STRATEGIKON

100 % Wargame
graphique
Nous sommes actuellement le Mer 13 Nov 2019 23:04

Le fuseau horaire est UTC [Heure d’été]




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 133 messages ]  Aller vers la page Précédent  1 ... 9, 10, 11, 12, 13, 14  Suivant
Auteur Message
Message non luPublié: Lun 4 Fév 2019 16:40 
Grognard

Inscrit(e) le : Jeu 15 Mai 2014 05:17
Message(s) : 672
Localisation : Paris
Le joueur allemand dispose de beaucoup de moyens pour se défendre malgré la large supériorité alliée en artillerie, aviation et la croissance des effectifs au fur et à mesure des débarquements.
Parmi ces moyens l’emploi judicieux des chars et des anti chars fournit à l’Allemand des armes redoutables.
Les Américains disposent en quantité de bataillons de chars Shermans dont au moins un attaché à chaque division d’infanterie plus des bataillons indépendants. En face les Allemands disposent de quelques compagnies de chars Panther ou Tigre attachées à des corps blindés, des divisions ou brigades blindées et 2 corps de Flak pouvant servir d’armes anti chars. Ces unités constituées au maximum d’une douzaine de chars ou canons constituent l’ossature de la défense allemande.

L'ossature de la défense allemande contre les chars alliés: compagnies de chars lourds et de flak

Image


Dans un assaut, sur le plan de la simple force brute, un bataillon de Sherman à une valeur de 12 contre 3 pour un Panther et 6 contre un Tigre. Toutefois le canon d’un Sherman a une valeur de 4 (le chiffre en exposant) contre 6 pour les chars allemands. Des chars allemands empilés avec un bataillon de panzer grenadiers appartenant à la même division dans une hexagone permettant de bénéficier de la protection du terrain ou dans une fortification constituent une position très difficile à enlever, d’autant plus si l’hexagone est sur une hauteur et que l’attaquant doit avancer en terrain découvert.
Pour résoudre un assaut, en dehors du rapport de force proprement dit, le différentiel de valeur entre chars est pris en compte, soit 2 entre Shermans et chars lourds allemands. En terrain ouvert un tel différentiel donne à l’attaquant un malus de -30 qui peut être cumulé avec un autre malus pour intégrité régimentaire pouvant s’élever à -20 (Les unités appartenant au même régiment bénéficient d’un avantage si elles opèrent groupées)
L’emploi de compagnies de Flak équipées de canons de 88mm donne un différentiel de 3 ce qui se traduit par un malus de -45 en terrain clair.
Un tel malus est difficilement rattrapable même avec un rapport de force élevé. Dans ces conditions s’emparer d’une telle position tenue par une compagnie de chars et un bataillon mobilisera sans doute 2 à 3 régiments d’infanterie (6 à 9 bataillons), 2 à 3 bataillons de chars et au moins 6 batteries d’artillerie appuyées, si la météo l’autorise, par un support d’aviation et des canons de la marine. Le rapport de force dans le meilleur des cas sera de 3 contre 1 ce qui donne une probabilité de 70% d’avoir au moins 2 pertes.
Emporter de telles positions est un véritable challenge pour le joueur allié qui devra employer une débauche de moyens. Si les choses tournent mal pour le joueur allemand il peut toujours se replier sur une position préparée en peu plus en arrière en gardant ses unités intactes à moins qu’il veuille vraiment s’accrocher au terrain. Dans ce cas il s’agit d’une bataille d’attrition où il ne pourra pas sortir gagnant, le taux de remplacement allemand étant bien inférieur à celui des Alliés.

