CR - World in Flames Final Edition - Global War

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Re: CR - World in Flames Final Edition - Global War

#21 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :Sunrise. Mai 42-Août 42

Profitant de l’éparpillement des forces japonaises sur l’ensemble du pacifique, Mao lance un assaut risqué pour récupérer Si-An. Celui-ci est un échec même si les pertes chinoises risquent d’être bien vite remplacées.
Cela ne change pas les plans japonais et la ville de Kunning est copieusement bombardée par l’aviation nippone. Les défenseurs, sérieusement secoués, sont malgré tout encore trop bien accrochés pour que le général Yamamoto, connu pour sa prudence, ne déclenche l’assaut. Il préfère ajuster ses lignes et favoriser des bombardements stratégiques qui ne donnent pas de meilleurs résultats. Patiemment, les chinois commencent à assembler leurs premiers chasseurs construits avec des silex et du bambou.
Il faut dire que la tâche du généralissime nippon n’est pas facilité par la finesse de ses lignes, parfois à la limite du point de rupture : Faisant la sourde oreille à ses appels, l’état major redirige l’ensemble des renforts vers l’Asie du Sud-est et le Pacifique et il faut que Terauchi menace de se faire Seppuku pour qu’enfin deux armées rejoignent le continent.
L’agitation partisane, pourtant vite réprimée, n’arrange rien à l’affaire.

De manière générale, la multiplicité des fronts oblige le Japon à tendre au maximum ses lignes. Le manque de transport et de QG est criant bien que l’ensemble des TRS et AMPH disponibles aient été construit. Hata est chargé de former au plus vite son QG blindé.

Au nord, Yamashita avance lentement sur les troupes russes postées devant Chita et repousse mollement la cavalerie russe. Il doit également faire avec une insurrection de paysans sibériens n’acceptant pas l’importation massive et anti-culturelle d’animés japonais.

Une opération combinée de la marine japonaise s’empare de Batavia au prix d’un corps de marines et met fin à l’indépendance de ce qui restait des Pays-Bas. Guam est prise peu après.
Pendant ce temps, une important force se positionne en Malaisie devant Singapour pour s’en emparer sous la pluie et avec le soutien des ¾ de la marine japonaise lors d’un assaut sanglant (mais très joli).

Les grandes bases japonaises du Pacifique (Midway, Truk, Kwajalein et Rabaul) sont renforcées par des dispositifs anti-aériens et des chasseurs.
Les sous marins US, basés à Honolulu, investissent la mer de chine pour couler l’importante chaîne de convoi japonais, poumon de son économie.
« Hurrah ! » s'écrie le major Hartmann de la marine américaine en apercevant les convois dans son périscope
« Banzaï ! » S'écrient les chasseurs des porte-avions d’escorte de la marine impériale en fondant sur les sous marins ennemis.
Ces derniers doivent se replier après avoir perdu la moitié de leur force, coulée ou endommagée. L’empereur ne peut retenir un léger sourire devant la mine déconfite de Roosevelt, écoeuré par la perspicacité des vigies nippones.
Ils trouvent tout de même le moyen de mettre à mal un groupe de croiseurs japonais aventurés au large d’Honolulu.

La marine impériale se rebase à Singapour, surement pour envahir Hawaï, tandis que des sous-marins anglais, infiltrés clandestinement à travers le canal de Suez, rejoignent Calcutta.
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Re: CR - World in Flames Final Edition - Global War

#22 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :Les chevaliers du ciel ukrainien. Septembre 42-Février 43

Septembre 42. Rundstedt se prépare à lancer l’assaut sur des lignes russes affaiblies (malgré une aviation soviétique encore vaillante)… il pleut. La boue et la pluie fine brisent l’élan allemand qui se contente de réorganiser son front et de ramener une chasse capable de protéger ses nombreux bombardiers. Les troupes allemandes, condamnées à l’inaction, en profitent pour chasser le partisan et étouffent dans l’œuf toutes velléité de révolte.

