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Message non luPublié: Dim 24 Juin 2018 12:49 
Grognard
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Depuis 1947 et la disparition de l'Empire des Indes, le Cachemire fait l'objet de vives tensions entre l'Inde et le Pakistan. A plusieurs reprises, les deux pays se sont affrontés pour le contrôle de cette région riche en ressources minérales et, plus important encore, en eau. La Chine et l'Inde se sont également opposées en 1962 dans les régions frontalières de la chaîne de l'Himalaya, alors que le Pakistan cédait à son allié chinois l'Aksai Chin et la vallée de Shaksgam. Aujourd'hui encore, si Pékin contrôle l'ensemble des territoires qu'il convoitait dans la région, ni l'Inde, ni le Pakistan n'ont renoncé à leur prétention sur l'ensemble du Cachemire. Entre ces trois nations qui ont désormais accès à l'arsenal nucléaire et qui ont dépensé des fortunes ces dernières années pour améliorer leurs forces militaires conventionnelles, le risque de conflit reste élevé.

Hello à la communauté,

Un petit CR de mon premier contact avec la série Next War, sur le troisième opus (Inde-Pakistan); partie jouée en solitaire (moi vs moi) sur le module Vassal. J'utilise les règles Standards du jeu, sans la règle optionnelle sur les ravitaillements (afin de pouvoir tester les parachutistes loin en zone ennemie sans contrainte). Du GSR (Game Specific Rules), je n'utilise que les règles sur l'infanterie de montagne et les avant-postes de combat. Le scénario joué est Kashmir, le premier et le plus simple.

Situation:

Ce scénario représente une attaque combinée du Pakistan et de la Chine sur la région du Cachemire. Les objectifs du Pakistan sont d'utiliser l'avantage conféré par le soutien chinois pour rapidement gagner du terrain et s'y ancrer avant que l'Inde puisse mobiliser une force suffisante pour une contre-attaque. Le support aérien de la Chine, combiné à des provocations dans l'est de l'Inde et des feintes le long de la frontière sud du Cachemire doivent limiter la capacité de l'adversaire à envoyer des renforts. Ce scénario n'utilise qu'une partie de la carte et des unités, et a des conditions de victoire spéciales.

Bienvenue au Cachemire, qui représente environ un tiers de la carte totale. Le terrain est particulièrement accidenté et boisé; on y trouve ainsi des (hauts) plateaux, des montagnes, et bien sûr de la haute montagne (infranchissable, sauf par les routes, et gênant les opérations aériennes). Quelques routes plus ou moins praticables, qui devraient être les principaux axes de déplacement des troupes, traversent le coin. Enfin, les villes de Srinagar (la capitale de la région) et Baramula devraient être les gros points chauds de ce conflit.

Image


A noter, les croix rouges indiquent les limites du scénarios. Les croix jaunes quant à elles délimitent une zone dans laquelle les forces pakistanaises et chinoises n'ont pas le droit de pénétrer.

Forces en présence:

L'armée indienne dispose d'éléments du XIVème corps en manœuvre dans la région. Ainsi, les 56ème et 79ème brigades d'infanterie de montagne, ainsi que les 70ème, 102ème et 121ème brigades d'infanterie sont en exercice sur la route qui relie Srinagar à Kargil. Ces hommes sont tous aguerris au combat en montagne (déplacements facilités sur ce terrain, ainsi que bonus au combat). Le XVème corps dispose quant à lui de deux divisions dans la région. La 28ème division d'infanterie de montagne est en surveillance frontalière au sud de Taobat, alors que la 19ème division d'infanterie stationne à Baramula (il s'agit d'une unité d'infanterie "classique"). Enfin, sur la base aérienne de Srinagar, la 50ème brigade de parachutistes a pris ses quartiers, ainsi qu'un escadron d'hélicoptères de combat Rudra. L'Inde possède également deux avant-postes de combat mais ils seront placés après les mouvements d'avant-partie (et il y en a dans ce scénario).

Du côté pakistanais, c'est l'effervescence ! Le Xème corps termine ses préparatifs; les 12ème divisions d'infanterie a et b stationnent à l'est d'Islamabad, prêtes à foncer vers Baramula, suivies de près par le reste du corps composé de deux divisions d'infanterie (la 19ème et la 23ème), la 111ème brigade d'infanterie, et surtout la 8ème brigade blindée. Les cinq brigades de montagne du FCNA (Force Command Northern Areas), qui forment une division spéciale au sein du Xème corps, ont pris place dans les montagnes, au nord de la frontière indienne, alors qu'un escadron d'AH-1 est stationné sur la base aérienne de Rawalpindi (à côté d'Islamabad).

Rawalpindi, c'est également là que patientent les troupes chinoises envoyées par Pékin pour soutenir son allié pakistanais. La force chinoise se compose de trois brigades de parachutistes (les 127ème, 128ème et 129ème) et d'un escadron d'hélicoptères de combat équipé des récents WZ-10.