Image


Dernière édition par Micke le Lun 4 Fév 2019 19:46, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Lun 4 Fév 2019 19:15 
Grognard

Inscrit(e) le : Sam 27 Sep 2008 16:55
Message(s) : 719
Merci Micke pour cette explication tout à fait passionnante quant au système de AW et la résolution d'un assaut en tenant compte de tout ces détails tactiques.
Un jeu passionnant, et un système très fouillé c'est certain


Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Mar 5 Fév 2019 19:31 
Pousse pions

Inscrit(e) le : Mar 17 Déc 2013 19:38
Message(s) : 43
salut

ce jeux avantage franchement la défence, pour progresser il faut beaucoup de moyen ( qui du coup expose plus à l'artillerie adverse ) ou a coup d'obus.
par contre un recul pour éviter de se faire anéantir, on deviens desorganisé et on se prend un mallus que l on inflige à toute la pile

au niveau défensif j'avais oublié les avantages à mettre les bataillons du meme régiment cote à cote
on ne joue pas le brouillard de guerre qui compliquerait encore la tache de l attaquant il me semble

par contre tous les deux nous n avaons pas compris comment sur les forum américains, dans 2 AAR, les allemands à la même époque ont évacués cherbourg et caen ????
on ne prends plus les tirs navals mais du coup deux QG d'armées débarquent et cela simplifie fortement le ravitaillement alliés


Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Ven 8 Fév 2019 13:11 
Grognard

Inscrit(e) le : Jeu 15 Mai 2014 05:17
Message(s) : 672
Localisation : Paris
14 juin matin :

La situation logistique des Alliés s’améliore sensiblement avec l’arrivée du QG de la IIeme armée britannique qui s’installe à Bayeux. Le QG supervise 2 corps : Ier et XXXeme. Chaque corps commande 3 divisions. La 6eme para est laissée indépendante. Elle ne peut pas recevoir le soutien de l’artillerie de corps, ni de l’artillerie navale. L’ADV de la IIeme armée (c’est-à-dire le stock général de munitions) passe à 4 contre 1 ou 2 dans la situation précédente. (Après un tir d’artillerie les batteries qui ont tiré passent un test qui doit être inférieur ou égal au niveau de l’ADV. Si le jet de dé est supérieur une ou plusieurs batteries n’ont plus de munition (depleted). Par ailleurs le niveau de l’ADV détermine le nombre d’attaques autorisées par division pour un tour.)
La zone d’opération des Britanniques se déplace de 2 hexagones vers l’ouest ce qui réduit d’autant la zone d’opération des Américains. Cette réorganisation du front permet à la 49eme DI britannique de tenter une opération de débordement de la Panzer Lehr dans un secteur où les Allemands ont un front ouvert.

Zone d’Utah:

Sur Utah débarque le QG du VIIIeme corps. Son arrivée soulage immédiatement la tâche du VIIeme corps qui encadrait difficilement 5 divisions. Le VIIIeme corps engerbe les 4eme DI et 82eme AB. Ces 2 divisions ont pour mission de continuer à pousser vers l’ouest. Elles se heurtent à la 243eme DI allemande qui, soutenue par une puissante artillerie, des blindés légers (Marders) et des canons d’assaut (stuG), résiste pied à pied. Une attaque de diversion menée par la 4eme DI doit refluer sous les coups de l’artillerie allemande. Les parachutistes de la 82eme AB dirigé par le général Gavin en profitent pour chasser un bataillon de la 243eme DI retranché dans les haies et avancer vers l’ouest.
Le VIIeme corps a pour mission de prendre Carentan. Les attaques frontales menées avec la 101eme Airborne ont toutes échoué. Une nouvelle venue, la 9eme DI a réussi à traverser les marécages et la rivière Douve en construisant des ponts grâce à l’aide du génie. Cette division a pris pied pendant la nuit du 13 juin avec des chars, du génie et de l’infanterie sur la route nationale Isigny-Carentan. Faute de ravitaillement l’avance ne peut guère aller plus loin. La 17eme SS, accaparée par la 28eme DI et la 2eme DB US du côté d’Isigny, ne peut dépêcher qu’un seul bataillon de StuG pour contrer la menace. Ce bataillon matraqué par l’artillerie doit reculer.
LA 90eme DI US, unité peu fiable (statut green, version américaine de bleu), constituée d’appelés mal entraînés, garde le front nord qui reste statique.

