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Message non luPublié: Sam 23 Mai 2009 23:39 
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Les plans
Les français savent que l’armée anglo-alliée va avoir besoin de deux jours pour se concentrer. Logiquement ils vont donc se concentrer sur le Prussien. Ney à la tête du premier corps et d’un corps de cuirassiers va partir de Maubeuge et marcher sur le carrefour de la route de Mons à Charleroi pour empêcher toute concentration anglaise sur les flancs de l’armée française. Pendant ce temps, le reste de l’armée en deux colonnes va marcher sur Charleroi.
Les Alliés ne peuvent rien faire avant de détecter les mouvements français, mais ils prévoient de se concentrer à Mont St jean pour les Anglais, et sur le carrefour de la route de Namur à Wavre pour le Prussien, donc suffisamment loin en arrière mais en couvrant non seulement Bruxelles, mais aussi l’un l’autre.

15 juin : marche au contact.
Le plan français se déroule comme prévu. La Sambre est passée en deux endroits de part et d’autre de Charleroi et la Garde se présente devant la ville. Le premier corps prussien envoie à 15h un message avertissant Blucher à Namur qu’une large concentration de troupes françaises se fait devant lui. Blucher informe Wellington, et ordonne à Ziethen de reculer dans la nuit sur le point de concentration. Des ordres partent aussi vers Dinant et Liège pour hâter le mouvement des deux autres corps prussiens, en plus du second corps déjà à Namur.

16 juin : concentration anglaise et recul prussien.
Ziethen va marcher toute la journée pour couvrir les 25 km qui le séparent du carrefour où les deux autres corps prussiens arrivent dans la journée (Bulow partant de Liège, il n’arrivera que le 18). Pendant ce temps l’armée française le talonne, mais ses 100.000 hommes s’étirent sur l’unique route et demandent la journée pour se rassembler de nouveau face à la zone de concentration prussienne. De son coté, Ney ne voyant rien devant lui marche sur Charleroi.
A partir du 15 à 19h, quand Wellington apprend les mouvements français, des courriers partent dans toutes les directions, et les trois corps anglo-alliés vont se rassembler dans la journée du 16. Le Premier corps arrive par la route de Nivelles, le deuxième corps par Hall et la Réserve arrive de Bruxelles. Les dernières unités de cavalerie légère, échelonnées depuis Tournai, vont arriver dans la journée du 17, mais la cavalerie lourde arrivant d’Alost sera là dans la journée du 16. Le 16 au soir, presque toute l’armée anglo-alliée est rassemblée au Mont St Jean, et trois corps prussiens sont rassemblés au carrefour à mi chemin entre Namur et Wavre.

17 juin : moins j’avance plus tu recules…
Blucher estime être encore trop loin des anglais, et décide de reculer encore. Ses 90.000 hommes ne font pas le poids en terrain découvert face à plus de 100.000 français bien énervés par ses reculs successifs. Il passe de nouveau la journée à marcher direction Wavre, bien meilleure position défensive et à portée de son pote Wellington.
Du coté français, Ney est toujours tout seul et sans adversaire, Napoléon lui donne l’ordre de marcher vers le Mont St Jean pour observer les anglais. Il arrive vers 13h en vue du célèbre champ de bataille. Wellington ne sait pas encore ce que le gros de l’armée française va faire, et ne donne aucun ordre de la journée, il reste en contact avec Blucher en attendant confirmation de la présence de l’ensemble des français face aux prussiens avant de se décider à découvrir la route de Bruxelles. Ce mouvement français peut très bien être une feinte, car tout se joue maintenant dans un carré de 15 km, facilement franchissable par les armées. De fait, le gros de l’armée française suit les prussiens et se masse le 17 au soir devant la Dyle en face de Wavre. Napoléon ordonne à Grouchy de faire franchir la rivière en aval le deuxième corps et les cuirassiers de Kellerman pour flanquer la position prussienne, et à Ney de se porter dans la nuit du 17 au 18 sur Ohain, sur le trajet entre Mont St Jean et Wavre, pour retenir les anglais le plus longtemps possible. De son coté, Blucher attend le corps de Bulow en milieu de journée.

