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Message non luPublié: Ven 15 Jan 2010 11:22 
Grognard

Inscrit(e) le : Mar 13 Oct 2009 16:43
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Médaille des comptes rendus (1) Médaille navale (1)
Le troisième engagement de la campagne a pour objet l'interception du convoi PQ15 par les forces de surface allemande basée en Norvège. La bataille commence le 7 mars 1942 à 1100. La mer est agitée (force 5) et la visibilité n'excède pas 20,000 yards.

Le PQ-15, composé de 25 cargos, se trouve au centre du dispositif ; il est couvert à distance par 4 croiseurs légers et autant de destroyers qui se trouvent une centaine de nautiques au NNW de lui. Le Lützow et 3 flottilles de destroyers sont à une soixantaine de nautiques au sud-est du convoi.

Le dispositif s'organise de la façon suivante :

pour les britanniques :
Le convoi PQ15 (25 cargos) est escorté par deux division de destroyers :
la première (Milne, Matchless, Marne), commandée par Hervé (Commander Harrington), est en ligne de front à l'avant du convoi ;
l'autre (Inglefield, Escapade, Faulknor) est commandée par Dominique (Commander Aylwin) et est à l'arrière du convoi ;

La force de soutien se trouve à une centaine de nautiques au NNW du convoi. Elle est formée de deux divisions de croiseurs escortés par 4 destroyers :
la première division de croiseurs (Manchester et Trinidad) est sous le commandement du chef du groupe de soutien (contre-amiral Woodward – Philippe) ; la deuxième division de croiseurs (Kenya et Nigeria) est commandée commandée par Nicolas (commodore Vaughan) et les destroyers (Somali, Ashanti, Eskimo, Punjabi) sont commandés par Bruno (commander Worthington) ;

Pour les allemands :
le Lützow, portant la marque de l'amiral Cilliax (Arnaud) ;
la 6ème flottille de contre-torpilleurs (Z10, Z14, Z15, Z16) commandée par Thierry ( capitaine de vaisseau Schulze-Henrichs) assurant sa protection ;
la 5ème flottille de contre-torpilleurs (Z5, Z4, Z7, Z8), commandée par Stéphane (capitaine de vaisseau Bergen), chargée d'attaquer le convoi par l'est ;
la 8ème flottille de contre-torpilleurs (Z23, Z24, Z25, Z27), commandée par Charles (capitaine de vaisseau Gottfried Pönitz), chargée d'attaquer le convoi par l'ouest.


Pendant que le convoi continue sa route à 8 noeuds vers l'est, le contre-amiral Woodward, commandant de la force de soutien, ordonne de monter la vitesse à 25 n cap au 110 pour le rattraper.
Les allemands, de leur côté divisent leurs forces pour assaillir le convoi de différents côtés. Le Lützow et la 6ème flottille mettent le cap au 326 à 12 n pour l'attaquer par le sud. Le croiseur allemand lance deux hydravions qui s'écrasent tous les deux au catapultage. La 5ème flottille se dirige vers le nord à 18 noeuds avant de mettre le cap à l'ouest à 12 n pour prendre position à l'ouest du convoi. Enfin, la 8ème flottille file 20 n vers le nord-ouest pour attaquer par l'ouest.

Pendant ce temps, la météo devient plus clémente mer force 4 et visibilité de 25,000 yards.

A 1420, la situation évolue :
Le Z4 est à 20,000 yards du nord est-est du HMS Milne ;
Le Lützow et son escorte ne sont plus qu'à 15,000 yards au sud sud-ouest du HMS Faulknor.
Le Z23 est à 35,000 yards à l'ouest du convoi.
Le HMS Manchester (navire amiral de la force de couverture) est à 50,000 yards au nord nord-ouest du convoi.

Le Z4 et le HMS Milne viennent de se repérer mutuellement, tout comme le groupe Lützow et le HMS Faulknor. Aussitôt le Lutzow prévient par radio les 5ème et 8ème flottilles et accélère en mettant le cap au nord-est. La 6ème flottille commence à manœuvrer pour se mettre en ligne de file, cap également au nord-est.
De son côté, la division Milne, sur l'avant du convoi effectue un tour simultané sur bâbord pour former une ligne de file, cap au nord. Les trois destroyers émettent de la fumée pour masquer le convoi aux navires allemands. Tout en manœuvrant sa division, le Cdr Harrington donne l'ordre au convoi de mettre le cap au sud, ordre pertinent sur le moment mais qui va s'avérer désastreux pour la suite. La division Inglefield commence à émettre de la fumée.