La vallée de la Douve inondée par les Allemands et transformée en marécages

url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/06/97jx.png]Image[/url]


Côté Omaha :

Le Veme corps encadre 3 divisions : 2eme et 29eme DI, 2eme DB. La 1re DI US, gardant un front statique, est laissée sans commandement. Une attaque surprise menée par les 29eme et 2eme DB US en pleine nuit a permis de s’emparer de la totalité d’Isigny. La 17eme SS perd 2 compagnies mais les GI’s laissent dans cette opération les 2/3 d’un bataillon. (Une attaque de nuit, qui est aussi obligatoirement pour les Alliés et au choix du joueur pour l’Allemand une période de repos, induit de la fatigue pour les unités ayant participé au combat) La 17eme SS ne recule pas pour autant et s’affaire à bâtir une ligne de défense immédiatement à la sortie d’Isigny. Deux attaques renouvelées dans la matinée éliminent un bataillon très amoindri de génie et une compagnie appartenant à la 17eme SS.

Image

La 2eme DI dirigée par le général Robertson s’empare de la gare du Molay avec une débauche de moyens. Les GI’s perdent l’équivalent des 2/3 d’un bataillon alors que les Allemands se replient sans perte en profitant de l’abri du bocage. (Une partie des pertes obligatoires dans le bocage peuvent être converties en pertes discrétionnaires, elles-mêmes échangeables en hexagones de retraite)

Secteur britannique :

Le XXXeme corps après un répit relance son offensive en direction de Villers-Bocage avec 2 divisions : 49eme DI et 7eme blindée (les rats du désert)
En face la Panzer Lehr, manquant d’infanterie, a aggloméré des éléments de la 352eme DI, de la 77eme DI, récemment arrivée, et de la 30eme brigade vélo cycliste. C’est sur ces bataillons au moral défaillant et manquant de moyens antichars que s’abat la violence de l’attaque. Les tirs intensifs d’artillerie forcent les blindés et les panzer grenadiers de la Panzer Lehr encadrant de chaque côté l’hexagone cible à reculer laissant seuls et démunis les fantassins de la 30eme brigade. Les Britanniques n’ont rien négligé en prenant soin de placer en « combat reserve » des bataillons des 2 divisions participant à l ‘offensive et de lancer dans l’attaque les unités appartenant à la même brigade blindée. (Ce qui apporte un bonus à l’attaque)
Ecrasé et submergés les fantassins de la Schnelle brigade se replient en désordre. La 7eme DB en profite pour progresser de 2 hexagones en direction du sud.


Image


Parmi les autres moyens de défense qui s’offrent à l’Allemand citons :

-L’exploitation du terrain : villes, villages, haies, bocage, marécages, hauteurs, rivières procurent des avantages à la défense sous la forme de modificateurs dans le rapport de force. Par exemple une attaque contre une hauteur décale d’une colonne le rapport de force au profit du défenseur.
Les cartes du système GOSS sont extrêmement détaillées (de véritables cartes d’états-majors). L’examen attentif de la carte permet aux défenseurs d’établir une ligne de défense basée sur les caractéristiques du terrain en protégeant en priorité les routes, les carrefours et les ponts. Les Allemands peuvent organiser sans difficulté des combats d’arrière-garde en se repliant sur une position plus en arrière plutôt que d’accepter des pertes. Le joueur allié devra alors attaquer une nouvelle position en perdant encore d’avantage d’hommes ou de chars.
-Utilisation de marqueurs « delay » dans le bocage ou les haies : une unité allemande en retraite place sous certaines conditions une arrière-garde qui retarde ou stoppe pendant 8 heures l’avance alliée.


Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Mer 13 Fév 2019 17:34 
Grognard

Inscrit(e) le : Jeu 15 Mai 2014 05:17
Message(s) : 672
Localisation : Paris
14 juin après-midi :

Les Américains lancent 4 attaques :

-La 4eme DI US tente une nouvelle fois de s’emparer du pont qui traverse la Douve au village de les Moitiers en Bauptois. L’artillerie de la 243eme DI allemande, toujours très active, désorganise l’une des branches de l’attaque. L’artillerie américaine déclenche une préparation d’artillerie qui, par manque de batteries en nombre suffisant, reste sans effet. L’assaut mené à partir de marécages et de haies, appuyé par des Priests manque de punch. Un bataillon de la 243eme DI subit des pertes mais les Allemands ne reculent pas et le pont n’est pas pris.

-Sur la route nationale Isigny-Carentan une force composite regroupée sous la bannière de la 9eme DI US et commandée par le général Collins (le chef du VIIeme corps) repousse un bataillon de StuG de la 17eme SS qui laisse une dizaine d’épave sur la route. Isigny n’est plus qu’à que quelques kilomètres mais les SS barrent toujours la route.