Un plan simple:

Frapper vite et fort ! Bénéficiant de l'effet de surprise et de l'initiative les deux premiers tours (j'y reviendrai), les pakistanais et leurs alliés chinois entendent prendre de vitesse leurs adversaires. Leur objectif est de prendre le contrôle de la vallée du Cachemire et de la verrouiller avant l'arrivée des renforts indiens. Pour cela, les parachutistes chinois profiteront de l'avantage dans les airs de l'aviation pakistanaise au début de l'engagement pour sauter au sud ou à l'est de Srinagar (j'hésite encore sur la "drop zone"); en effet, si le terrain est peu propice à ce genre d'opération, il existe au sud de la vallée quelques zones moins accidentées et boisées où ils pourront atterrir sans (trop de) dommage. L'objectif des paras sera de prendre le contrôle de la base aérienne de Srinagar et de neutraliser l'escadron d'hélicoptères qui s'y trouve. Cet objectif étant prioritaire, ils seront soutenus dans leur assaut par un maximum de moyens aériens. Dans le même temps, trois brigades du FCNA se regrouperont autour de Taobat pour engager la 28ème division d'infanterie indienne et si possible la "clouer" sur place (j'ai en effet du mal à penser qu'ils aient la puissance suffisante pour la vaincre). Les deux autres brigades du FCNA auront pour objectif de couper la route entre Kargil et Srinagar afin de retarder l'arrivée des renforts; ils devront tenir le plus longtemps possible cet axe ! Enfin, le gros des troupes aura la charge de prendre Baramula, véritable verrou à l'entrée de la vallée, avant de se scinder pour aller renforcer au sud, les parachutistes à Srinagar, et à l'est, les forces du FCNA.

Autres informations:

Le scénario se joue en 4 tours (soit à peu près deux semaines, un tour valant environ 3,5 jours). Un hexagone vaut 12 kms (7,5 miles). La météo sera ensoleillée pour la durée de la partie. Le transport aérien est interdit (mais bon, il y a peu d'aéroports dans la région) mais les opérations aéroportées sont autorisées. Les parachutages sont limités par le GSR (en "Stacking Point" -point d'empilement-; 1 pour l'armée indienne, 4 pour l'armée chinoise, et ce par phase de mouvement).

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"Je crois que pour tout homme, l’apothéose vient lorsqu’il s’est bien battu pour la bonne cause et gît, épuisé, sur le champ de bataille… victorieux !" - Vince Lombardi.


Dernière édition par Uphir le Lun 25 Juin 2018 11:00, édité 1 fois.

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Message non luPublié: Dim 24 Juin 2018 17:46 
Grognard
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Pre-game moves:

Les forces pakistanaises ont bien préparé leur coup et se mettent en mouvement durant la nuit précédent l'offensive; en terme de jeu, elles bénéficient d'un demi-mouvement gratuit avant le début du tour 1. Il s'agit d'un mouvement au sol (sans opération aéroportée). Aussitôt, le Xème corps se met en route vers la frontière. Le terrain montagneux empêche de "couper à travers champs" et c'est une longue file de soldats et de matériel militaire qui s'engage sur les routes défoncées des hauts plateaux. Plus à l'est, dans les montagnes, les 61ème et 150ème brigades du FCNA font route pour rejoindre la 80ème à Taobat, tandis que les 62ème et 323ème brigades coupent à travers les sommets pour s'embusquer à l'est de Baltal.

Ceci fait, les forces indiennes peuvent positionner les deux avant-postes dont ils disposent. Ceci dit, les choix sont limités (les avant-postes doivent être positionnés le long de la frontière). L'un d'entre eux occupera donc une position dans la petite ville d'Uri, à l'ouest de Baramula, et servira de première ligne de défense à cette dernière. Le deuxième quant à lui vient prendre position sur la frontière au sud de Taobat, renforçant ainsi la position défensive de la 28ème division d'infanterie de montagne indienne.

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Message non luPublié: Lun 25 Juin 2018 09:33 
Grognard
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Tour 1 - Météo, Initiative et Air/Naval phase:

S'agissant de mon premier tour et dans un soucis didactique, je vais le détailler et livrer quelques impressions. Je rappelle que pour ce scénario, j'utilise les règles Standards (donc la séquence de jeu Standard).

Phase météo: au choix du joueur qui a l'initiative au premier tour, puis ensuite tirée aléatoirement. Comme indiqué précédemment, ici, elle sera "clear" pour l'ensemble du scénario. Donc aucune incidence, sachant que le mauvais temps (couvert et tempête) affecte les opérations aériennes et navales.

Phase de ravitaillement (optionnelle): j'ai décidé ici de ne pas l'utiliser pour les raisons évoquées en préambule.

Phase d'initiative: l'une des originalités de la série, et un mécanisme que personnellement j'apprécie. Il simule "l'élan" qui porte une armée qui enchaîne les succès sur le terrain, le "momentum" dans la langue de Shakespeare. Le tour peut donc être "contesté" ou à l'initiative d'un des deux camps; si tel est le cas, la séquence de jeu s'enrichit d'une phase de mouvement et de combat supplémentaire, phase plutôt favorable au joueur ayant l'initiative (en gros, il va pouvoir se déplacer deux fois et combattre deux fois avant que l'ennemi ne réagisse). Autant dire qu'une armée qui a le "vent favorable" peut faire de gros dégâts.

Là où la mécanique est intéressante, c'est que pour conserver l'initiative (ou la prendre), il faut acquérir à chaque tour un certain nombre de points de victoire, ce qui oblige à chercher à "avancer", à prendre des risques, sous peine de se retrouver enlisé dans une guerre de positions peu productive. En l'occurrence, pour ce scénario, l'initiative est définie à l'avance; aux pakistanais les deux premiers tours, puis contestée pour le troisième, et aux indiens pour le quatrième (et dernier) tour. Je suis malgré tout impatient de voir comment cela fonctionne sur un scénario "classique".