A partir de 1423, conformément aux ordres du Cdr Harrington, elle met le cap au nord tandis que le Milne repère le groupe Lützow, identifié comme étant 3 croiseurs légers. Le Milne n'est pas le seul à faire à mal identifier les navires ennemis : le Z5 apercevant confusément l'Inglefield prévient le Lützow de la présence d'un cuirassé britannique au nord-ouest du convoi. Le cuirassé de poche, de son côté, continue sa progression vers le nord-est et engage brièvement (et sans effet) le Faulknor et le Marne.

A 1426, le Milne prévient (enfin !) le CA Woodward de l'attaque allemande et ordonne au convoi de se dérouter au sud. Cet ordre arrive alors que les cargos commencent à peine leur virage au nord (ordonné à 1420) du fait de la lenteur des transmissions le Milne et le convoi. Le Marne abat sur tribord et sort de sa ligne pour éviter de percuter un cargo. La division Inglefield commence (enfin également) à accélérer. Elle est imitée en cela par les 5ème et 8ème flottilles qui passent à 25 n en maintenant leur cap. Le Lützow cesse le feu et continue sa progression vers le nord-est, son flanc bâbord couvert par les contre-torpilleurs de la 6ème flottille.
Loin au nord, le CA Woodward à bord du Manchester a capté les divers messages que s'échangent depuis plusieurs minutes les bâtiments allemands et britanniques et subodore que le convoi a été attaqué. Il ordonne à son escadre d'adopter une formation de combat et catapulte un hydravion.

A1429, le Lützow ouvre de nouveau le feu, cette fois-ci sur les cargos. Deux d'entre eux sont atteints, l'un par un obus de 28 cm et l'autre par un de 10,5 cm. Le premier cause des dommages significatifs (un compartiment machines est neutralisé) mais le second n'inflige que des dégâts superficiels. Le cuirassé de poche imité par les Z10, Z15 et Z16 (le Z14 est trop loin derrière pour tirer efficacement), mais leur tir manque de précision et n'atteint aucun cargo. L'amiral Pfeiffer demande au CV Bergen de confirmer la présence d'un cuirassé au nord-est du convoi.
La division Inglefield continue sa route vers le nord et accélère, tout en continuant manœuvres évasives et émission de fumée. La division Milne effectue un virage simultané à tribord et met le cap à l'est, en ligne de front. Elle se trouve désormais à l'est de son rideau de fumée qui la sépare des navires plus à l'ouest. Le Milne est pris pour cible par les 4 contre-torpilleurs de la 5ème flottille qui ne parviennent cependant pas à mettre un seul obus sur le destroyer britannique.
La force de couverture accélère à 30 n et oblique au 150 tout en commençant les manœuvres pour se mettre en formation de combat. Le Manchester catapulte un hydravion.
Les dix minutes qui suivent, la force de soutien et la 6ème flottille continuent leur progression à grande vitesse vers les lieux du convoi. La 6ème flottille n'est pas si loin, mais l'écran de fumée émis par la division Inglefield lui bloque totalement la vue.

Cette division entame un large virage sur tribord qui l'amène cap au nord. L'Inglefield et l'Escapade engagent les Z15 et Z16 à 1438, sans effet. Etrangement, l'Inglefield ne répond pas au Faulknor qui demande l'autorisation d'ouvrir le feu.
Au nord-est du convoi, les destroyers de la 4ème flottille mettent le cap au sud, en échelon, avec l'intention de torpiller les navires marchands, et continuent à canonner sans succès le Milne. Celui-ci manœuvre au sud, puis à l'est puis au sud-est en ripostant sur le Z4, sur lequel il place 2 obus à1440, qui ne causent que des dommages superficiels. Le Marne, se retrouve séparé de son leader lorsqu'il traverse son propre écran de fumée et engage à courte distance le Z10 qu'il atteint à trois reprises en 6 minutes. Les dommages sont cependant négligeables.
Le Lutzow et son escorte continuent à progresser respectivement au NEE et au NE, en canonnant les cargos. Un premier bateau, atteint par des obus de 28 cm, explose à 1438, puis un autre à 1441, cette-fois sous les coups du Z10. A 1438, le Lutzow redirige le tir de sa tourelle avant et de ses pièces de 15 cm sur le Marne qui vient d'émerger d'un écran de fumée, sans succès.