L’OKW tourne un regard blasé vers l’atlantique mais revient vite sur le front russe : contre toute attente le soleil brille à nouveau dès novembre. C’est devenu une tradition sur ce front de voir l’allemand être presque plus menaçant en hiver qu’en été.
Staline lance un autodafé sur « l’été indien » de Joe Dassin, qualifiée d’œuvre contre-révolutionnaire.
Aidé par l’inénarrable allié italien, la Luftwaffe affronte son homologue russe dans le ciel ukrainien. La tactique allemande consiste à frapper partout pour multiplier les opportunités. La chasse soviétique appuyée par sa DCA riposte de façon concentrée et les pertes sont effroyables dans les deux camps (1200 à 1500 avions sont abattus de chaque côté si je me souviens bien). Seul l’italien parvient à protéger ses chers bombardiers.

Si les objectifs ne sont pas tous atteints, ils permettent malgré tout à la Wehrmacht de s’emparer de Dniepretovstock. Ouf ! Elle aura résisté longtemps celle là. Malgré le beau temps l’armée allemande piétine : l’automne a permis à l’armée rouge de se refaire et les panzers n’avancent que lentement.

La mi janvier voit le temps redevenir « de saison » et la neige vient faire cesser les grandes manœuvres teutonnes.
Staline en profite et lance une contre offensive sous la neige dans les marais au dessus de Kiev en équipant astucieusement les chenilles de ses chars de paires de ski. L’attaque échoue misérablement contre la défense allemande.

Rundstedt ordonne alors l’envoi de deux missions de bombardement stratégique de la capitale russe. Le ciel flamboyant de la banlieue moscovite permet au maréchal allemand de télégraphier à Berlin : « Nous avons atteint Moscou ! ». Il y en a qui n’ont pas honte…
Des deux côtés les usines tournent à plein pour produire des chasseurs, avec un large avantage à l’Allemagne dont l’effort industriel ridiculise même celui des Etats-Unis.
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#23 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :« Italie first » : la stratégie alliée. Septembre 42-Février 43

A l’aube de septembre, la Regia Aeronautica lance un assaut sur le port de Malte. Le combat contre la chasse anglaise finit sur un match nul (0-0) malgré la supériorité incontestable de l’aviation italienne. Les bombardiers s’en donnent alors à cœur joie et immobilisent les deux flottilles de transports britannique et envoient par le fond un groupe de cuirassé et un de croiseur léger.

Si les italiens se couvrent de gloire en atlantique et en Russie, c’est la dernière grande victoire de l’Italie en méditerranée cet hiver. Après ça elle va s’en prendre plein la gueule.

Wavell (CW) et Eisenhower (USA) arrivent au portes d’Alger qui est bombardée sans succès par les porte avions américains. L’aéronavale italienne lance héroïquement plusieurs missions de ravitaillement vers le Maghreb mais la flotte alliée détruit impitoyablement les secours.
Les troupes anglo-saxonnes peuvent alors s’emparer de l’Algérie qui est rendue à la France Libre pour faire taire les jérémiades de De Gaulle. La générosité anglaise est d’ailleurs sans limite puisque la couronne britannique rend également au chef de la France Libre l’administration de la Syrie.
Les armées alliées progressent alors lentement le long de la côte en direction de la Tunisie tandis que de faibles troupes égyptiennes avancent en direction de Tripoli.

Pendant ce temps l’armée de Montgomery s’empare de Bagdad (Conquête de l’Irak) et revient vers le Liban pour préparer son embarcation. Des territoriaux nigériens s’occupent de réprimer l’opposition irakienne à la libération démocratique de leur pays.