On peut s'étonner toutefois qu'un camp puisse bouger jusqu'à trois fois en un seul tour de jeu, mais à la réflexion, en prenant le cas le plus favorable (une unité de blindés avec un mouvement de 6 qui circule sur une autoroute par beau temps sans rencontrer aucune adversité), la distance parcourue sera de 648 kms en 3 jours et demi (soit un peu moins de 200 bornes par jour); cela ne me paraît pas déconnant. De même, une unité "pédestre" fera environ 20 kms par jour le long d'une route.

Phase Air/Naval: il s'agit ici de déterminer qui domine les cieux et les mers. Dans le jeu Standard et pour les airs (j'avoue avoir survolé les règles sur tout ce qui est opérations maritimes vu qu'il n'y en a pas dans cet opus), il s'agit de jeter un dé et de regarder sur un tableau de combien de point(s) on dispose pour ce tour. La différence entre les points des deux camps détermine qui a l'avantage pour le contrôle des airs (ce qui est primordial, le camp désavantagé ayant de gros malus dès lors qu'il s'agit de tester le succès d'une mission aérienne). Ici, tout est indiqué par le scénario; ce sera (pour ce tour) 4 points pour l'aviation pakistanaise et 2 points pour sa rivale. Les pakistanais seront considérés comme "avantagés" alors que normalement, il faut au moins quatre points de différence pour bénéficier de ce statut).

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Message non luPublié: Lun 25 Juin 2018 11:42 
Grognard
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Tour 1 - Phase de mouvement et de combat d'initiative:

Entrons dans le vif du sujet...

Segment de mouvement (d'initiative): le jeu propose tous les types de déplacement qu'une armée moderne peut posséder; des "pieds" aux parachutistes en passant par les troupes aéroportées (en distinguant les unités dont c'est la spécialité et qui possèdent leurs propres transports et celles qui n'utilisent que les moyens globaux de leur camp en la matière) et les assauts amphibies (mais je verrai cela quand j'attaquerai le volume sur Taïwan). La seule chose dont il faut se souvenir, c'est que dès lors qu'on opère par les airs, on est soumis à la DCA adverse (en jeu Standard, un test sur la table "ADF": Air Defense Fire).

Le Xème corps poursuit sa progression le long des routes, remontant plein nord jusqu'à Muzaffarabad, avant de piquer vers le sud-est et la frontière indienne. La 8ème brigade blindée, plus mobile, en profite pour dépasser les troupes à pied et franchir la "ligne jaune"; la voilà au contact de l'avant-poste situé au sud-ouest de Baramula. Si le terrain ne lui est pas favorable, sa puissance de feu et l'effet de surprise devraient lui permettre de passer facilement cet obstacle. L'arrière garde reste au niveau des faubourgs de Muzaffarabad où la présence d'un aérodrome me donne des idées pour une éventuelle opération aéroportée (les hélicoptères ne pouvant pas charger n'importe où). Plus à l'est, les 61ème, 150ème et 80ème brigades du FCNA font leur jonction à Taobat, alors que leurs camarades des 62ème et 323ème franchissent la frontière et s'approchent de leurs homologues indiens.

Sur la base aérienne de Rawalpindi, les parachutistes chinois embarquent à bord des vieillissants Il-76 (en attendant l'arrivée des tout nouveaux Y-20); dans quelques heures, ils sauteront sur le Cachemire.

Image

Il-76 de l'Armée de l'Air chinoise photographié à Perth (Australie)


Regardons en détail comment cela va se passer. L'unité de parachutistes doit commencer son mouvement sur une base aérienne (ou un aérodrome) qui n'est pas située dans la zone de contrôle d'une unité ennemie (très classiquement, une ZOC est composée de l'hexagone contenant l'unité et des six hexagones adjacents... avec quelques exceptions liées à la taille de l'unité -trop petite, elle n'exerce pas de ZOC- et au terrain -pas de ZOC à travers une rivière ou en montagne par exemple-). On trace ensuite une ligne vers l'hexagone cible sans limite de distance (ce qui rend les paras très mobiles passé la condition de départ); on ne peut toutefois pas sauter sur un hexagone occupé par une unité ennemie, de même que sur un centre urbain, sur les terrains trop montagneux, ou directement sur les installations (base aérienne, site de missiles) ennemies. On résout le résultat du saut par un jet sur une table et si tout se passe bien, les paras bénéficient d'un mouvement gratuit leur permettant d'avancer d'une case, par exemple dans une ville ou une installation vide d'unité adverse (gare aux objectifs non protégés). Ah oui, juste un "léger" détail; avant d'arriver à destination, il faut passer la défense anti-aérienne !

Image


Deux DZ me font de l'oeil pour mon opération. L'hexagone marqué d'un "1" présente l'avantage d'être la zone la plus facile pour atterrir (c'est une plaine boisée), mais il offre ensuite un angle d'attaque défavorable (à travers un pont). L'hexagone "2" est plus difficile (un terrain accidenté boisé), mais m'ôte l'obstacle de la rivière pour mon attaque à venir. Ce sera dans tous les cas difficiles, mais il y a quand même un point positif; l'unité de parachutistes indienne qui se trouve là n'exerce pas de ZOC (elle n'a qu'un seul Stacking Point, et il en faut deux pour "contrôler" les hexagones adjacents). Je n'aurai donc pas de malus à mon jet de saut, autre que celui du terrain bien entendu.