Le tournant, ou tout au moins un tournant de la partie a lieu à 1441. Le Lutzow et son escorte, qui sont parvenus à moins de 5,000 yards du convoi se rendent compte du danger et mettent le cap à l'ouest. Trop tard : le Marne, bien placé à 7,000 yards du cuirassé de poche envoie 5 torpilles dans sa direction. Le Milne envoie également 5 torpilles sur le Z4, qui de son côté en envoie 8 sur le cargo M11 avant d'abattre au 135.

A cette distance, le Lutzow peut difficilement manquer le destroyer, qui est atteint par trois projectiles de 28 cm et trois autres de 15 cm (plus un de 12,7 cm du Z10). Deux deux obus de 28 cm touchent les superstructures arrières sans provoquer de graves dégâts, mais le troisième détonne sur la plage arrière et fait exploser les grenades anti-sous-marines du bâtiment. Au même moment, la soute à munitions, atteinte par un obus de 15 cm détonne, parachevant la destruction du destroyer.
L'autre cible du Lutzow, le cargo M52 est atteint de 3 obus de 28 cm et 3 de 10,5 cm qui provoquent l'explosion de la cargaison de munitions. Le M44, touché à trois reprises par le Z15 ne souffre quant à lui que de dommages superficiels.
Le Milne reçoit un obus du Z5 dans la soute à munitions avant, et n'échappe à la destruction que grâce à la présence d'esprit de l'équipage qui circonscrit immédiatement l'incendie en noyant la soute.
Le Z4 est atteint par un obus du Milne qui ne cause que des dommages superficiels. Le Z5 est touché par un projectile du Matchless qui pénètre dans la partie arrière de la coque, un peu au dessus de la ligne de flottaison. Les dommages sont modérés, mais provoquent l'interruption de la distribution d'électricité à bord du navire. Enfin le Z16 est atteint à trois reprises par l'Inglefield. Les obus touchent la proue et les superstructures avant et ne causent que des dommages légers.

A 1444, le Lutzow, malgré les efforts désespérés de son commandant, est atteint par deux torpilles du Marne. Le croiseur, éventré, perd rapidement de la vitesse puis prend une gîte importante avant de se casser en deux. Comme pour faire écho à cette tragédie, les deux derniers cargos de la cinquième colonne du convoi explosent peu après, sous les coups des Z10 et Z15.

Les deux autres contre-torpilleurs de la 5ème flottille engagent la division Inglefield, tout comme les bâtiments de la 8ème flottille qui sont maintenant à portée de vue et de tir. Chaque destroyer britannique est ainsi pris à partie par deux contre-torpilleurs allemands, mais seul l'Inglefield est atteint par deux obus de 12,7 cm, dont l'un détruit la tourelle X, avarie un compartiment machine et interrompt l'alimentation en courant du bâtiment. Le tir britannique n'est pas plus efficace, car seul le Z14 est atteint par deux obus de 120 mm qui ne causent que des dommages superficiels.
Plus à l'ouest, sur l'avant du convoi, le Matchless est seul face aux 4 contre-torpilleurs de la 5ème flottille, le Milne s'étant abrité derrière l'écran de fumée du Matchless. Le Z5 lance ses 8 torpilles en direction du convoi et abat sur tribord pour suivre le Z4, tout en engageant le Matchless au canon. Il est d'ailleurs le seul à l'atteindre, à 4 reprises. Deux des obus n'infligent que des dégâts superficiels à la proue et dans les superstructures, mais les deux autres percent la coque et avarient deux compartiments machines. La riposte du destroyer britannique est sévère, puisque le Z5 est atteint par 6 obus de 120 mm, qui détruisent la passerelle, neutralisent les deux tourelles arrière et abattent le mat avant. A 1446, une des torpilles de Milne, initialement destinée au Z4, frappe l'arrière du Z7. Le bâtiment est coupé en deux et coule rapidement.