Mais revenons vers le territoire italien lui-même. La flotte alliée (je rappelle que la moitié des portes avions américains et les ¾ des portes avions anglais sont en méditerranée) attaque à deux reprises le port militaire de La Spezia suivant un scénario bien rodé :
1/ Elimination de la chasse italienne, même si les avions embarqués alliés n’en sortent pas indemnes
2/ Inefficacité de la DCA
3/ Destruction de la flotte italienne. Après les deux attaques, celle-ci se résume à une poignée d’hommes grenouilles et au Roma, fleuron d’une flotte dont il est la seule composante. (exception faite des sous marins à bordeaux)
Le port de La Spezia, recordman du tonnage de bombe pris sur le coin de la gueule au m2, n’est plus qu’une ruine.
Une tentative de revanche de l’aéronavale italienne sur un porte avions anglais isolé se solde par un sanglant échec.

Maîtres des mers, les alliés en profitent pour s’emparer lâchement de la Sardaigne et débarquent en Sicile qui est évacuée par un italien ne pouvant plus en assumer le ravitaillement.

Cette intrusion sur le territoire national booste une économie nationale anémique. Le fer suédois est dirigé vers les usines italiennes tandis que Berlin subventionne grassement la construction des chasseurs italiens.
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#24 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :De Dakar à Riga. Septembre 42-Février 43

Les sanglots longs des nuages de l’automne poussent l’OKW à s’intéresser à ses sous-marins et Donitz repart à la chasse, aidé des vigies italiennes. Les convois anglo-saxons continuent à remplir le fond de l’océan à un rythme effréné mais l’arrivée des États-Unis et la production anglaise parviennent à combler ces pertes pourtant vertigineuses, engouffrant une partie non négligeable de l’effort de guerre allié. Il faut dire que les nombreux porte avions anglo-saxons qui protégeaient les convois en été sont partis vers la méditerranée.
Profitant de la tempête de février qui cloue les avions au sol, la marine allemande sort même dans l’atlantique mais ne parvient pas à trouver les transports de troupes alliés.

Aux sous-marins allemands, répondent les bombardiers anglais qui pilonnent sans relâche les industries lilloises et bruxelloises.

Pendant ce temps, l’insubmersible De Gaulle arrive à Dakar et ramène l’Afrique de l’ouest vichyste dans le giron de la France libre. Ramené ensuite à Oran par un convoi spécial anglais (Churchill lui rappelle d’ailleurs à plusieurs reprise que la gestion de la logistique de la France libre lui désorganise tous ses plans), il entreprend de rallier le Maroc et dirige ses blindés vers Rabat.

Berlin apprend que l’aéronavale américaine a lancé un raid (heureusement infructueux) sur les convois de la baltique. Le führer s’étonne :
« Mais… On est en guerre avec les américains ? »
« Mais oui, rappelez vous. Le Duce vous a fait signer un papier cet été… »
« Ah oui ! Je me souviens. Celui là… J’aurais mieux fait de m’allier à l’Espagne qu’à l’Italie. Au moins j’aurais pris Gibraltar… Mais… Attendez ! Comment les avions américains font-ils pour atteindre la baltique en partant d’Angleterre ?! »
« C’est l’aéronavale américaine du pacifique. Ils ont une longue portée. Visiblement ça doit si bien se passer pour eux contre le japon qu’ils n’en ont plus besoin là-bas. »
« Mais pourquoi Ribbentrop ne me trouve JAMAIS des alliés valables ?! »
« Ben… il avait trouvé les soviétiques… »
« Dehors. »
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#25 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :La sphère de co-prospérité. Septembre 42-Février 43

Les plans japonais pour septembre sont ambitieux. Prise de Kunming en Chine tant qu’on a des chances d’avoir du beau temps, prise de Manille et à partir de novembre, attaque de la Birmanie jusqu’aux portes de l’inde.
Ca, c’était s’il faisait beau. Mais il pleut. Même en Asie du sud-est ? Même en Asie du sud-est.
La flotte impériale rentre au port, la queue entre les jambes. Il va falloir annoncer la nouvelle à l’empereur…
2 mois plus tard et une tête en moins, c’est la fête du slip pour le Japon qui se lâche grave.

