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Message non luPublié: Lun 10 Juil 2017 14:41 
Grognard

Inscrit(e) le : Mar 13 Oct 2009 16:43
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Médaille des comptes rendus (1) Médaille navale (1)
La révolution islamique de 1979 fait passer l’Iran de principal allié américain au Moyen-Orient à celui de pire ennemi. Cette révolution affaiblit profondément les forces armées iraniennes, et en particulier l’armée de l’air, alors la plus puissante de la région, en raison du départ en exil de nombreux officiers, ou de leur emprisonnement (voire de leur exécution).

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En 1980, le président irakien Saddam Hussein, pensant pouvoir tirer profit de la faiblesse iranienne, déclenche une offensive contre l’Iran, espérant conquérir facilement un débouché plus important sur le Golfe Persique. Les espoirs irakiens sont vite déçus, l’Iran faisant preuve d’une résistance inattendue et l’Irak témoignant de graves faiblesses, tant du point de vue du matériel que ce celui du leadership.

Très rapidement le conflit s’enlise, et les deux belligérants sont amenés à s’en prendre à l’économie de leur adversaire. Durant ce que l’on va appeler la guerre des tankers, l’Irak effectue des raids aériens contre les terminaux pétroliers et le trafic maritime dans le Golfe (une frégate américaine, le USS Stark en fera les frais et sera atteinte accidentellement par deux Exocets en 1987), tandis que l’Iran s’en prends par différents moyens (marine de guerre, aviation, mines, vedettes, etc.) aux navires à destination des pays du Golfe soupçonnés (à juste titre) de soutenir l’effort de guerre irakien.

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Malgré les revers initiaux, la guerre évolue sur le long terme favorablement pour l’Irak, soutenu militairement par l’Union Soviétique et la France. L’Iran est saigné à blanc par les pertes et la ferveur révolutionnaire s’épuise. Le manque de pièces détachées et de personnel qualifié rend de plus en plus difficile l’utilisation des armements sophistiqués achetés par le Shah. Pour compenser, les dirigeants iraniens ordonnent l’intensification des attaques contre le trafic neutre dans le Golfe, avec pour conséquence l’implication croissante des Etats-Unis dans un conflit dont ils ‘étaient jusque-là désintéressés.

En 1987, les Etats-Unis, sollicités par le Koweit, commencent à escorter des navires civils et concentrent dans le Golfe Persique et en Mer d’Oman une véritable armada. La première mission de l’opération Earnest Will finit de façon piteuse lorsque le supertanker Bridgeton heurte une mine mouillée il y a peu par les Iraniens (qui nient toute responsabilité et attribuent l’incident à « la main de Dieu »).

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Les Etats-Unis reprennent cependant l’initiative en septembre 1987 lorsque les forces spéciales surprennent et arraisonnent un bâtiment iranien en train de mouiller des mines. L’événement incite les Iraniens à une certaine prudence et les tensions s’apaisent jusqu’en avril 1988, où la détérioration de la situation iranienne face à l’Irak amène les ultras à prendre des décisions téméraires.

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En avril 1988, la frégate USS Samuel B. Robert heurte une mine et manque de couler. La comparaison avec les mines saisies sur l’Iran Ajr quelques mois auparavant démontre l’implication iranienne et le Président Reagan ordonne des représailles. Durant l’opération Praying Mantis, les bâtiments et aéronefs américains détruisent, avec une facilité déconcertante pour les dirigeants iraniens, la moitié de la flotte iranienne.

Cette opération, une des rares batailles navales contemporaines relativement bien documentées, a fait l’objet d’un scénario pour Harpoon dans le supplément ‘Troubled Waters’ publié par GDW en 1992. Pour autant, cet affrontement n’a qu’un intérêt historique, le déséquilibre des forces étant tel que le camps iranien ne peut au final que choisir la façon dont il va succomber.

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Je dis des choses tellement intelligentes que le plus souvent, je ne comprends pas ce que je dis.

Dans la marine, il faut saluer tout ce qui bouge, et peindre le reste

(devises Shadock)


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Message non luPublié: Lun 10 Juil 2017 15:20 
Grognard

Inscrit(e) le : Mar 13 Oct 2009 16:43
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Médaille des comptes rendus (1) Médaille navale (1)
Le scénario que je propose ici s’inspire des évènements historiques mais remplace les forces américaines par des éléments de la Marine Nationale, très inférieurs en nombre et en qualité. Ce tour de passe-passe n’a rien de fantaisiste. Dans les années 80, la France et l’Iran entretiennent des relations exécrables, qui se traduisent, côté iranien, par des attentats et des prises d’otages (au Liban notamment). En 1987, la France et l’Iran rompent leurs relations diplomatiques et le Président Miterrand ordonne l’envoi d’une escadre en mer d’Oman, afin de dissuader le régime de Téhéran de poursuivre l’escalade. Cette opération, baptisée Prométhée, durera un an et demi et ne sera démantelée qu’après la normalisation des relations franco-iraniennes.