A 1447, il apparaît évident que l'escadre allemande est dans une situation peu enviable. Au nord, les croiseurs de la force de soutien sont maintenant à portée de tir. Ils ne ripostent pas encore aux salves de la 8ème flottille, mais leur arrivée va dramatiquement faire basculer le rapport de force en faveur de la Royal Navy.
A l'est, le Matchless, qui a déjà malmené le Z5 au tour précédent lance ses torpilles sur le Z8 et continue son tir sur le navire amiral de la 5ème flottille. Si le Z5 n'est atteint que par un obus dans les superstructures arrières (qui déclenche un incendie), le Z8 a la malchance de croiser la route de deux des torpilles britanniques et explose.

Au sud, la division Inglefield se soustrait aux tirs de la 8ème flottille en se camouflant derrière la fumée, et place deux obus sur le Z16, qui endommagent son gouvernail et un affût lance-torpilles. Le Milne dépasse l'écran de fumée du Marne et découvre le Z10, qu'il engage avec ses pièces arrière, le touchant à trois reprises. L'un des obus frappe la coque légèrement en dessous de la ligne de flottaison et neutralise les trois quarts de l'appareil propulsif du bâtiment, désormais limité à 22 nœuds.
Les tirs allemands sont moins efficaces : La 6ème flottille, qui continue sa route vers l'est (à l'exception du Z14 qui quitte la formation pour porter secours aux survivants du Lutzow), engage et avarie légèrement trois cargos. La 8ème flottille engage sans succès le Kenya. Seuls les Z4 et Z5 placent respectivement 1 et 3 obus de 12,7 cm sur le Matchless, qui perd l'usage de ses deux tourelles avant.
A 1450, le Z10 ordonne aux Z15 et Z16 de mettre le cap au nord-est pour engager le convoi plus fortement pendant que lui-même poursuit à l'est et engage le Milne. Les Z15 et Z16 placent de nombreux obus sur leur cible respective, dont l'une explose violemment.

Le Z14, de son côté approche de la zone de naufrage du Lutzow et ralentit pour recueillir les éventuels naufragés. Le Milne continue sa route au 110 en tirant de ses pièces arrières sur le Z10, qu'il atteint avec un obus de 102 qui ne cause pas de dommages importants. La division Inglefield oblique à l'est et engage sans succès les Z15 et Z16.
Le Matchless, privé de propulsion, avance encore un peu au 135 avant de s'immobiliser. Il place deux obus sur le Z5 qui ne provoquent pas de dommages importants et en reçoit un du Z4, qui, lui aussi, ne cause que des dommages superficiels. La 4ème flottille, déjà éprouvée par la perte des Z7 et Z8, achève de se disloquer lorsque le Z4, conformément aux ordres reçus précédemment, met le cap à l'est. Le Z5, dont la passerelle a été détruite, est incapable de suivre dans les délais.
Plus au nord, la 8ème flottille oblique au 060 tout en continuant ses tirs sur le Kenya. Curieusement, le croiseur anglais ne riposte pas alors que le Manchester a ouvert le feu et ordonné à l'escadre d'en faire autant. Les tirs allemands et anglais ne donnent rien.
Pendant que les navires se canonnent, les torpilles lancées par la 4ème flottille croisent la trajectoire du convoi. Celles du Z4 ne trouvent aucune cible, mais deux du Z5 heurtent le flanc du M11 et une autre celui du M22. Peu après, une torpille du Z8 atteint le M21. Les trois cargos explosent et coulent rapidement.


A 1453, la partie bascule dans un autre registre, avec l'entrée en scène des croiseurs britanniques. Ceux-ci ont abattu au sud-est pour démasquer leurs tourelles arrières et concentrent leur tir sur le Z23 (division Kenya) et le Z24 (division Manchester). Si le navire amiral de la 8ème flottille allemande échappe aux obus anglais, le Z24 est atteint par 3 obus du Manchester et 2 du Trinidad. Le premier impact est dévastateur puisque le contre-torpilleur atteint à la poupe perd ses gouvernails et ses hélices. Les navires allemands, de leur côté, encadrent le Kenya et le Manchester sans les atteindre.