Profitant d’un beau temps exceptionnel sur l’ensemble du globe (où sont passés les nuages ?) l’aviation japonaise enfouie Stilwell sous les bombes et Yamamoto peut lancer l’IJA contre Kunming qui est emportée tandis que Stilwell est complètement dérouté. La route birmane est coupée ! C’en est fini de l’ingérence britannique en chine. Préférant replacer ses troupes, le général nippon laisse les unités chinoises égarées dans le sud de la Chine se replier vers le nord ouest.
Un bombardement stratégique sur Chungking plonge un peu plus la production chinoise dans le gouffre.
Prudente, la chasse chinoise n’est sortie de ses hangars à aucun moment.

En Mandchourie, Yamashita lance deux assauts qui éliminent deux corps russes pour le prix d’une milice et s’empare de la ressource au sud de Chita. Moscou renforce la Sibérie en envoyant deux autres corps en renfort.

La moitié de la flotte japonaise, basée à Singapour aide ensuite les marines japonais à s’emparer de la Birmanie qui tombe en décembre au prix d’une division parachutiste. Le récemment promu Hata, à la tête d’un corps de blindé prend la tête de l’armée de Birmanie et se positionne face à Mountbatten qui garde les frontières de l’Inde.

L’autre moitié de la flotte impériale, rebasée à Truk pour surveiller les activités américaines dans le pacifique, soutient un assaut sur Manille qui conduit à la conquête des Philippines. A l’exception toute temporaire du nord de l’île de Bornéo, la sphère de coprospérité est désormais entièrement « protégée » par l’autorité japonaise.
L’industrie nippone tourne à son maximum. En fait, elle reçoit tant de matière première qu’il y a pénurie d’usines…

La flotte américaine du pacifique, justement, est renforcée et devient de taille semblable à la flotte US de méditerranée. Afin de montrer sa toute puissance, elle fait des ronds dans l’eau dans la baie de San Francisco mais pas plus loin des fois que les japonais froncent les sourcils… Ah si tout de même ! Elle escorte un renfort de garnison vers Pago-pago mais retourne bien vite à la base. « Ouh là là ! On a eu chaud ! » témoigne sous l’anonymat un marin de Seattle.

Toutefois, Il serait faux de dire que les anglo-saxons sont inactifs. Les sous-marins anglais sont envoyés en mer de chine du sud et leurs homologues américains en mer de chine. L’intervention des patrouilles aéronavales japonaises dissuade les britanniques mais les américains s’entêtent, sont repérés et repoussés.
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#26 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :Le Nerf de la guerre. Février 43

Avec la fin de février 43, faisons un point sur les productions des uns et des autres.

URSS : 39 points de production. L’économie russe est peu soutenue par ses alliés mais un bon repli de ses usines dans l’Oural et le front bloqué autour du Dniepr lui permettent de faire bonne figure malgré la perte des ressources d’Ukraine et de l’extrême orient.
De très belles unités mécanisées pointent le bout de leur nez et l’aviation n’est pas oubliée (4 groupes aériens achetés en février)

USA : 45 points de production. Dans deux mois, celle ci va augmenter.
Les porte-avions se construisent aussitôt. Le retard pris en troupes semble en train de se refaire.

Commonwealth : 30 points de production. La guerre sous-marine en atlantique et l’abandon des convois de l’océan indien font connaître à l’anglais des hauts et des bas (deux mois plus tôt sa production tombait au niveau de celle de l’italien) mais l’aide des Etats-Unis, qui non seulement lui fournit de la matière première mais en plus lui amène en bateau jusqu’à Liverpool, lui permet de maintenir un train de vie confortable.
De nombreux navires construits lors d’un ambitieux plan naval ne seront jamais armés. L’infanterie et les bombardiers stratégiques sont à l’honneur.