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Le scénario repose sur les faits fictifs suivants : le 19 septembre 1987, l’aviso-escorteur Doudart de Lagrée, en mission Ariane (protection du trafic civil dans le Golfe) heurte une mine récemment mouillée par l’Iran et coule. L’événement fait, à juste titre, grand bruit en France, mais le gouvernement ne peut, faite de preuves, formellement incriminer l’Iran. Deux jours plus tard, les forces spéciales américaines démontrent, en arraisonnant l’Iran Ajr, la responsabilité iranienne, et le gouvernement français ordonne des représailles.

Le 26 septembre, le porte-avions Clemenceau arrive en mer d’Oman pour sa deuxième patrouille Prométhée. L’ALINDIEN, l’amiral commandant les forces françaises dans l’Océan Indien, a reçu l’ordre d’effectuer des opérations militaires contre l’Iran dans le triple but de :
Venger la perte du Doudart de Lagrée ;
Envoyer un message fort à l’Iran pour le dissuader de s’en prendre à nouveau aux intérêts français ;
Si possible, affaiblir militairement l’Iran dans l’espoir d’accélérer ou faciliter la victoire de l’Irak

Pour autant le gouvernement français ne veut pas être entraîné dans un conflit ouvert avec l’Iran et veut que les opérations soient limitées, quitte à être symboliques. La marge de manœuvre est limitée, et militairement, les objectifs politiques se déclinent de la façon suivante :

Détruire deux ou trois objectifs militaires :
Navire de guerre majeur (frégate ou destroyer) ;
Bases aériennes ;
Bases de Boghammar ;
Sites de Silkworm (missile terre-mer) ;
Plate-formes pétrolières (Sirri, Sassan et/ou Rahkish), qui servent de postes d’observation pour guider les attaques contre les pétroliers
Limiter les pertes au maximum.
Ne pas laisser les iraniens effectuer des représailles contre des navires neutres pendant l’opération.

Les moyens disponibles en mer d’Oman le matin du 14 octobre sont :

Porte-avions Clemenceau

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Frégates antiaériennes Duquesne et Suffren

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Frégate anti-sous-marine Georges-Leygues

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Aviso-escorteurs Victor Schoelcher et Commandant Bory

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Avisos Commandant Ducuing

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Pétroliers Var Meuse et Abrerwarch
DM Cantho, Garigliano, Vinh-Long


Le Clemenceau embarque
8 Crusader (12F)

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14 Super Etendard (11F et 17F)

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2 Etendard IVP (16F)

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6 Alizé (4F)

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2 Super-Frelon (33F)

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2 Lynx (31F)

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2 Alouette III (23S)

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Les frégates antiaériennes ont un Lynx chacune et le Georges-Leygues en a deux.

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Message non luPublié: Lun 10 Juil 2017 15:38 
Grognard

Inscrit(e) le : Mar 13 Oct 2009 16:43
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Médaille des comptes rendus (1) Médaille navale (1)
L’Iran dispose de :

Deux destroyers anciens (Palang, Damavand)

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Deux frégates (Sahand, Sabalan)

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Quatre patrouilleurs lance-missiles (Joshan, Khanjar, Gorz et Shamshir)

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Ces navires sont à à Bandar Abbas, sauf le Josahn en mer, au large de l’île de Lavan.
Les patrouilleurs ne sont ‘lance-missiles’ que de nom car la quasi totalité des missiles mer-mer Harpoon achetés à l’époque du Shah ont été utilisés ; il n’en reste qu’un, à bord du Joshan, qui a dépassé depuis longtemps sa durée de vie.

Les bâtiments iraniens ne sont pas prêts à prendre la mer et brève échéance et sont pour certains dans un état matériel préoccupant. Le délai d’appareillage est fixé aléatoirement de la façon suivante : 1d10 x 2 h pour les destroyers (hors d’âge), 1d10h pour les frégates, 1d10 x 10 mn pour les autres navires.

La marine dispose également de 2 hélicoptères AB-212 (avec missiles AS-12) à Bandar Abbas et 3 SH-3D Sea King à Abu Musa.