Un peu plus au sud, le convoi continue à souffrir. Le Z16 et le Z15 s'acharnent sur le M44 et le M31, plaçant respectivement 8 et 1 obus de 127 mm sur leur cible. Les superstructures et la passerelle du M31 sont dévastées, mais n'est,pour l'instant, pas en danger de couler. Le M44 ne souffre pas beaucoup de l'obus du Z16, mais est frappé par une torpille lancée à 1447 par le Z8. L'impact, à la poupe, est modéré mais fait détonner la cargaison de munitions et provoque la perte du cargo. Peu après, c'est au tour du M32 d'être frappé par une torpille que vient de lancer le Z16. Le Z15 a préféré annuler un tir prévu sur le Milne, la solution de tir étant trop hasardeuse.

Le Z16 échange des tirs avec l'Inglefield, qui le suit de près. Mais avec une seule tourelle battante et des changements de cap fréquents, les conditions ne sont pas optimum pour le destroyer britannique qui ne met aucun obus sur sa cible. Le Z16 l'atteint de 2 obus dont l'un dévaste la plage avant du navire, neutralisant la dernière pièce d'artillerie encore opérationnelle. Le Z14, à qui le capitaine de vaisseau Schulze-Henrichs (commandant de la 6ème flottille, à bord du Z10) a ordonné de recueillir les survivants du Lützow comprend la dangerosité de sa mission lorsqu'il est engagé dans un duel d'artillerie avec l'Escapade et le Faulknor. Le contre-torpilleur allemand rate sa cible, mais est atteint en retour une fois par chacun des deux destroyers britanniques. L'un d'entre eux fait des dégâts considérables sur la plage arrière, neutralisant une tourelle d'artillerie.
Le Z10 continue sa route vers l'est, et son duel avec le Milne, qui s'approche dangereusement. Trop dangereusement pour le destroyer britannique qui est également engagé par le Z4. Le résultat est sanglant. Le Milne place 3 obus de 120 mm et 2 de 102 mm sur le Z10 mais est atteint par 5 obus du Z10 et 1 du Z4. Les dégât sont relativement modérés sur le Z10, qui ne perd qu'une tourelle, mais plus importants sur le Milne où la passerelle est dévastée par un impact direct, causant la mort du commander Harrington.

Le tour suivant voit le destin de l'escadre allemande s'assombrir encore plus. Au nord-ouest, le Z24 sort de sa ligne en émettant de la fumée pour échapper aux tirs britanniques, mais le virage au sud qu'il effectue lui fait perdre le peu de vitesse qui lui restait et il ne file plus que 3 nœuds à 1459. Maigre consolation, il place un obus dans les superstructures du Kenya, qui met hors service les deux radars du croiseur. De leur côté, le Manchester et l'Eskimo placent également un obus sur leur cible respective (le Z23 et le Z27), sans infliger de dommage important.
Les Z15 et Z16, qui filent encore à 30 n vers le nord-est devant le convoi, s'approchent à grande vitesse vers le Matchless, qui est toujours immobilisé. Ils lâchent quelques obus sur un cargo (le M31) qui est atteint à deux reprises, avant d'abattre sur tribord vers l'est et d'engager le destroyer britannique, qu'ils atteignent à cinq reprises. Les dégâts s'accumulent sur le Matchless, qui brule furieusement et prend l'eau à de nombreux endroit, mais ne l'empêchent pas de riposter avec les quelques pièces qui lui restent. Le Z15 est atteint par deux obus de 120 mm qui font détonner sa soute à munitions.
Un peu plus loin, le Milne sa course folle vers le sud-est, canonné de toutes parts par le Z10, le Z4 et le Z5. Touché par cinq obus, il parvient tout de même à toucher trois fois le Z10, endommageant du coup la circuit d'alimentation en carburant de la cible, qui commence à ralentir.
Au sud, le Z14 abandonne ses opérations de sauvetage et accélère au maximum de ses capacités en continuant son duel d'artillerie avec l'Escapade. Le contre-torpilleur allemand est atteint pas deux obus qui ne causent pas d'avarie majeure.

A 1502, le Z15 lance – enfin – 4 torpilles sur le Matchless. La cible est proche et immobile, l'angle de tir est parfait : les torpilles ne peuvent pas manquer. Deux d'entre elles trouvent le destroyer qui explose violemment.