Chine : 4 points de production. Un hiver catastrophique (perte de la route Birmane) plonge la Chine dans un trou noir. Point positif, elle a déjà construit beaucoup de troupes et l’aviation, dans le cycle de production, est en train d’arriver.

Allemagne : 47 points de production. C’est le maximum qu’elle pouvait faire avec ses possessions, grâce à une protection efficace de la route du fer suédois, la faiblesse des partisans russes et l’optimisation des dons à l’Italie.
Ces derniers mois a vu un effort particulièrement imposant mis sur l’aviation (achat de 7 groupes de chasseurs lors de la dernière production !)

Italie : 11 points de production. La perte de la méditerranéen a sonné le glas de l’industrie italienne dont la moitié de la production dépend des dons de ressources allemandes. La bonne nouvelle est qu’il tombera difficilement plus bas avant une hypothétique reddition.
La production qui était plutôt aérienne s’est réorientée vers le terrestre pour défendre les côtes.

Japon : 32 points de production. Ca, c’est de la sphère de co-prospérité efficace ! A tel point que le problème du Mikado est le manque d’usine ! (Rappel : on ne joue pas la règle du pétrole, ce qui explique de grandes manœuvres navales tant chez les alliés que chez le japonais)
Le Japon a fait de la marine la priorité. Le reste est affecté aux chasseurs et à des troupes pour protéger ses possessions.
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#27 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :Impression à février 43

Notre stratégie initiale, avec l'allemand, était de faire tomber le russe avec le japon en extrême orient et l'italie qui fournissait l'aviation.
Bizarrement l'allemand était plus "méditerranéen" que moi.

Une campagne de France difficile suivie d'une Yougoslavie... qui aurait peut être due être évitée, n'ont pas aidé pour la Russie et même si l'allemagne tient encore l'offensive, à mon avis pour 6 mois encore, il n'ira pas bien plus loin que les abords du dniepr. Au mieux jusqu'au prochain fleuve.
Le front du nord est lui, immobile : tout se concentre (russe et allemand) en ukraine.

L'italie risque fort de tomber (en tant qu'acteur majeur) cette année : presque tous les moyens anglais et américains sont dessus. Même si le joueur US parle de ramener sa flotte en med' rejoindre celle du pacifque, je le vois mal renoncer à la précieuse aide de ses porte avions. A mon avis il ne le fera pas.

Par contre le Japon est en pleine forme vu l'absence d'opposition sérieuse tant britannique (qui n'a jamais envoyé le moindre navire de guerre dans la zone) qu'américaine. Résultat : je débute une campagne vers l'inde alors que j'avais fait une croix d'office dessus, pensant ne pas pouvoir mener de front la sibérie et l'inde.
Même si l'américain revient, je pense que j'aurais le temps de bien garnisonner mes possessions.

Enfin, autre espoir pour l'allemand, s'il n'avance pas, il va pouvoir se servir du Dniepr pour se défendre et établir une bonne base de défense. Les productions importantes du japonais et de l'allemand me semble (à moi joueur novice) de taille à rendre très difficile une chute rapide de l'axe (sauf l'italie mais de l'aveu même des alliés je l'ai ait fait suer :o) )

Bref, la faible avance en russie me semble compensée par des positions solides et je "crains" que l'américain, en retard sur le pacifique, ne doive faire un choix cornélien entre deux besoins aux deux bouts du globes qui arriveront en même temps.

Et vous que pensez vous de la situation ?
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#28 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :Momentum à l’est. Mars 43-Aout 43
Sous un soleil étincelant, le Reich fait vrombir ses chars et… recule peu à peu derrière la ligne du Dniepr. C’en est fini de la croisade contre le communisme et la poche à l’est du fleuve est évacuée.
En effet les renforts n’arrivent plus qu’au compte goutte, la priorité étant donnée au soutien de l’allié (sic) italien.
Non content de combler avidement l’espace ainsi abandonné, l’armée rouge lance d’audacieuses contre-attaques tandis que la chasse soviétique, dotée d’une chance écœurante, inflige de lourdes pertes à la Luftwaffe et reprend possession du ciel ukrainien.