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Message non luPublié: Sam 23 Mai 2009 23:47 
Académicien
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18 juin : double bataille d’Ohain et Wavre.
A 6 heures du matin, Wellington se rend compte que l’armée française a disparu. Ce qu’il a vu la veille n’a non seulement pas été renforcé, mais s’est redéployé sur son flanc gauche, entre lui et les prussiens. Sans attendre de nouvelles de Blucher confirmant que le gros des français est à Wavre, Wellington décide de marcher en force vers Wavre, à 12 km de là.
Ma table faisant 2m40, il y a exactement 12 km entre Hougoumont (la petite tour) et Wavre en haut à droite de la photo suivante. Sur la première photo, l’armée anglo-alliée déployée sur le Mont St Jean. Ney est à Ohain et son bois, sur la droite, prêt à barrer la route. La seconde photo montre Blucher déployé derrière la Dyle, son troisième corps en réserve. Face à lui, Napoléon a déployé de gauche à droite le deuxième corps sous Reille, le troisième sous Vandamme et le quatrième sous Gérard. Mouton et la Garde sont en réserve. L’Empereur sait aussi que les anglais mettront du temps avant d’arriver, et compte bien prendre un avantage décisif sur les prussiens avant l’arrivée massive des anglais. La troisième photo montre l’espace entre les deux batailles, pour l’instant séparées.

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Tranche 6-13 heures : Ohain
On ne bouge pas 90.000 hommes sur un claquement de doigts, et Wellington le sait. Il doit neutraliser Ney, si possible en faire le tour, sinon s’en débarrasser le plus rapidement possible. Il ordonne à une partie de sa réserve de cavalerie sous Uxbridge, marchant plus vite que l’infanterie, de contourner Ney par le nord et de menacer le flanc français à Wavre. Il le fait suivre du deuxième corps de Hill. Pendant ce temps il porte Orange et le premier corps sur Ney. Comme l’indique la photo, le groupement de Ney va jeter pas mal de dés, bon chef, cuirassiers, bonne position défensive, réserve d’artillerie. De son coté les anglais n’ont que l’avantage du nombre. Wellington se rendant compte qu’il doit aussi s’engager avec sa réserve par le sud de Ney, apportant pas mal de dés supplémentaires. Ney va résister 5 heures aux assauts anglais, engageant ses 23.000 hommes, face à 60.000 anglo-alliés. A 13 heures, son contrat est rempli, son moral casse mais il a fortement retardé, et abimé, son adversaire. Il réussit même à faire casser au moral les hollandais.

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Tranche 6-13 heures : Wavre
Napoléon sait que le temps est compté avant l’arrivée de Bulow et des anglais. Dés 7 heures il renforce ces deux attaques au travers de la Dyle par des unités de la Garde, ne gardant en réserve que les Grenadiers de Friant. Vandamme et Gérard peuvent ainsi jetter de grandes quantités de dés. Vandamme après deux heures et Gérard après 4 réussissent à franchir la rivière et neutraliser l’avantage défensif. De son coté, Grouchy, Reille et Kellerman tapent d’emblée très fort, et obligent Blucher à renforcer ce combat par une partie de sa réserve. A 10 heures, ses premier et deuxième corps cassent, et sa deuxième ligne doit les remplacer. Les deux chars d’assaut français poursuivent leur avance. Il était temps, c’est également l’heure ou la cavalerie anglaise arrive en vue de Wavre, et Reille doit redéployer une partie de son corps contre cette nouvelle menace.

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Tranche 13-17 heures : tout se joue.
A 13 heures, Bulow et Hill arrivent, contenus par les réserves de Vandamme et Gérard pour l’un, par le sixième corps de Mouton que Napoléon a fait suivre Reille, pour l’autre. Pendant ce temps, Wellington fait mouvement vers Wavre avec ces deux corps restants. A 14 heures, ce qu’il reste des trois premiers corps prussiens cassent à leur tout, la cavalerie anglaise à un contre 3 prend d’énormes pertes, mais à 15 heures le reste de l’armée anglaise arrive. Pourtant, la déroute des trois corps prussiens a rendu Vandamme et la Garde disponible, qui peuvent bientôt engager les nouveaux arrivants, pendant que Gérard flanque Bulow.
A 17 heures, tout est joué. Bulow casse également (il est composé de deux tiers de landwehr), suivi des corps anglais, qui ont déjà pris de grosses pertes morales face à Ney ou ont combattu depuis 4 heures avec pour moitié des hollandais ayant mauvais moral. Ces cassages successifs remontent à chaque fois le moral de l’adversaire, qui finit la journée fatigué et avec des pertes, mais avec un moral pratiquement intact. Napoléon peut lâcher ses 18.000 hommes de cavalerie restant sur les deux armées ennemies en plein déroute.

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Conclusion.
L’armée française a perdu 20.000 hommes pendant cette double bataille, pour moitié du corps de d’Erlon, les anglais 9.000 et les Prussiens 16.000, avant même la poursuite. L’ennemi n’a aucune troupe fraîche à opposer aux français qui pourront entrer à Bruxelles et faire une poursuite digne de Iéna.
Bien sur, il aurait pu aussi en être tout autrement…

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Message non luPublié: Mer 27 Mai 2009 15:47 
Vieille barbe
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Merci! Et je vois que ma manière de gérer les combats avec manoeuvre était justifée!

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