Plus au sud, le Z14 et le Faulknor continuent un moment leur duel stérile jusqu'à ce que le zerstörer s'enfuie au sud en se cachant derrière sa fumée. De son côté, l'Escapade dépasse l'Inglefield maintenant stoppé, et oblique vers l'est pour prendre à partie le Z10. Celui-ci est toujours engagé dans un duel au couteau avec le Milne. Les deux navires sont chacun atteints par un obus, et le Milne encaisse en plus un projectile du Z5. L'obus britannique détruit une tourelle d'artillerie qui était déjà hors service tandis que celui du Z10 démantèle la propulsion du Milne.
Plus au nord, la 8ème flottille et la force de couverture continuent à sa canonner et maintiennent leur route. Les tirs sont peu précis, et seul le HMS Trinidad parvient à placer deux obus sur le Z27. Les deux projectiles atteignent respectivement la poupe et la proue du navire et ne causent, contre toute attente, que des dommages superficiels.

Pendant les minutes suivantes, la 8ème flottille continue son duel d'artillerie avec les croiseurs britanniques. Le sort favorise cette fois-ci les allemands qui placent deux obus au but, contre un seul pour les britanniques. Le Manchester perd sa tourelle arrière tandis que le Z23 perd ses deux tourelles avant.
Un peu plus au sud-est, le Z10 est engagé par trois destroyers britanniques : le Milne à l'est, le Faulknor à l'ouest et l'Escapade au nord. Le contre-torpilleur, atteint par 7 obus, est neutralisé, mais parvient à placer plusieurs projectiles sur le Milne qui perd le reste de son armement, et un sur le Faulknor, dont le bloc passerelle est dévasté.

A 1505, la force de croiseurs britanniques change légèrement de route et met le cap au 120. Les échanges de tir avec la 8ème flottille se solde par plusieurs impacts de part et d'autre. Le Manchester reçoit un obus à l'avant des superstructures qui avarie le radar de veille aérienne. Le Z27 est atteint par un obus du Trinidad qui explose dans la coque sans toutefois endommager gravement les machines. Le Nigeria place deux obus sur la plage avant du Z23, qui perd l'usage de son radar.
Plus au sud, le Z4 a ouvert le feu sur le convoi, sans succès. Le Z16 engage un duel d'artillerie avec l'Escapade, sur lequel il place deux obus, dont l'un provoque des dommages importants et neutralise une des pièces de 120 mm. Le Z5 continue à s'éloigner de la zone de combat, tout comme le Z14. Leur tir respectif est inefficace. Le Faulknor met le cap au 135 à faible distance dans l'intention de le torpiller. Il n'en aura pas l'occasion : atteint par 8 projectiles, dont l'un dans une des soutes à munitions, le contre-torpilleur allemand explose avant que les torpilles ne soient lancées. Le destroyer britannique paie cher son succès car le seul obus qui l'atteint provoque des dommages importants qui, contre toute attente, n'altèrent cependant pas trop sa propulsion.

Dans les mes minutes qui suivent les navires maintiennent leur route et tirent sur les mêmes cibles, à l'exception de l'Escapade, qui abat sur bâbord pour mettre le cap au nord et ainsi protéger le convoi du Z4 qui s'en approche dangereusement. La plupart des tirs sont inefficaces, à l'exception de ceux du Kenya et du Nigeria qui placent chacun un obus sur le Z23, et de ceux du Z25, qui parvient à en placer deux sur le Manchester. Le contre-torpilleur est frappé une nouvelle fois sur l'avant, dans la proue et au niveau des superstructures. Le premier obus ne cause que des dommages superficiels tandis que le second allume des incendies et endommage la chambre des signaux. Les deux projectiles allemands, de leur côté ricochent sur le blindage du croiseur britannique sans causer de dégât.

A 1511, l'officier en second du Faulknor prend le commandement du bâtiment (son capitaine ayant été tué) et ordonne d'abattre sur bâbord pour rejoindre le convoi. Le destroyer poursuit son duel d'artillerie stérile avec le Z14, qui loin au sud-ouest, s'enfuit vers la Norvège.
Un peu plus loin au nord-est, l'Escapade étend un rideau de fumée devant le convoi et engage le Z4 à courte distance. Les deux bâtiments se touchent l'un l'autre une fois, sans causer de dommages importants à leur ennemi. Le contre-torpilleur allemand est cependant bien placé pour torpiller l'Escapade ou le convoi.
A l'ouest, l'Inglefield, toujours immobilisé continue à tirer avec sa seule pièce disponible sur le Z23, qui s'approche inexorablement, mais sans succès. La 8ème flottille de contre-torpilleurs poursuit son duel inégal contre les croiseurs britanniques et la disparité des forces commence à se faire sentir. Deux obus tirés par le Trinidad et le Punjabi démantèlent deux tourelles à l'avant du Z27 et à l'arrière du Z25. Un obus du Nigeria traverse de part en part la passerelle du Z23, la criblant d'éclat et tuant ou blessant les officiers présents. Deux obus allemands trouvent leur marque. Un projectile du Z23 atteint le Kenya mais ricoche sur le blindage, tandis qu'un autre du Z25 explose dans les superstructures du Manchester, sans causer de dommages importants.