Après une longue attente sur le tarmac chauffé par le soleil, la décision tombe; ce sera la DZ "2". Aussitôt, la tension monte d'un cran, tant par le choix de la zone de largage que par l'âpreté des combats à venir. Srinagar n'a beau être défendue que par une unique unité de paras, ils ne se rendront pas sans combattre. C'est l'un des partis pris de la série expliqué dans une note de conception; les auteurs estiment qu'un conflit entre deux armées conventionnelles modernes de puissance équivalente sera forcément meurtrier de part la puissance de feu et la létalité des armes contemporaines. Il est donc rare de vaincre sans perte, sauf rapport de force disproportionné...

J'embarque donc mes trois brigades de paras (pour un total de 3 Stacking Point, donc dans la limite autorisée pour les chinois) et let's go ! Comme mes unités se déplacent en "pile" (même point de départ et d'arrivée), l'opération est considérée comme une seule et même mission aérienne, soit un seul jet sur la table de la défense antiaérienne (on peut noter que les règles prévoient, lorsque l'on a l'avantage de la domination aérienne, de ne pas courir de risque lorsque l'on opère à l'intérieur des frontières de son pays); mais comme l'on s'approche d'un site sensible (la base aérienne de Srinagar), j'ai un malus pour ce jet (-2) que je décide de diminuer d'un point en consacrant un point d'aviation à l'escorte de mes transporteurs (concrètement, les Air Points servent soit à escorter les missions de transport, soit à soutenir les troupes au sol). La chasse pakistanaise a donc la charge de nettoyer les cieux pour mes avions de transport... et elle s'en acquitte à merveille ! (un jet de 3 -sur 1d10- qui se transforme en 2 avec le malus; ça passe tout juste ! Sans l'escorte, mes paras auraient dû faire demi-tour !).

Le ciel du Cachemire se remplit de corolles alors que les Il-76 déversent leur cargaison humaine. Il est temps de voir comment cela se passe au sol. J'ai eu un petit doute sur les règles à la première lecture, ne sachant pas si il fallait faire un jet global pour la pile ou un par unité; toutefois, le texte faisant référence à "Unit" sans "s", il est évident qu'il s'agit d'un jet par unité (ce qui paraît logique au vu de la table, laquelle ne prévoit au maximum qu'un pas de perte en jeu Standard, ce qui avantagerait largement les grosses "piles" de paras si un seul jet était effectué pour tout le "stack"). A l'exception de la 129ème brigade qui voit une partie de ses hommes rater la zone de saut et se retrouver dispersés dans la région (un pas de perte), l'opération est plutôt un succès. Mais déjà, l'alarme résonne sur la base aérienne indienne alors que les pilotes se ruent vers leurs hélicoptères.

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Message non luPublié: Mar 26 Juin 2018 09:21 
Grognard
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Tour 1 - Phase de mouvement et de combat d'initiative (suite):

Segment de combat (d'initiative): les combats à Next War sont assez classiques; on établit le ratio entre la force de l'attaquant et la force du défenseur (ratio arrondi à l'avantage du défenseur), et l'on va croiser sur une table le rapport de force ainsi calculé avec la nature du terrain où a lieu le combat et le jet d'1d10. Il faut faire petit (le "0" valant zéro et non dix). Bien entendu, de nombreux facteurs vont modifier le ratio initialement calculé. Il y a en gros trois types de modificateurs; ceux qui modifient la "force" des pions (en attaque ou en défense), ceux qui influent sur la colonne de lecture des résultats et ceux qui jouent sur le résultat du dé (DRM; Dice Roll Modifier). La CRT (Combat Results Table) est un modèle de clarté, reprenant tous les bonus / malus dispersés au fil des règles; c'est vraiment rapide à lire et exhaustif !

Pour ce premier tour, la surprise joue à plein pour les pakistanais qui bénéficient d'une colonne de décalage pour tous leurs combats. On va donc essayer de bousculer au maximum les forces indiennes !

Je décide de commencer par un combat en apparence facile; la 8ème brigade blindée engage l'avant-poste de combat indien proche de Baramula qui ne contient qu'une poignée de gardes frontaliers. Bien que l'on soit en montagne, les blindés peuvent attaquer car ils disposent d'une route pour circuler; en revanche, ils voient leur force d'attaque divisée par deux (de 5, ils passent à 3). Potentiellement, ils auraient pu également voir leur force divisée par deux du fait qu'ils attaquent au travers d'une rivière (bien placé cet avant-poste !) mais une unité ne peut voir son potentiel de combat diminué de moitié qu'une seule fois. L'avant-poste a une défense de 2. Le ratio de départ sera donc de 1,5:1 qui se transforme en 2:1 grâce à la surprise... et en 3:1, l'Efficiency Rating (ER), qui mesure l'efficacité d'une troupe au combat (reflet à la fois de son entraînement, de son équipement, et de la qualité de ses officiers), des blindés pakistanais étant supérieurs à celui de la poignée d'éclaireurs indiens (6 contre 5). Confiantes dans leur supériorité, les troupes d'invasion ne jugent pas utile de demander un appui aérien. Il en est de même pour les soldats indiens qui savent que leur chance de résister est extrêmement mince, bien qu'ils puissent se dissimuler dans la petite ville frontalière qu'ils occupent (+1 DRM).

Les combats dans les rues d'Uri sont terribles; sans surprise, les maigres défenses de l'armée indienne sont vaincues mais non sans résister farouchement, détruisant et endommageant plusieurs chars (un pas de perte partout). La ville tombe sous le joug pakistanais (étant une ville mineure, aucune opération de nettoyage n'est nécessaire; j'y reviendrai).

Un peu plus complexe maintenant, l'action des parachutistes chinois à Srinagar.

Image


C'est l'une des clefs de la vallée et les deux camps en ont bien conscience; tous les moyens seront employés pour prendre ou défendre la cité de la "Richesse Abondante".