Au nord, la ligne germanique est également raccourcie. Staline profite de la confusion qui s’en suit pour lancer ses forces à l’attaque et une percée est obtenue aux alentours de Minsk en mai.
Malgré la tempête, les troupes blindées et mécanisées SS rétablissent la situation avec brio et un zeste de moule et redonnent sa cohérence au front.

Au centre, des troupes légères russes s’infiltrent dans le marais et commencent à déborder le flanc nord du front ukrainien. Paradoxalement, le beau temps ne favorise pas cette pénétration et donne à la Wehrmacht le temps de contenir la tentative soviétique.

A partir de Juillet, de violents affrontements aériens saignent à blanc la chasse russe aussi bien en Ukraine qu’à l’est de Minsk, théâtre de la grande offensive d’été soviétique. En effet, Zukhov, à la tête de l’ensemble de la force blindée soviétique, repousse les allemands jusqu’à Minsk au terme d’une série de Blitz couronnés de succès. Une contre attaque allemande fin août n’obtient qu’un succès mitigé et laisse planer de grandes incertitudes sur le front nord pour l’allemand.
De son côté Koniev lance l’assaut sur Dniepropetrvsk. Le sacrifice d’une division allemande immobilise le groupe soviétique sud sans que la ville ne tombe.
Le GQG allemand prie pour avoir de la pluie en Russie. Un comble !
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#29 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :Viva Italia. Mars 43-Juin 43
Alors que les moteurs de ses chars chauffent devant la garnison vichyste de Rabat, De Gaulle hésite… et temporise : l’arrivée d’une troupe en renfort lui donne du courage et en avril, il va au devant des tirailleurs sénégalais défendant la capitale marocaine. Le discours, un brin grandiloquent, est néanmoins efficace puisque les défenseurs déposent les armes. De Gaulle entre donc dans Rabat et libère le Maroc. La flottille de transport reste fidèle à Pétain et rejoint la métropole.
Les chars de la France libres se tournent alors vers l’est et De Gaulle rejoint Wavell (qui vient de libérer la Tunisie et de la rendre à la France) pour concerter une attaque sur Tripoli.

Après avoir échoué à interrompre à nouveau le ravitaillement de l’Afrique du nord grâce à l’intervention in extremis de l’aéronavale américaine, la Regia Aeronautica avise une flotte alliée protégée par un unique porte-avion anglais en mer italienne. Chasseurs anglais et allemands tentent vainement de s’inviter à la fête. Le résultat est décevant puisque l’aéronavale anglaise occupe suffisamment l’aviation italienne pour que l’attaque ne débouche sur rien.

Enfin un groupe d’homme grenouille italien s’infiltre dans le port de Gibraltar et coule un groupe de croiseur tout en immobilisant un porte-avion anglais.
Depuis plusieurs mois les anglo-saxons, craignant les célèbres unités d’homme grenouille italiennes, dispersent leur flotte de guerre dans les nombreux ports de la méditerranée à leur disposition. De plus, les constructions et réparations se faisant au profit de la flotte US du pacifique, la flotte américaine perd peu à peu de son punch.

Pendant 4 mois, Tarente est la cible de nombreuses attaques aériennes à partir des porte-avions anglo-saxons. Une escadrille de chasse italienne est annihilée en défendant la mère patrie tandis que le porte-avion US « Ranger » doit repartir dans les chantiers navals de San Francisco.
Quoiqu’il en soit, les bombes alliées peinent à trouver leurs cibles, ce qui n’empêche pas le haut commandement allié de déclencher l’invasion de la métropole italienne.
Les troupes débarquent à l’est de Bari avec le soutien massif de la flotte méditerranéenne. A partir de cette tête de pont ils s’étalent dans tout le talon de la botte italienne avec une force de 6 corps d’infanterie (dont les brésiliens !) et 1 division. Tarente, hâtivement renforcée par le Duce, semble sur le point de tomber.