Les minutes qui suivent voient s'évanouir les derniers espoirs allemands. Tandis que le tir des zerstorer devient de plus en plus erratique et inefficace, celui des navires anglais s'avère redoutablement précis. Deux obus de l'Inglefield dévastent l'avant du Z23 tandis que deux autres du Nigeria atteignent la plage arrière du bâtiment, faisant exploser ses charges de profondeur. Le Manchester et l'Eskimo parviennent eux aussi à atteindre le Z25 et le Z27, sans toutefois les endommager sérieusement.
Le Z23 est vengé très rapidement par le Z4, qui parvient à torpiller l'Escapade, avec lequel il avait engagé un duel d'artillerie à courte distance. Le destroyer britannique se casse en deux et coule rapidement.


Les Z25 et Z27, échaudés par les dommages reçus et la perte de leur leader, rompent ensuite le combat, et mettent le cap au 220 en s'abritant derrière un rideau de fumée. Aveuglés par cette fumée, les bâtiments de la force de soutien cessent le feu, puis reprennent le tir sur la seule cible visible le Z24. Celui-ci est rapidement encadré par de très nombreux geysers, et finalement atteint par deux obus du Trinidad, qui démantèlent les deux tourelles arrières du contre-torpilleur.
De la force de soutien, seul le Somali échange des tirs avec le Z4 avec ses deux tourelles avant, mais la trop grande distance (16,000 yards) rend ce duel d'artillerie stérile. Les Z25 et 27 engagent également l'Inglefield, mais à bout portant (moins de 5,000 yards), mais contre toute attente, aucun navire ne place un obus au but.
Les croiseurs continuent leur tir sur le Z24 pendant que le Z25 et le Z27 s'enfuient sous le couvert de la fumée. Le Kenya et le Nigeria, trop loin, ne mettent aucun obus au but, mais le Manchester et le Trinidad en placent respectivement un et deux. Les deux zerstorer et l'Inglefield continuent à se canonner et surtout, déchargent leurs tubes lance-torpilles. A 1523, l'Inglefield est atteint par une torpille du Z25 et une du Z27, et explose. Au même moment, Le Z25 est touché à son tour par une du destroyer britannique et se casse en deux.

Pendant les dix minutes qui suivent, le Manchester et le Trinidad canonnent impitoyablement le Z24, et l'atteignent régulièrement. Voyant son navire accablé d'obus, le commandant du bâtiment se décide à saborder le bâtiment, quand un projectile du Trinidad explose sur la plage arrière, faisant détoner des charges de profondeur. L'arrière déchiqueté, le navire embarque très rapidement beaucoup d'eau et commence à couler par la poupe. Sa disparition rapide marque la fin de cet engagement, qui sonne le glas des espoirs allemands d'interrompre les convois pour l'URSS avec leur flotte de surface.


La destruction du Lutzow et de sept contre-torpilleurs allemands font de cet engagement une indéniable victoire britannique, quelles que soient les pertes subies par le convoi et son escorte (2 destroyers et 11 cargos).

Le grand perdant de cette histoire est l'amiral Pfeiffer, qui meurt sur le pont du Lutzow en raison de sa témérité et le grand gagnant, le commander Harrington, qui gagne, à titre posthume, la Victoria Cross.

D'un point de vue ludique, le bilan est plus contrasté. Hervé n'a pas démérité mais n'a pas écrasé ses adversaires non plus. Le Lutzow et le Z8 ont été torpillés par le Marne et le Matchless qui agissaient de façon indépendante (dirigés par l'arbitre) ; le Z7 a été coulé par une torpille visant le Z4 ... Pareillement, la perte du Lutzow, pour grave qu'elle est, ne doit pas faire oublier la brillante interception mise au point par Arnaud.