Le calcul de base est assez simple. Les trois brigades attaquantes totalisent une force de 5, alors que les défenseurs ont une défense de 4. Il n'y a pas de modificateur de force, Srinagar étant considéré comme une cité et non comme un centre urbain (il existe trois "tailles" de ville dans le jeu; Town / City / Urban, cette dernière catégorie offrant de gros bonus aux unités d'infanterie en défense). Ce n'est pas pour autant que les villes sont sans défense. On l'a vu dans le combat précédent, les plus petites (Town) offrent un DRM favorable aux défenseurs (+1). Les "City" quant à elles offrent... deux colonnes de décalage en faveur du défenseur ! Voici donc nos paras chinois opposés à forte partie; d'un ratio initial de 1:1 (1,25 arrondie en faveur du défenseur), les voilà à 1:2 (en comptant la colonne de décalage liée à la surprise qui compense en partie le bonus de défense de la cité).

Aussitôt, et comme cela était prévu initialement, les officiers demandent des frappes aériennes sur la ville. L'aviation pakistanaise entre en action (à concurrence de 2 points -4 étant le maximum pour l'attaquant pour soutenir un combat-); la défense antiaérienne s'avère inefficace. L'armée de l'air indienne tente également de soutenir ses troupes au sol (l'Inde dépense ses 2 Air Points du tour; le maximum autorisé pour le défenseur); bien qu'ils opèrent au-dessus de leur territoire, les pilotes indiens sont soumis à un test ADF étant désavantagés dans la supériorité aérienne. Un point est "neutralisé", donnant un résultat net de -1 au DRM.

Comme si cela ne suffisait pas, les Zhi-10 chinois qui ont décollé un peu plus tôt de la base de Rawalpindi se jouent de la DCA et surgissent de derrière les montagnes pour arroser les positions défensives indiennes (un attaquant peut affecter jusqu'à deux unités d'hélicoptères en soutien mais Srinagar est hors de portée de l'escadron d'AH-1 pakistanais qui a un rayon d'action plus court). Les Rudras décollent à leur tour (une unité d'hélicoptère autorisée pour le défenseur) et vont pilonner les troupes chinoises malgré la chasse ennemie. Les deux unités ont une valeur de soutien de 1; leur bonus se neutralisent donc.

Au sol, c'est la 127ème brigade aéroportée de l'Armée Populaire de Libération qui mène l'assaut (elle est arrivée intacte au sol et bénéficie donc d'une "efficacité" de 6, soit équivalente aux paras indiens; en revanche, elle sera la première à encaisser des pertes si il doit y en avoir). Le DRM final est de -1 (favorable à l'attaquant) du fait de:


  • Pour le pakistanais: -1 lié au soutien de son aviation, -1 lié au "résidu" du ratio calculé (lorsque ce dernier ne tombe pas juste, le résultat est arrondi en faveur du défenseur mais l'attaquant bénéficie d'un bonus sur son dé si il a une force d'attaque supérieure à la défense).

  • Pour l'indien: +1 lié à la présence d'une "Installation" dans l'hexagone défendu (en l'occurrence la base aérienne de Srinagar).

Le dé donne un... 2, qui avec le DRM favorable, se transforme en 1. C'est un excellent résultat pour les paras chinois... dont nous étudierons les conséquences d'ici peu.

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Un Zhi-10 chinois en démonstration

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Message non luPublié: Mar 26 Juin 2018 12:16 
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Tour 1 - Phase de mouvement et de combat d'initiative (suite):

Segment de combat (d'initiative): je n'espérais pas une telle efficacité; au prix d'un pas de perte (encaissé par la 127ème qui était désignée pour mener l'assaut), deux pas de perte sont infligés aux paras indiens qui sont éliminés (1 premier point de victoire pour les pakistanais). Les troupes chinoises pénètrent dans Srinagar... qui n'est pas encore soumise !

En effet, Next War simule, grâce à un mécanisme que j'apprécie particulièrement, la difficulté de sécuriser une zone fraichement conquise (notamment les grands centres urbains). Ainsi, certains hexagones comme les villes ou les installations ennemies nécessitent de mener une opération de nettoyage afin de définitivement en prendre le contrôle. C'est le cas de Srinagar (une cité dotée d'une base aérienne); les 127ème et 128ème brigades sont donc chargées d'éliminer les dernières poches de résistance (avance après combat). Elles reçoivent un marqueur "Clearing Operations"; ce marqueur, tiré aléatoirement, porte sur sa face cachée une valeur qui symbolise la "résistance" des dernières poches ennemies. Comme il ne sera révélé que bien plus tard dans la séquence de jeu, on ne sait pas pour le moment si les deux unités déployées seront suffisantes pour sécuriser la ville (la 129ème brigade aurait pu également participer à l'opération mais elle cible le contrôle d'un petit aérodrome plus au sud au cas où la base aérienne de Srinagar ne tomberait pas à ce tour).

Il est à noter que pour le moment, Srinagar est toujours considérée comme contrôlée par l'armée indienne ce qui permet aux Rudras d'être toujours opérationnel (les hélicoptères de combat peuvent effectuer deux sorties par tour de jeu, mais une seule par segment).

Pendant que la lutte pour le contrôle de la capitale régionale se poursuit, les forces du FCNA lancent également leur assaut.