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L’armée de l’air a 11 F-4E Phantom, 1 P-3F Orion et 1 C-130 Hercules à Bandar Abbas.

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Cependant, ces appareils souffrent d’un manque d’entretien et de pièces détachées. Seuls six Phantoms sont capables de voler, et parmi ces derniers, deux ont un radar opérationnel. Le radar du P-3 ne fonctionne pas non plus, tout comme la batterie de missiles antiaériens Hawk sensée protéger Bandar Abbas.

Les gardiens de la révolution disposent de 20 vedettes rapides (Boghamer) à Larak (dans le détroit d’Hormuz), et autant à Abu Musa et à Sirri.

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Ils ont également une batterie de missiles terre-mer Silkworm à Qeshm (dans le détroit d’Hormuz) et Kehoustak.

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Les iraniens veulent éviter toute confrontation avec la France, qui, in fine, ne pourrait que nuire à l’effort de guerre. En cas d’attaque néanmoins, les forces iraniennes doivent se défendre et éventuellement contre-attaquer dans le triple but de :
éviter une humiliation qui serait néfaste à l’effort de guerre ;
affaiblir la France en vue des difficiles négociations à venir ;
soutenir le moral défaillant du peuple.

En cas d’opérations militaires, les cibles potentielles seraient les navires de guerre français (par ordre de taille), ou, à défaut, le trafic neutre et les plate-formes pétrolières émiraties. Il va sans dire que les opérations militaires doivent être menées de façon à préserver au maximum l’outil militaire iranien.

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Message non luPublié: Lun 10 Juil 2017 15:57 
Grognard

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Médaille des comptes rendus (1) Médaille navale (1)
Le théâtre d’opérations présente un certain nombre de particularités qui contraignent fortement les opérations militaires. Géographiquement, il se divise en trois zones (mer d’Oman, Détroit d’Hormuz et Golfe Persique) s’articulant d’est en ouest. La mer d’Oman n’a pas de caractéristiques particulières si ce n’est sa relative étroitesse. Elle débouche sur le détroit d’Hormuz, large d’une petite trentaine de nautiques et très fréquenté, et que les iraniens prétendent pouvoir fermer avec des missiles Silkworm et des mines. Le Golfe Persique se singularise par sa faible profondeur (environ un tiers du Golfe est inaccessible aux tankers, du fait de fonds insuffisants) et la multiplicité des îlots, qui sont autant de bases militaires potentielles et qui, en augmentant les eaux territoriales des états riverains (ici Iran, Oman et Emirats Arabes Unis), réduisent à une peau de chagrin les eaux internationales dans lesquelles les navires de guerre peuvent évoluer.

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Le Golfe Persique est sillonné par une multitude de navires civils de toutes tailles. Aux pétroliers géants et porte-containers qui entrent ou sortent par le Détroit d’Hormuz et naviguent dans les rails longeant la côte iranienne, s’ajoutent une multitude de boutres allant d’une rive du Golfe à une autre.

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La densité en navires de guerre n’est pas en reste, puisqu’en plus des bâtiments de combat des pays riverains, on croise des unités américaines, soviétiques, françaises et britanniques. Si ces derniers se cantonnent généralement à la mer d’Oman, où ils s’affairent à détruire les mines mouillées par l’Iran, la présence américaine est plus massive. On dénombre un porte-hélicoptère et plusieurs combattants de surface dans le Golfe proprement dit, plus un groupe aéronaval et un groupe de bataille (constitué autour du cuirassé Missouri) en mer d’Oman. Un second groupe aéronaval croise à proximité, en mer d’Arabie.

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Message non luPublié: Mar 11 Juil 2017 13:31 
Grognard

Inscrit(e) le : Mar 13 Oct 2009 16:43
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Médaille des comptes rendus (1) Médaille navale (1)
Les forces françaises conservent l’organisation historique : un groupe de surface (Task Force 623.1) agit dans le Golfe Persique tandis que le groupe aéronaval (Task Force 623.2) croise en mer d’Oman. Le groupe de guerre des mines (Task Force 623.3) sécurise les abords du détroit d’Hormuz, protégé par l’aviso escorteur Commandant Bory.