J'espère que ces compte-rendus vous ont plu ; il vous faudra attendre pour le prochain car la partie commence à peine.

_________________
Je dis des choses tellement intelligentes que le plus souvent, je ne comprends pas ce que je dis.

Dans la marine, il faut saluer tout ce qui bouge, et peindre le reste

(devises Shadock)


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Message non luPublié: Ven 15 Jan 2010 14:04 
Pousse pions
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Inscrit(e) le : Sam 27 Sep 2008 12:58
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Grande croix de la courtoisie (1) Graphiste (1) Concepteur de module (1) Médaille ATS (1)
Hello!

Merci pour tout ces CR!

A +,

Benoit


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Message non luPublié: Jeu 25 Août 2011 08:05 
Pousse pion
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Compte rendu très intéressant. Cependant qu'en est t'il de la jouabilité d'AMIRAUTE ? :gratte:

En somme est ce pour un débutant ou faut t'il déjà être un confirmé ?

++ Christophe

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Message non luPublié: Ven 26 Août 2011 07:36 
Grognard
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En tant que juoeur on peut pratiquer amirauté a tout les niveaux , car c'est l'abitre qui maitrise les regles un peu comme un JdR . Par contre l'arbitre doit bien connaitre le moteur de regle et doit avoir quelques connaissances generales en histoire des tactiques navales.

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Message non luPublié: Ven 26 Août 2011 07:48 
Pousse pions
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Caton a écrit:
Par contre l'arbitre ... doit avoir quelques connaissances generales en histoire des tactiques navales.


Oui, histoire d'éviter que les joueurs ne fassent un peu n'importe quoi, comme par exemple celui qui voulait faire naviguer les hydravions embarqués de sa flotte le long d'un porte-avion pour éviter le torpillage de celui-ci. :shock: On a eu un peu de mal a lui expliquer que le tirant d'eau d'un hydravion, à tout casser 50cm, ne pouvait en aucun cas offrir la moindre protection à l'attaque d'une torpille qui pouvait même, dans certains cas, être calibrée pour passer en dessous de la coque d'un destroyer d'escorte et toucher le capital ship derrière, ce dernier ayant un plus grand tirant d'eau. Dingue non ;)

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Message non luPublié: Ven 26 Août 2011 23:58 
Pousse pion
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Ordre des anciens 2003 (1) Médaille des comptes rendus (1) Médaille du monster game (1) Europa (1) Médaille de la WWII (1) Médaille du FSSOP (1)
Oui effectivement vu comme celà :lol:

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Message non luPublié: Mar 30 Août 2011 10:06 
Grognard

Inscrit(e) le : Mar 13 Oct 2009 16:43
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nhawks a écrit:
Compte rendu très intéressant. Cependant qu'en est t'il de la jouabilité d'AMIRAUTE ? :gratte:

En somme est ce pour un débutant ou faut t'il déjà être un confirmé ?

++ Christophe


Il est difficile de répondre simplement car Amirauté est rarement joué tel quel. Le jeu a d'indéniables qualités, mais place très rapidement les joueurs devant un certain nombre de problèmes. L'auteur, Paul Bois, a volontairement créé un jeu simple, et ce choix de conception a engendré des règles qui souffrent de lacunes, de simplifications excessives voire d'erreurs. La plupart des joueurs habitués à Amirauté tendent donc à personnaliser le jeu en adoptant des règles parues dans des revues ou en en créant eux-même. La complexité du jeu dépend donc du choix de ceux qui personnalisent leur jeu.
Les règles les plus courantes, développées par l'équipe du Journal du Stratège (de mémoire - excusez-moi si je me trompe ou oublie quelqu'un - Xavier Jacus et Benoit Marconnet), ne sont pas particulièrement complexes. Elles requièrent cependant un certain travail de gestion qui peut se révéler fastidieux si l'affrontement est de grande ampleur. Un petit scénario cependant ne devrait poser aucun problème à un wargamer lambda.
La vrai difficulté d'Amirauté tient dans la culture navale qu'il est nécessaire d'avoir afin de savourer réellement le jeu. L'exemple que Shandiel nous donne illustre bien à quel point une partie d'Amirauté peut dériver dans le n'importe quoi lorsque les participants n'ont pas les connaissances historiques nécessaires.

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