-A partir d’Isigny la 29eme DI US (Veme corps) lance un assaut sur un bataillon de panzer grenadiers de la 17eme SS qui barre cette même route. L’aviation américaine lance les ¾ de ses moyens de soutien au sol pour appuyer les GI’s soient 2 raids. (En raison du temps bouché l’US air force déploie 4 fois plus de moyens pour réaliser cette mission) Les aviateurs américains, identifient parfaitement leur cible et logent leurs bombes sur les positions allemandes qui sont écrasées. (Une mission aérienne de soutien au sol doit d’abord « identifier » la cible. L’acquisition de la cible est d’autant plus difficile lorsque le terrain offre un abri, quand la météo est mauvaise et que la Flak protège l’unité. Les risques de frapper une unité amie ne sont pas nuls)
Le bataillon SS essuie une perte sans reculer (un recul en terrain découvert dans une ZOC ennemie aurait induit une perte en entraînant l’abandon de la position
Les Allemands conscients de l’importance de la position, déclenche un tir de barrage intensif (dépense d’un point de munitions). Les Américains essuient 2 pertes mais maintiennent leur attaque (test moral réussi). L’assaut américain qui s’ensuit entraîne la destruction des SS.


-Plus au sud les unités de la 2eme DB US ont repéré un point faible dans la défense allemande défendu par un bataillon de paras de la 91eme DI et une compagnie détachée de ce même bataillon. Le soutien en artillerie allemand est faible dans ce secteur et il n’y a pas de défense anti chars. Ces unités sont placées à l’extrémité gauche du LXXXIV eme corps qui ploie sous les menaces en supportant l’essentiel des assauts américains. Ces 2 unités barrent la route de St Lô en s’appuyant sur une hauteur et un pont traversant un affluent de la Vire. La division blindée américaine, au lieu d’attaquer plein ouest, comme elle le faisait jusque-là pour appuyer le flanc droit de la 29eme DI US se réoriente vers le sud. Un bombardement intensif de l’artillerie américaine détruit la compagnie, le bataillon de paras est assommé par les obus de 406mm du cuirassé « Texas » tirant à plus de 25kms. L’assaut des Shermans achève la destruction des paras qui étaient en première ligne depuis la nuit du 5 juin. L’intervention du commandant du LXXXIVeme corps, le général Marcks, malgré ses qualités, ne suffit pas à éviter le désastre. (Décalage de 2 colonnes dans le rapport de force en faveur des défenseurs) Malheureusement faute d’effectifs aucune unité américaine n’est capable d’exploiter cette brèche (Placement d’unités au début du tour en mode exploitation) Pour la première fois une crise sérieuse s’ouvre au sein du LXXXIVeme corps. Comment vont réagir les Allemands ?




La défense allemande (suite)

-Construction de trous d’hommes, transformables en tranchées puis pour un nombre limité et une fois tous les 3 jours en fortifications semi-permanentes de niveau 3. Les unités de génie (en général un bataillon par division mais bien d’avantage pour les Alliés avec des bataillons attachés aux corps d’armée sont indispensables pour construire ces fortifications. Une attaque contre un hexagone fortifié sans soutien de génie subit une réduction du rapport de force. (Sans compter les « Funnies » britanniques qui fonctionnent comme des unités mixtes génie et chars pour détruire les fortifications)L’intégration d’unités de génie dans une attaque permet d’annuler tout ou partie des effets des fortifications. Les fortifications réduisent les effets de l’artillerie mais améliorent également la capacité des unités à utiliser leur propre artillerie. (Simulation dans des positions préparées de meilleures communications, par exemple téléphoniques, avec l’arrière)


Dernière édition par Micke le Dim 15 Sep 2019 05:03, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Mar 2 Avr 2019 21:29 
Grognard

Inscrit(e) le : Jeu 15 Mai 2014 05:17
Message(s) : 672
Localisation : Paris
15 juin

