, ceci pour simuler la perte de puissance moteur). Des jurons s’échappent de la bouche du pilote belge.
Pendant ce temps, Atkey ramène son DH4 en vue de l’objectif, qui plus est l’incendie de son appareil s’éteint, mais les dégâts font frémir le pilote canadien (6 points de dégâts pour un avion ayant 15 pts de structure). La bonne nouvelle étant qu’il retrouve toute sa visibilité, et ce juste à temps pour se rendre compte que l’Albatros est juste dans sa ligne de mire (et pan, une carte dégât B pour ce dernier). Au même moment le pilote du Fokker s’engage dans un virage serré à gauche, il vient de réaliser que le Camel a du mal à virer de ce côté, effectivement Olieslagers ne peut suivre le Fokker, il continue tout droit toujours gêné par la fumée et lâche une dernière rafale à tout hasard…qui touche encore une fois le Dr.I (re-carte dégât A+1). Il commence vraiment à morfler sévère le Triplan Teuton, mais…il vole toujours.

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- Phase 2 :

Le Fokker Dr.I exécute une glissade à gauche en piquée pour s’éloigner nettement du Camel, ce dernier continue droit devant toujours gêné par la fumée s’échappant de son moteur. Pendant ce temps trois appareils se frôlent, le DH4 qui continue de virer à droite pour atteindre son objectif. L’Albatros qui vire à gauche pour revenir sur l’arrière des avions alliés et le Hanriot Hd.1 se lance dans un virage serré à droite pour essayer de poursuivre l’Albatros. Or dans tous ces mouvements, l’Albatros a le malheur de passer dans la zone de tir de l’observateur du DH4, aussi encaisse t’il une rafale (une carte dégât A).

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- Phase 3 :

Cette fois Atkey pique (simple piqué) pour s’aligner plus facilement sur sa cible, il ne compte pas se louper car il n’est pas certain de survivre à une troisième tentative. Pendant ce temps Olieslagers effectue un Immelmann le ramenant vers l’Albatros. Willy Coppens casse sa vitesse (simple piqué) pour observer ses adversaires, mais aussi parce qu’il y est obligé par son moteur défaillant, il prie d’ailleurs pour que ce dernier tienne le coup jusqu’au bout (un deuxième tirage d’une carte dégât avec l’icône moteur et l’avion est détruit). L’Albatros casse lui aussi sa vitesse pour observer ses adversaires et gagner du temps pour savoir qui il doit prendre en chasse. L’observateur du DH4 lâche un juron car il ne peut tirer sur l’Albatros à cause du Hanriot de Coppens. Le Fokker Dr.I vire serré à droite pour revenir sur le Camel.

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Tour 7

- Phase 1 :

Enfin Atkey arrive droit sur son objectif après un large virage à droite, il demande à son observateur de se tenir prêt à larguer les bombes. Pendant ce temps, les autres appareils semblent lancer dans une ronde infernale. Effectivement, l’Albatros exécute un virage à gauche pour revenir sur le Camel pendant que le Hanriot Hd.1 poursuit l’Albatros et le Camel revient en couverture du Hanriot. Le Fokker Dr.I exécutant lui-même un virage serré à droite pour tenter de revenir dans les six heures du Camel, mais il est trop loin pour tirer. Par contre Coppens place une rafale sur l’Albatros (une seule carte dégât B pour la distance).

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- Phase 2 :

Le DH4 vole en ligne droite et exécute enfin son bombardement en plein sur l’objectif, il peut enfin retourner à la base, mais pour cela il va falloir échapper aux appareils ennemis. Pour les chasseurs c’est un peu plus confus, Coppens à cause de ses défaillances moteur est obligé de piquer et voit ainsi l’Albatros s’échapper sur son aile gauche. Olieslagers pique lui aussi car il ne sait trop que faire. L’Albatros s’éloigne mais il tourne dangereusement le dos aux chasseurs alliés. Pendant ce temps, le Fokker effectue une glissade à gauche qui le place derrière les appareils alliés mais bien trop loin pour être efficace.