Les 323ème et 62ème brigades de montagne attaquent le 79ème de montagne indien sur la route qui mène à Baltal; malheureusement, l'embuscade ne surprend pas des soldats indiens vigilants qui malgré les pertes (un pas) repoussent l'assaut (deux pas de perte pour les unités du FCNA). Tenir la route de Baltal est pourtant vital pour ralentir la contre-attaque indienne !

Un peu plus à l'ouest, l'aviation pakistanaise mène un raid sur les positions indiennes au sud de Taobat (dépense du dernier Air Point) pour appuyer l'assaut des trois brigades du FCNA face à la redoutable 28ème division d'infanterie de montagne indienne qui occupe des avant-postes de combat le long de la frontière. La brutalité de l'attaque oblige les indiens à abandonner leurs positions défensives (un pas de perte, l'avant-poste de combat est détruit; en défense, l'avant-poste encaisse toujours le premier pas de perte quelle que soit l'unité désignée comme "leader") non sans avoir infligé des pertes à leurs adversaires (un pas encaissé par la 150ème brigade).

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La situation est donc la suivante: la 8ème division blindée (pion vert 2-2-6) est aux portes de Baramula et l'on peut distinguer le reste du Xème corps sur ses arrières (pion vert 6-9-4). Les paras chinois (pions rouges) nettoient Srinagar, alors que les troupes de montagne du FCNA se heurtent à leurs homologues indiens sans véritable gain.

Segment de mouvement de réaction des troupes d'élite: ouf ! Un nom bien long pour indiquer que c'est au tour de l'armée indienne de réagir. Nous sommes toujours dans la phase d'initiative du joueur pakistanais; de fait, seules les troupes "d'élite" (c'est à dire avec une valeur d'efficacité de 6 ou plus) peuvent réagir, et encore... elles sont limitées à un mouvement (au sol), à condition de ne pas être dans une ZOC ennemie. Cela représente à mon sens assez bien la désorganisation qui peut s'emparer d'une armée alors qu'elle est attaquée de tous côtés et cède du terrain; seules les troupes les mieux entraînées et commandées peuvent "improviser" dans un premier temps pour limiter la casse.

La 56ème brigade de montagne (ER 6) se rapproche donc de Srinagar pour observer la situation. Les autres unités restent sur place. La 28ème division pourrait bouger car il n'y a pas de ZOC en montagne mais elle tient pour le moment en respect trois unités adverses.

Segment de mouvement d'exploitation: les troupes pakistanaises (et leurs alliés chinois) ont le "momentum" et peuvent à nouveau bouger à condition de ne pas être dans une ZOC ennemie. C'est le cas de l'arrière garde du Xème corps qui se rapproche de Baramula. Les troupes du FCNA qui se sont faites accrocher à l'est de Baltal rompent quant à elles l'engagement (pas de ZOC en montagne, elles peuvent donc quitter leur position bien qu'elles soient adjacentes à des unités indiennes). Enfin, la 129ème brigade de parachutistes chinois traversent la rivière pour s'emparer de l'aérodrome au sud de Srinagar (ces terrains d'aviation -Airfield- ne sont pas considérés comme des Installations et ne nécessitent donc pas d'être nettoyés pour en prendre le contrôle).

Segment de combat d'exploitation: les pakistanais peuvent à nouveau combattre mais ces deuxièmes combats de la phase se font avec un malus de deux colonnes (que les unités aient bougé ou non); ce malus représente la fatigue des unités après plusieurs jours passés à se déplacer et à combattre. Malgré l'effet de surprise toujours actif (une colonne de bonus), la tâche s'avère délicate et aucun engagement ne peut être pris à la légère durant ce segment.

Les troupes du Xème corps restent dans les faubourgs de Baramula; le rapport de force est défavorable, l'axe d'attaque aussi (à travers un fleuve), sans compter l'avantage procuré par la ville aux défenseurs. Ce serait suicidaire, et ce d'autant plus que le commandement pakistanais aimerait bien retirer la 8ème brigade blindée, qui a déjà perdu de son potentiel de combat, de la première ligne. En retour, il est improbable que les soldats indiens tentent quelque chose; on attend donc de part et d'autre !

Du côté de Taobat, c'est un peu la même chose; la résistance de la 28ème division a surpris les troupes du Commandement Nord qui n'osent lancer un nouvel assaut. Il convient donc d'attendre pour reposer les hommes, et ce d'autant plus qu'ils sont basés du côté pakistanais de la frontière et que malgré le casus belli en bonne et due forme, il est probable que les officiers indiens hésitent d'initiative à franchir la ligne jaune (c'est en fait l'une des règles propres au scénario, à savoir que les unités indiennes n'ont pas le droit de pénétrer dans un hexagone situé au Pakistan... rien n'interdit en revanche de combattre à travers la frontière !).

La situation des paras à Srinagar est plus complexe. Avec l'échec des troupes de montagne pour couper la route de la vallée, le XIVème corps indien va débouler à toute vitesse; d'ailleurs la 56ème brigade d'infanterie de montagne se déploie déjà dans les contreforts qui dominent la cité alors même que cette dernière n'est pas totalement sous contrôle. Mais les soldats chinois ne peuvent être partout à la fois; la contre-attaque indienne risque d'être terrible !

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"Je crois que pour tout homme, l’apothéose vient lorsqu’il s’est bien battu pour la bonne cause et gît, épuisé, sur le champ de bataille… victorieux !" - Vince Lombardi.


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Message non luPublié: Mer 27 Juin 2018 07:40 
Grognard
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Tour 1 - Phase de mouvement et de combat d'initiative (suite et fin):

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Soldats indiens, infanterie de montagne


Si la perte de la brigade de parachutistes de Srinagar provoque un émoi national, à New Delhi, certains se frottent les mains; l'inqualifiable agression du Pakistan va enfin permettre de châtier cet indélicat voisin ! Il est l'heure pour la 7ème armée du monde d'entrer en action.