Les Britanniques passent à l’offensive

Le QG du VIIIeme corps britannique débarque sur Gold. Sa zone d’opération s’insère entre les Ier et XXXeme corps dans la grande plaine menant à l’Odon entre Caen et Bayeux. Le VIIIeme corps chapeaute la 51eme DI, une division plutôt médiocre heureusement renforcée par la 4eme brigade blindée et la 11eme DB, la meilleure division blindée de l’armée britannique. La division a embarqué le 12 juin à Portsmouth et vient juste de se déployer. A sa tête le général Roberts, leader sans charisme particulier.
La 2eme armée britannique encadre désormais 3 corps. L’ADV de l'armée est à 2, de même que celle des XXXeme et Ier corps. L’ADV du VIIIeme corps est à 3 du fait que ce corps n’encadre que 2 divisions.
Les Britanniques mettent en veilleuse le XXXeme corps et allouent pleine capacité en carburant sur la 3eme DI canadienne (Ier corps) et la 11eme blindée. L’objectif avec ces 2 divisions est d’avancer au-delà de la route nationale Caen-Bayeux, de s’emparer des avant-postes qui barrent l’avance sur Caen et d’infliger des pertes à la 12eme SS qui tient cette partie du front. En fait la 3eme canadienne a surtout pour rôle de distraire l’attention des Allemands en espérant diluer leurs tirs d’artillerie. L’offensive s’étale sur un front de 15 kms.
Les Britanniques misent sur leur puissante artillerie et la disponibilité des canons d’un monitor et d’un cuirassé.
Dans le secteur de la 3eme canadienne l’offensive ne sort pas des starting blocks. Une terrible concentration d’artillerie appuyé par une forte densité de flak s’abat sur l’infanterie partiellement protégée par ses chars. 2 branches de l’attaque doivent refluer dans les fortifications de départ pour éviter de lourdes pertes. 2 bataillons de Firefly se maintiennent sur les hauteurs dominant les villages de Buron et Authie pour diriger les tirs de l’artillerie.
Les obus des batteries canadiennes appuyées par l’artillerie du Ier corps s’abattent sur les avant-postes allemands tenus légèrement par des compagnies de Panthers bien enterrés. Les tirs ne donnent aucun résultat même avec les 406 mm du cuirassé Rodney et du Monitor Erebus. (Modificateurs de –5 ou -6)
Du côté de la 11eme DB les Allemands ont retranché leurs bataillons de panzer grenadiers appuyés par une majorité de Mark IV et une compagnie de Panther dans des bois ou villages. La bourgade de Bretteville l’Orgueilleuse est emportée non sans mal. 2 compagnies de chars allemands sont réduites à quelques unités.
Dans l’après-midi un kampfgruppe dirigé par Panzer Meyer tente de reprendre le bourg par un coup de main avec 3 compagnies de Panther mais les Britanniques ont pu rameuter des canons antichars 17 pounder. Les Allemands chassent les Britanniques mais menacés d’encerclement alors que la nuit arrive ils doivent abandonner leur éphémère reconquête.


En attendant la construction d’un pont pour traverser la Vire à l’Ouest d’Isigny la 2eme DB US relance son offensive le long de la route Isigny St Lô. L’avance s’exerce sur un front étroit le long de la route. La tentative de chasser 2 bataillons de la 91eme DI allemande solidement retranchés dans le bocage et sur des hauteurs dominant la route échoue lamentablement. Le combat team A de la division blindée doit reculer alors que le combat team B continue à avancer en bousculant une unité de la 91eme DI. Dans l’après-midi le 439eme Ost bataillon initialement attaché à la 352eme DI réoccupe la route en coupant le ravitaillement des unités américaines en pointe. Dans la nuit cette unité est anéantie et le ravitaillement rétabli. L’avance de la division pour la journée a été de 3 kms au prix d’une quinzaine de chars et d’une centaine de pertes dans l’infanterie, les Allemands se contentant de reculer.