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- Phase 3 :

Les pilotes teutons sont conscients d’avoir échoués dans leur mission de protéger les tranchées, et ainsi les troupes allemandes au sol, ils espèrent pouvoir au moins abattre des avions alliés pour venger ceux des leurs durement touchés par l’attaque aérienne alliée. L’Albatros ainsi que le Fokker accélère en droite ligne, l’un pour rattraper le Hanriot et l’autre… Pendant ce temps Coppens vire à droite, malgré son courage le pilote belge commence à se demander s’il ne devrait pas se retirer du combat du aux ratés de plus en plus fréquents de son moteur. Pour Atkey par contre il n’y a aucun doute, maintenant qu’il a effectué sa mission il est temps de rentrer à la base, aussi se lance t’il dans un long virage à droite pour repartir vers ses lignes tout en faisant face à la menace potentiel qu’est l’Albatros.
Quand au Camel d’Olieslagers, ce dernier effectue un virage serré à droite pour revenir épaulé le DH4 de Atkey.

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Tour 8

- Phase 1 :

Cette fois le Fokker après un virage serré à gauche se retrouve vraiment en position pour remonter vers le Hanriot même si pour l’instant il est encore loin. Mais le Hd.1 est toujours obligé de ralentir du à ses problèmes moteurs. Quand au pilote de l’Albatros il choisit de faire un Immelmann pour épauler son coéquipier et abattre Coppens, mais en faisant cela il oublie le De Havilland de Atkey qui toujours lancé dans son long virage à droite peut tirer sur l’Albatros en limite de portée avec sa mitrailleuse de chasse (une carte dégât B). Le Camel continue lui aussi de virer, mais serré, pour revenir au côté du bombardier allié.

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- Phase 2 :

Le Fokker et l’Albatros foncent droit devant eux, ils sont en chasse du Hanriot de Coppens qui tente d’accélérer. Cependant Atkey sort de son virage, malgré un appareil peu maniable, la puissance de son moteur lui permet de se rapprocher du Fokker et de lui décocher une rafale toujours avec la mitrailleuse de chasse (une carte dégât B), décidément Atkey est en train de se prendre pour un pilote de chasse. D’ailleurs il est quasiment à la hauteur de l’Albatros, ce qui choque le pilote du chasseur allemand. Quand à Olieslagers, pour une raison connue de lui seul, il s’engage dans une glissade sur l’aile gauche ce qui a pour résultat de l’éloigner de l’action.

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- Phase 3 :

Le malicieux Coppens après avoir feint la fuite fait un brutal Immelmann et revient droit sur les chasseurs allemands. Le pilote du Hanriot a décidé que malgré les risques qu’il encourait il protégerait le bombardier coûte que coûte, après tout on ne le surnomme pas La Tornade Belge sans raison. Les pilotes des Fokker et Albatros n’ont pas le temps de réagir et continuent plein gaz vers le Hd.1 de Coppens. En plus cette manœuvre a tellement déconcerté les deux pilotes allemands qu’ils ont oublié un danger encore plus immédiat, Atkey et son DH4. Ce dernier pense sûrement qu’un Fokker triplan ferait très bien à son tableau de chasse, car il tire une nouvelle rafale sur ce dernier (une carte dégât B+1, car second tir consécutif). En plus son accélération le place en position de poursuite sur l’allemand, un comble, un chasseur pourchassé par un bombardier. Quand à notre pauvre Olieslagers, incontestablement il s’égare, car il casse sa vitesse (simple piqué) et se retrouve isolé au dessus des lignes ennemies…

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Tour 9

- Phase 1 :

Il n’y a pas à dire Coppens et le pilote de l’Albatros aiment les passes frontales, après tout ce n’est que la troisième entre les deux appareils, cette fois c’est avec rage que les deux pilotes déclenchent le tir de leurs armes (une carte dégât B pour l’Albatros et une carte dégât A pour le Hanriot). Cette fois Olieslagers se reprend, il vire serré à droite pour revenir vers ses lignes et accessoirement… le combat. Le pilote du Fokker cette fois réagit, il tente une glissade à gauche pour échapper au DH4, mais Atkey totalement concentré sur sa proie avait anticipé cette manœuvre (glissade gauche aussi) et tire une nouvelle fois sur le chasseur (une carte dégât B+1). Alors la vraiment le Fokker est dans un triste état, mais il vole et son pilote a un bon ange gardien, enfin… pour l’instant.