Segment de mouvement de réaction: cette fois-ci, toutes les unités indiennes sont éligibles pour bouger et tous les types de mouvement sont autorisés (même si ici, on se contentera de mouvements terrestres, l'Inde ayant perdu sa seule unité ayant des capacités d'aéromobilité).

Le XIVème corps se met en mouvement; les 102ème et 121ème brigades filent rejoindre la 56ème pour tenter de reprendre la capitale régionale. La 70ème et la 79ème s'établissent dans les hauteurs de Baltal pour prévenir une nouvelle tentative des pakistanais de couper cet axe qui permet l'accès à la vallée du Cachemire. Les deux divisions du XVème corps restent quant à elles en position. Toutefois, à Baramula, les officiers indiens ordonnent à leurs hommes de placer des charges sur les ponts qui mènent à la ville; si jamais ils ne parvenaient pas à résister à l'offensive, ils leur resteraient cet ultime recours pour gagner du temps.

Voyant les renforts tout proche, l'escadron d'hélicoptères basé à Srinagar choisit de ne pas se transférer vers une autre base malgré la présence chinoise. Si d'aventure la ville venait à tomber (réussite de l'opération de nettoyage), il pourrait subir des pertes au sol, voir être détruit durant son transfert dans l'urgence (probabilité d'autant plus grande que les cieux sont favorables aux pakistanais).

Segment de combat de réaction: l'armée indienne passe à l'attaque; les "montagnards" du XIVème corps, la 56ème en tête (pour bénéficier de son efficacité de 6), lancent l'attaque sur Srinagar, appuyé par les hélicoptères Rudra (deuxième et dernier raid du tour pour eux). En très mauvaise posture, les parachutistes chinois demandent l'intervention des Zhi-10 (deuxième et dernier raid pour eux aussi), mais ces derniers sont accueillis par un feu nourri sur site et doivent rebrousser chemin après avoir perdu plusieurs appareils; 0 au test d'ADF, avec un DRM de -3 lié à la proximité de la base aérienne indienne et au survol d'unités ennemies en chemin, ça ne pardonne pas ! Il est à noter également que comme les paras ne contrôlent pas encore la ville, cette dernière ne leur rapporte pas le bonus normalement dévolu aux unités d'infanterie en défense.

Avec un rapport de force favorable à leurs adversaires et sans appui aérien, ça sent mauvais pour l'occupant... et après de lourdes pertes (un pas pour la 128ème Brigade), les parachutistes chinois doivent se retirer; ils n'auront occupé la ville qu'une dizaine d'heures.

Bien qu'engager le combat démange les troupes indiennes du XVème corps, aucun ordre en ce sens n'est donné. Un résultat défavorable pourrait affaiblir le "verrou" et permettre à l'ennemi de pénétrer dans la vallée. Les soldats rongent leur frein.

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Message non luPublié: Mer 27 Juin 2018 22:49 
Grognard
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Inscrit(e) le : Lun 13 Avr 2015 22:15
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Tour 1 - Phase de mouvement et de combat de base:

Lorsque aucun camp ne possède l'initiative, c'est la seule phase de la séquence de jeu qui comporte des mouvements et des combats (au sol du moins). Cette phase est très classique, avec un camp (celui qui a l'initiative ou qui est désigné "premier joueur") qui bouge ses unités et les fait attaquer, puis l'autre camp qui en fait de même. Ici, l'armée pakistanaise agit toujours en premier.

Premier segment de mouvement: Pékin ne souhaite pas risquer inutilement ses hommes. Il est décidé, en accord avec le commandement pakistanais, d'organiser une opération de récupération héliportée. Les parachutistes sont considérés comme de l'infanterie légère avec une capacité aéroportée (comme l'indique leur valeur de mouvement écrite en jaune sur fond noir). Toutefois, les règles font le distinguo entre les unités qui ont cette capacité et celles qui possèdent intrinsèquement les moyens pour le faire (ces dernières ont une valeur de mouvement de 24 reflétant ainsi leur extrême mobilité). Ici, les paras doivent utiliser les moyens "généraux" de l'armée (symbolisés par des Airmobile Points); problème, les capacités de l'armée pakistanaise en la matière sont limitées (2 points, ce qui signifie l'équivalent de 2 Stacking Points) ! La 127ème et la 128ème (chacune 1 SP) seront donc évacuées, mais la 129ème brigade devra tenir en attendant des renforts ou que les hélicoptères soient à nouveau disponibles (les AP reviennent à chaque tour, sauf destruction définitive -en perdant le contrôle d'une base aérienne par exemple-).

Il y a ici une erreur de ma part dans l'interprétation des règles, mais je ne m'en suis rendu compte qu'à la fin de la rédaction de mon compte rendu; j'y reviendrai en conclusion.

La mission de sauvetage s'annonce difficile; les hélicoptères ne peuvent grimper suffisamment pour passer au-dessus des plus hauts sommets. Toutefois, grâce à un meilleur rayon d'action que leurs homologues de combat, les pilotes décident de contourner Baramula (là où les Zhi-10 ont été accueillis par une violente DCA) par le nord, avant de repiquer plein sud vers la forêt où les parachutistes les attendent. Sage décision qui permet le succès de l'opération; quelques heures plus tard, les soldats chinois sont en sécurité sur l'aérodrome de Muzaffarabad.