Dernière édition par Micke le Dim 15 Sep 2019 05:02, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Mer 3 Avr 2019 13:17 
Grognard
Avatar de l’utilisateur

Inscrit(e) le : Sam 27 Sep 2008 18:14
Message(s) : 915
Localisation : Grenoble
Ordre des anciens 2004 (1) Médaille du testeur. (1) Médaille du Trophée (1) Rencontres Lyonnaises (1) Médaille Jours de gloire (1) Médaille de la série GCACW (1)
j'ai joué à wacht am rhein 2 à sortie, le jeu était passionnant malgré les bugs de la règle. qui depuis ont dû être lissés. mais je l'ai revendu. j'attendais la sortie d'AW2 mais çà a tardé. du coup votre compte rendu m'a redonné envie pour ces deux batailles. On peut trouver la gamebox vassal librement ? et les règles aussi ?
merci

_________________
Parties VASSAL: GCACW : SJW2 2 parties,1 campagne; Jours de Gloire: Saalfeld & Iena

"Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment." – Malcolm X


Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Mer 3 Avr 2019 17:06 
Grognard

Inscrit(e) le : Jeu 15 Mai 2014 05:17
Message(s) : 672
Localisation : Paris
redaman a écrit:
j'ai joué à wacht am rhein 2 à sortie, le jeu était passionnant malgré les bugs de la règle. qui depuis ont dû être lissés. mais je l'ai revendu. j'attendais la sortie d'AW2 mais çà a tardé. du coup votre compte rendu m'a redonné envie pour ces deux batailles. On peut trouver la gamebox vassal librement ? et les règles aussi ?
merci


Tu peux les trouver sur le site de Decision games

http://shop.decisiongames.com/SearchResults.asp?Cat=106
et

http://decisiongames.com/wpsite/e-rules/


Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Dim 7 Avr 2019 10:55 
Grognard

Inscrit(e) le : Jeu 15 Mai 2014 05:17
Message(s) : 672
Localisation : Paris
16 juin matin

Secteur Isigny-Carentan


Les Américains n’ont toujours pas réussi à relier les têtes de pont de Omaha et Utah, condition indispensable mais pas suffisante à l’activation du QG de leur Iere armée. L’arrivée de ce QG simplifierait les difficultés logistiques dans lesquelles se débattent les 3 corps américains qui doivent pour le moment gérer indépendamment leurs approvisionnements.
Le plan américain prévoit de poursuivre la poussée le long de la RN 12 Isigny-Carentan afin d’établir, enfin, la jonction. En conséquence les VIIeme et Veme corps US reçoivent l’essentiel des dotations en munitions et carburants reçues ce jour.
Les Allemands ont bien compris l’enjeu et mettent tout en œuvre pour barrer la route Isigny-Carentan sous les ordres du général Marcks commandant du LXXXIVeme corps. (Marcks confère en défense un décalage de 2 colonnes dans le calcul des rapports de force)
Les Allemands sont retranchés derrière 3 rivières, la Douve avec ses marécages, la Taute et la Dive.
Carentan est défendue par un bataillon d’élite de paras du 6eme Fallschirmjäger et par un Ost bataillon très diminué constitué de Russes au moral douteux soutenus par 2 groupes antichars.
La Dive est tenue par les SS de la 17eme panzer grenadiers division

En face de Marcks les attaques de la 101eme Airborne contre Carentan ont jusque-là toutes échoué. En ce matin du 16 juin le général Marcks est indisponible (jet de dé pour son activation raté) Pour les Américains c’est le moment ou jamais de lancer une attaque massive et d’atteindre enfin leur objectif.
Du côté du VIIeme corps les 101eme AB et 9eme DI doivent attaquer Carentan sous les ordres du général Collins (1 décalage dans le rapport de force pour l’attaquant) alors que la 29eme DI doit s’emparer du village des Veys qui contrôle le pont sur la Dive.