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- Phase 2 :

L’Albatros et le Hanriot s’évitent de justesse, les deux avions ont survécu à leur troisième passe frontale, les observateurs (troupes au sol) décriront le combat entre l’Albatros et le Hanriot de Dantesque tellement les deux pilotes ont tout risqué dans ce combat et sont allés au bout de leur force. Cette fois Atkey décide d’en finir avec le Fokker, il veut sa victoire et il l’aura. Il presse la détente de sa mitrailleuse et voit enfin l’appareil allemand se disloquer et piquer vers le sol (le Fokker a encaissé 14 pts de dégâts pour 13 pts de structure). Le jeune pilote allemand aura le temps de sauter de son appareil, et pourra rejoindre ses lignes. Pour une première expérience, il aura subit une rude épreuve, rencontrer deux as alliés et survivre n’est pas donné à tout le monde. Le Camel continu son virage serré et revient vers ses camarades.

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- Phase 3 :

Le DH4 accélère pour retourner vers ses lignes, les deux chasseurs belges manœuvrent pour le rejoindre et l’escorter. Quand au pilote de l’Albatros, il ralentit (simple piqué) et ne sait plus que faire, seul en plein ciel…

Tour 10

- Phase 1 :

Puis aussi soudainement qu’il avait ralenti le pilote allemand est pris d’une rage sourde, il vient de perdre ses deux ailiers, il ne laissera pas passer cela dut il mourir lui aussi. Il profite du fait que le DH4 passe prés de lui pour virer violemment à droite et tire à bout portant avec toute la puissance de ses mitrailleuses jumelées (2 cartes dégâts A). L’observateur du DH4 réplique (une carte dégât A), mais Coppens aussi car il est revenu dans les 4 heures de l’appareil allemand (une carte dégât B). Quand à Olieslagers, il exécute une glissade sur son aile gauche pour revenir dans la mêlée.

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- Phase 2 :

L’Albatros continue à virer à droite, il semble s’enfuir. Coppens, bien qu’obligé de piquer pour compenser la défaillance de son moteur, se retrouve à bout portant de l’Albatros et tire (2 cartes B+1, car second tir consécutif). Le DH4 continue en direction vers les lignes alliées, son observateur décoche encore une rafale à l’Albatros (une carte dégât A+1, second tir consécutif de l’observateur). Olieslagers continue sa glissade à gauche, il se prépare à un passage frontal sur l’Albatros, mais il est encore trop loin pour tirer.

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- Phase 3 :

Cette fois le pilote allemand quitte le combat, il évite habilement la passe frontale avec Olieslagers, ce qui ne l’empêche pas de placer une rafale à bout portant dans la queue du Camel (2 cartes dégâts A). Heureusement, plus de peur que de mal pour le pilote belge.
Tous les appareils alliés retournent vers leur ligne, ainsi que le pilote allemand.

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IV – Dénouement :

Les alliés sont très satisfaits de la mission, ils ont abattu deux appareils allemands, et ont réussi à bombarder l’objectif.
Pour les allemands c’est un bilan négatif, mais les pilotes alliés feront savoir, en lâchant une lettre au dessus des lignes allemandes, leur admiration face à la détermination du pilote de l’Albatros. Ils sont d’ailleurs près à affronter ce dernier où et quand il le désirera, selon ses conditions. Ce qui vaudra une certaine reconnaissance au pilote germanique parmi ses pères, bien que sa mission ait échouée. Surtout lorsque ces derniers apprendront que la formation allemande a rencontré trois très bons pilotes alliés dont les deux As belges de terrible réputation.

A – Avions Allemands :

- Halberstadt D.III détruit par explosion de son réservoir d’essence.
- Fokker Dr.1 détruit à force de dégâts 14 pts reçus pour une structure de 13 pts.
- Albatros D.Va seul survivant malgré ses nombreuses passes frontales il n’a encaissé que 3 pts de dégâts au total sur 15 pts de structure.

B – Avions Alliés :

- Sopwith Camel de Jan Olieslagers, 3pts de dégâts sur 15 pts de structure.
- Hanriot Hd.1 de Willy Coppens, 4pts de dégâts et moteur endommagé sur 14 pts de structure, une victoire sur un Halberstadt.
- De Havilland DH4 de Clayburn Atkey, 6pts de dégâts et incendie sur 15 pts de structure, une victoire sur un Fokker Dr.1.

Dans la réalité, on reconnaît 13 victoires homologuées à Willy Coppens et 6 pour Jan Olieslagers.

A Bientôt,
Thierry ;)

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