Mais l’axe réagit vigoureusement. Alors qu’une horde de chasseurs allemands vient établir ses quartiers dans la péninsule, Von Manstein quitte le front de l’est et arrive en Italie avec de nombreuses troupes. Graziani et Cavallero rejoignent également ce nouveau front tandis que la moitié des bombardiers italiens sur le front russes se rebasent en Albanie. Les garnisons italiennes en Yougoslavie quittent le pays et vont défendre les possessions du royaume.

La contre attaque qui suit permet, en deux blitz et grâce au sacrifice héroïque d’une escadrille de chasse italienne, de réduire la tête de pont à un mince bout de territoire à l’extrémité de la point de la botte. 4 corps d’armées alliés sont ainsi repoussés et noyés dans l’adriatique. Cyniquement, le haut commandement n’hésite pas à sacrifier les alliés brésiliens.
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#30 Message non lu par christophe »

danglard a écrit :Guerre et Pez. Mars 43-Aout 43
La guerre sous marine en atlantique tend à perdre en intensité : les sous marins de l’axe perdus ne sont quasiment plus remplacés et les nombreuses escortes alliées sont maintenant en méditerranée.
Courageusement les marins de Donitz et de Badoglio écument l’océan et parviennent à couler 1500000 tonnes de convois et faire fuir 750000 autres tonnes. Cela a un prix : 3 groupes de chasse allemand ont été éliminé lors de ces quatre mois qui sonnent comme la fin de la guerre de l’atlantique. Il ne reste plus que deux groupes (un italien et un allemand) pour menacer les chaînes de convois anglais.
Une dernière tentative met hors jeu les sous-marins italiens.

C’est en Asie que la guerre sous marine prend de l’ampleur. Ayant débauché à prix d’or l’amiral italien qui leur avait repéré tant de navires en atlantique, les anglo-saxons alignent les recherches réussies. Sous marins anglais et américains réduisent à néant la ligne de convoi qui relie le japon au reste de son empire.
L’IJN a beau réquisitionner de force la flotte marchande, elle ne peut que sauver l’essentiel en mer de chine : impossible de remplacer d’un coup 3750000 tonnes de convois dont la moitié doivent subir une profonde révision.
Il faut attendre Juillet pour qu’une chaîne digne de ce nom soit enfin mise en place. Si les piquets dissuadent les sous-marins américains de tenter quoi que ce soit, leurs homologues anglais profitent du mauvais temps pour endommager à nouveau 750000 tonnes de convois en mer de chine sud.

Prenant sa revanche comme il peut, l’Empereur ordonne de mettre à genoux l’économie chinoise et Chungking puis Cheng Tu sont bombardées ce qui n’aide pas l’effort de guerre chinois.

En représailles aux nombreuses bombes allemandes qui tombent sur Moscou, l’aéronavale russe fond sur la ligne du fer de la mer baltique. Mais la Luftwaffe veille et maintient la liaison avec la Suède.
La chasse allemande est par contre nettement moins efficace contre les forteresses volantes basées en Angleterre. Si Metz, Düsseldorf, Essen sont bombardées régulièrement et grèvent l’économie allemande, Lille est à nouveau rasée, rejoignant Tarente et le port de La Spezia dans le groupe des villes qui feront le bonheur d’une génération d’architecte.
En effet, outre les bombardement tactiques évoqués plus haut, les usines de Tarente sont également la cible des portes avions américains. C’est d’un mesquin ! Tellement mesquin que c’est un échec.
Buté, Roosevelt envoie 2 groupes de bombardiers stratégiques en Sicile et en Sardaigne.
Milan est bombardée causant de grandes pertes dans l’industrie de la chaussure (-1 BP)
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