Après la prise d’Isigny le génie américain a établi en en temps record un pont Bailey pour permettre à un bataillon de Shermans et à des troupes de génie de passer sur la rive nord de la Dive.
Le ciel est bouché. L’aviation US n’intervint pas (malus trop important) Les Allemands, alertés, déclenchent un terrible barrage d’artillerie. Le groupe de la rive nord de la Dive recule en désordre en subissant de lourdes pertes après avoir tenté de maintenir l’attaque. Pour s’emparer des Veys restent 2 bataillons du 115eme RI appuyés par une compagnie de Shermans et une compagnie de génie qui doivent traverser un pont sous le feu ennemi. (Puissance d’attaque divisée par 2)
L’artillerie américaine riposte en matraquant (tir intensif) les Veys défendu par un bataillon du 37eme panzer grenadiers SS et une compagnie de génie en train de mettre en défense le village.
Les Allemands subissent des pertes mais s’accrochent au village. Les Shermans avancent sur le pont suivis par les GI’s. Le génie allemand tente frénétiquement d’activer les charges explosives (hasty demolition) mais le pont ne saute pas. L’attaque américaine, bien coordonnée, balaie la défense allemande et s’empare du village. (Bonus d’attaque pour mise en réserve de 3 bataillons, intégrité régimentaire et supériorité dans le rapport char/antichar) Les Allemands sont anéantis. Le 2eme bataillon du 37eme panzergrenadiers qui s’accrochait sur la rive droite de la Dive est lui aussi repoussé avec pertes sur l’autre rive de la rivière.
Du côté de Carentan l’attaque américaine prend en tenaille la partie est de la ville défendue par les Russes et 2 groupes antichar. Les Américains ne réunissent pas les meilleures conditions pour réussir : attaque partant de marécages (valeur d’assaut divisée par 2), traversée de la Douve (division supplémentaire par 2) ou à travers des ponts franchissant la Taute. Heureusement les GI’s sont soutenus par une forte proportion de troupes de génie qui facilitent la traversée de la Dive, réduisent les fortifications allemandes et appuient les combats en milieu urbain.
Bien conscient de ces handicaps le commandement américain a alloué la totalité de l’artillerie du VIIeme corps en sus de l’artillerie de la 9eme DI et 101eme AB à l’attaque soient 4 salves ainsi que le soutien du cuirassé USS Texas pour « attendrir » les défenseurs. Hélas, malgré l’ampleur des moyens déployés le pilonnage ne donne rien. (Modificateurs de -6 en raison de la protection des bâtiments de la ville, des fortifications et de la petite taille de la cible.)
L’attaque est malgré tout lancée. Contre toute attente les GI’s s’emparent d’une moitié de Carentan, le bataillon russe préférant s’enfuir entraînant dans sa fuite les canons antichars.
Du côté ouest le pilonnage force une compagnie de para allemands à reculer. Les paras américains profitent de l’occasion et traversent la Douve. Carentan commence à être encerclée. Que vont faire les Allemands ? Abandonner la ville ou lutter jusqu’à la dernière cartouche ?




Ailleurs dans le bocage :

Sur la route Isigny-Carentan l’avance de la 2eme DB US est bloquée, la ligne de ravitaillement étant distendue au maximum. Pire un Kampf Gruppe de la 2eme SS équipés de chars Panther, génie, nebel werfers artillerie automotrice et panzer grenadiers au moral gonflé à bloc vient renforcer la 91eme DI allemande en train de chanceler. Les chances d’avancer directement sur Saint Lô s’envolent.
Plus au nord les Américains ont repéré une faiblesse à la jointure du LXXXIVeme corps et du IIeme corps para. Le secteur est tenu par un bataillon de sécurité, plus apte à pourchasser les résistants qu’à tenir une partie du front. Une combat team de la 2eme DB US s’abat sur les infortunés policiers qui préfèrent s’enfuir en profitant du couvert du bocage.
Un peu plus au nord la 2eme DB US est opposée à la 352eme DI qui a réussi à se rétablir après le bain de sang d’Omaha. Une attaque ciblée conduite par le général Robertson force un bataillon allemand à reculer. Les 2/3 de l’effectif de cette unité disparaissent dans l’affaire.



En une matinée les Américains ont perdu l’équivalent de 2 bataillons d’infanterie plus une compagnie, les Allemands 2 bataillons. Les pertes en Shermans se chiffrent à un bataillon (40 chars)
Et pendant ce temps là les Britanniques lancent une attaque à l’ouest de Caen impliquant 3 divisions sur un front de 20 kms. Restez branchés !