Leurs camarades de la 129ème brigade ne bénéficient pas du même traitement de faveur; ils mettent le cap sur Anantnag, ville secondaire (mais néanmoins objectif du scénario) au fond de la vallée du Cachemire dans laquelle ils pénètrent sans résistance (comme il s'agit d'une petite ville, elle n'a pas besoin d'être nettoyée). Ils espèrent profiter de l'avantage défensif procuré par l'endroit pour tenir jusqu'à l'arrivée des renforts, ce qui ne peut passer que par la prise de Baramula !

Baramula justement où l'armée pakistanaise prépare son offensive. Malgré l'encombrement des routes lié au grand nombre de troupes amassées dans la région, la 8ème brigade blindée laisse sa place en première ligne à la prestigieuse 111ème brigade d'infanterie du Xème corps désignée pour mener l'assaut. Cette unité d'élite (efficacité de 6) jouit d'une excellente réputation au sein des forces pakistanaises; elle a participé à de nombreuses opérations spéciales, et notamment l'assaut sur la Mosquée Rouge en juillet 2007.

A noter que je me suis fait une petite frayeur avec les règles sur le sur-empilement; en effet, on ne peut se déplacer par la route dans un hexagone "plein" ou en situation d'over-stacking, ce qui était le cas de l'hexagone de retrait de mon unité blindée. Et comme il s'agissait de montagnes et de blindés, impossible de manoeuvrer mon unité en dehors des routes. Heureusement, il est possible de sur-empiler volontairement pendant un segment de mouvement et j'ai pu faire coulisser mes unités. Je saurais m'en souvenir la prochaine fois !

Autre particularité du sur-empilement, c'est que des unités dont la taille est inférieure à la division et qui appartiennent à une même formation (en général, le corps) peuvent s'empiler sans limite. J'espérais en faire bénéficier les troupes du Commandement Nord mais malheureusement, cette règle ne s'applique pas en montagne. On en reste donc là pour les manœuvres !

Premier segment de combat: la "Triple-1" (le surnom de la 111ème), suivie de prêt par la 12ème division d'infanterie, franchit les ponts menant à Baramula; au-dessus d'eux, les AH-1 quadrillent le ciel à la recherche de cibles (ils n'ont encore effectué aucune sortie du fait de leur faible rayon d'action). Les combats sont violents, provoquant de nombreuses pertes dans les deux camps... mais la ville ne tombe pas !

De l'autre côté de la vallée, les troupes du FCNA lancent un nouvel assaut contre les positions de la 28ème division d'infanterie de montagne indienne; bien qu'ébranlée, cette dernière tient toujours !

Image

Le drapeau pakistanais ne flotte pas encore sur Baramula


Deuxième segment de mouvement: le Cachemire n'est pas encore aux mains des pakistanais, mais ce n'est qu'une question de temps. L'armée indienne a réussi à repousser la première offensive mais au prix de pertes importantes. Il n'y a aucune garantie que les troupes en première ligne puissent repousser la prochaine attaque. Aussi, les mouvements indiens sont consacrés au renforcement des positions clefs gardées par des unités déjà affaiblies.

La 28ème division rompt le combat au sud de Taobat, abandonnant la frontière pour s'établir à Bandipora, plus facile à défendre, où elle est rejointe par la 121ème brigade du XIVème corps venue de Srinagar. La 102ème brigade quant à elle remonte vers Baramula pour soutenir la 19ème division.

La 56ème brigade quitte aussi Srinagar mais pour se diriger vers Anantnag afin d'en chasser les derniers parachutistes chinois; au passage, elle reprend l'aérodrome situé entre les deux villes (le contrôle des hexagones est vérifié à la prochaine phase et est acquis au camp dont une unité a traversé l'hexagone en question en dernier; comme il n'y aura plus de mouvement après cette phase...).

Enfin, la 79ème brigade vient prendre position à Srinagar; cette unité a déjà été entamée par les combats et c'est bien peu pour protéger la capitale régionale, mais l'armée indienne n'a d'autre choix que de temporiser en attendant les renforts.

Deuxième segment de combat: sur la défensive, les indiens n'ont pour le moment pas les moyens de contre-attaquer et il serait stupide de risquer des pertes sur une tentative d'action d'éclat qui ne ferait que fragiliser un peu plus leur maigre dispositif.

Pour autant, afin de ne pas laisser la main à l'adversaire et de montrer sa présence, les officiers de l'armée indienne donnent l'ordre à la 56ème brigade d'attaquer immédiatement à Anantnag. Après tout, le rapport de force est favorable et les parachutistes chinois, bien que retranchés en ville, sont déjà affaiblis par les combats précédents. Malheureusement, c'est sans compter sur la pugnacité des soldats de l'Armée Populaire; l'assaut est une véritable catastrophe (9 aux dés, avec un DRM de +1 !) et les fantassins indiens doivent se replier en catastrophe dans les collines boisées entourant la ville après avoir perdu de nombreux hommes (un pas de perte pour l'unité indienne; tout résultat inférieur à 10 aurait pourtant éliminé les paras).

A New Delhi, le choc est rude !

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Message non luPublié: Mer 27 Juin 2018 23:27 
Vieille barbe
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Quelques CR


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Message non luPublié: Jeu 28 Juin 2018 11:04 
Grognard
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Tamerlan a écrit:
:clap: :clap:


Merci Tamerlan. Les deux prochains posts vont être un peu plus "techniques", le but de ce CR étant de découvrir (et faire découvrir) les bases du système. ;)

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