Dernière édition par Micke le Dim 15 Sep 2019 05:01, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
Message non luPublié: Lun 8 Avr 2019 11:41 
Grognard

Inscrit(e) le : Jeu 15 Mai 2014 05:17
Message(s) : 672
Localisation : Paris
16 Juin matin secteur britannique :

Les 2 divisions du VIIIeme corps britannique (11eme DB et 51eme DI) repartent à l’offensive contre la 12eme SS. Sur leur gauche la 3eme canadienne (Ier corps) est mise au repos pour panser ses plaies. Sur leur droite la 50eme DI renforcée par la 8eme brigade blindée vient heurter l’aile droite de la 12eme SS qui maintient le lien avec la Panzer Lehr. La bataille contre la 12eme SS s’étale dans la grande plaine de Caen entrecoupée de bosquets et de nombreux villages. La Panzer Lehr, au contraire, tient un secteur de haies et bocage.
L’objectif des Britanniques est de repousser les avant-postes allemands afin de s’assurer de solides bases de départ avant d’avancer plus loin en direction de la rivière Odon.
Les 51eme et 11eme DB attaquent dans 3 secteurs contigus.
(Le nombre d’attaques lancées par une division dépend de son niveau d’approvisionnement en carburant mais aussi du stock en munitions disponibles pour le corps. (L’ADV). Ainsi l’ADV du VIIIeme corps est de 3 ce qui limite le nombre d’attaques préparées lancées pour une division dépendant de ce corps à 3. Encore faut-il que le niveau de carburant de la division soit au moins de 6. Pour éviter toute déconvenue le camp britannique a alloué aux 2 divisions du VIIIeme corps une dotation complète en carburant soit 5 points. Il est possible de réduire la dotation en carburant de moitié. Dans ce cas les divisions passent en statut « low fuel ». Un jet de dé détermine alors ce que reçoit effectivement la division avec 50% de chance de ne pas pouvoir lancer une attaque préparée)

L’artillerie allemande coordonnée par le Ier SS panzer corps se déchaine sur l’infanterie mécanisée de la 11eme DB accompagnée par des chars. Afin d’éviter des pertes insupportables les Britanniques reculent et abandonnent leur 1ere attaque.
La 2eme branche de l’attaque est également matraquée mais les chars britanniques continuent à avancer malgré le déluge d’obus.
Disposant d’observateurs bien placés l’artillerie de la 11eme DB britannique soutenue par des batteries attachées au VIIIeme corps et une batterie « prêtée » par la 51eme DI se concentre sur le village de Rots défendu par le 3eme bataillon du 25eme panzer grenadier SS.

(Le bataillon représente une petite cible. Retranché dans un village il bénéficie d’un modificateur de -5. Pour assurer un résultat les Britanniques, bénéficiant d’une nombreuse et puissante artillerie déclenchent 3 salves successives et annoncent qu’ils font faire intervenir le monitor HMS Roberts. Le résultat des 3 tirs d’artillerie donne AS1. Les Allemands doivent annoncer s’ils désirent rester dans le village ou retraiter. S’ils conservent leur position ils subissent un pas de perte (soit une capacité défensive réduite de moitié) et perdront une colonne dans la détermination du rapport de force)



Sachant qu’ils vont encaisser un tir d’artillerie navale les Allemands préfèrent se replier sans subir de pertes. Les Britanniques occupent immédiatement le village de Rots sans pousser plus loin.
Dirigée par la 50eme DI l’attaque dirigée contre le village de Tilly sur Seules échoue. Le II/26 panzer grenadier de la 12eme SS commandé directement par Panzer Meyer (décalage de 2 colonnes dans le rapport de force) casse l’attaque britannique.
A quelques kms au sud de Tilly les Jagdpanzer IV bousculés par la 8eme brigade blindée et l’infanterie de la 50eme DI ne peuvent pas se replier. Adossées à un bois et un ruisseau les lourdes machines s’embourbent et sont abandonnées par leur équipage. Une compagnie est perdue.


Une mauvaise nouvelle douche l’optimisme des Britanniques. Une large fraction de la 2eme panzer, partie les 10 et 11 juin d’Amiens, est signalée en train d’avancer sur la RN Lisieux-Caen.


Dernière édition par Micke le Dim 15 Sep 2019 05:00, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 133 messages ]  Aller vers la page Précédent  1 ... 9, 10, 11, 12, 13, 14  Suivant

Le fuseau horaire est UTC [Heure d’été]


Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invité(s)


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas insérer de pièces jointes dans ce forum

Recherche de:
Aller vers :  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduit par Maël Soucaze et Elglobo © phpBB.fr