Le plan d’opérations français consiste à effectuer des représailles simultanées (à 0600) contre la base aérienne de Chah Bahar (visée par un raid de 6 Super Etendard) et la plate-forme de Sassan (attaquée au canon par les navires de guerre). La base de Chah Bahar a été préférée à celle de Bandar Abbas, pourtant bien plus importante, pour éviter les pertes et les dommages collatéraux. Chah Bahar est une base secondaire sans défenses ni système d’alerte, contrairement à Bandar Abbas, qui est protégée par des avions de chasse et des missiles sol-air. Pis, cette base aérienne cohabite avec l’aéroport international et se trouve à proximité d’un hôpital.

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Après l’attaque initiale, les bâtiments de combat dans le Golfe doivent attaquer la plate-forme de Sirri, tandis que l’aviation embarquée doit trouver et couler un navire de guerre iranien.

L’utilisation prévue du groupe aérien du Clemenceau consiste à utiliser les Crusader pour la protection aérienne du groupe aéronaval. L’objectif est d’avoir en permanence 2 appareils en l’air, 2 autres prêts à décoller à brève échéance et 4 autres en réserve. Sur les 14 Super Etendard disponibles, 6 sont affectés aux missions offensives (raid sur Chah Bahar, ensuite 4 réarmés avec un AM.39 Exocet et 2 avec 4 paniers de roquettes pour lutter contre les vedettes) tandis que les 8 autres assurent la défense aérienne des navires en opérations dans le Golfe. L’idée est d’avoir en permanence 2 appareils sur zone et 6 en réserve pour prendre la relève. Les 2 Etendard IV sont gréés pour le ravitaillement en vol, et veillent à ce qu’aucun SUE de retour de mission ne tombe en panne sèche. Un Alizé patrouille à proximité de l’escadre tandis que les hélicoptères Alouette et Super Frelon sont réservés pour les missions Pedro et SAR.

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Message non luPublié: Mar 11 Juil 2017 13:36 
Vieille barbe

Inscrit(e) le : Mar 14 Avr 2015 17:57
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ça c'est du CR ! :clap:

Très bien documenté avec des photos des vrais navires... :razz:


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Message non luPublié: Mar 11 Juil 2017 14:33 
Grognard

Inscrit(e) le : Mar 13 Oct 2009 16:43
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Médaille des comptes rendus (1) Médaille navale (1)
Tour Intermédiaire 1 : 0600-0630

Les six Super Etendard prennent par surprise les maigres défenses de la base de Chah Bahar et larguent chacun leur 4 bombes freinées de 400 kg sur des hangars (probablement vides au demeurant). Quatre d’entre eux sont atteints ; trois sont totalement détruits et le dernier sérieusement endommagé.

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Dans le Golfe, l’escadre française ordonne l’évacuation de la plate-forme de Sassan tandis qu’un des hélicoptères Lynx de la corvette Georges-Leygues part en reconnaissance. Cinq minutes plus tard, les navires ouvrent le feu. Un obus déclenche un incendie qui devient vite incontrôlable, et la plate-forme est rapidement incinérée.

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Les dirigeants iraniens reçoivent les premiers rapports, extrêmement confus, sur les opérations françaises, et commencent à réfléchir à la façon dont ils vont réagir.

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Message non luPublié: Mar 11 Juil 2017 14:41 
Grognard

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Tour Intermédiaire 2 : 0630-0700

Les Iraniens ordonnent au Joshan de se dérouter vers Sassan et aux autres navires de se préparer à appareiller. Le patrouilleur Khanjar est disponible presque immédiatement et le Gorz le sera d’ici 40 minutes. Le Shamshir ne sera prêt que dans 1h40, et les deux frégates dans deux heures. Les deux vieux destroyers ne pourront quitter le port que dans 4 heures.

Le plan d’opérations iranien commence à prendre forme. Le Khanjar doit aider à trouver l’escadre française et soutenir le Joshan, chargé pour sa part d’effectuer une attaque au missile, si possible en coordination avec des hélicoptères (AB-212 et SH-3D) et/ou des vedettes. Les 20 vedettes des Pasdaran de Sirri reçoivent en effet l’ordre de prendre la mer et d’engager les navires adverses. Celles d’Abu Musa et de Larak doivent attaquer le trafic civil pour mettre les Français dans l’embarras et, si possible, les amener à disperser leurs forces.

Le Gorz doit appareiller dès que possible et mettre le cap au sud, dans l’espoir d’engager au canon les chasseurs de mines français opérant le long de la côte omanaise. Les deux frégates, accompagnées du Shamshir engageront dès que possible les navires français avec leurs missiles Sea Killer.

Le P-3F Orion et le C-130 hercules sont préparés pour une mission de reconnaissance en mer d’Oman. Ils doivent trouver les chasseurs de mines, et surtout le porte-avions français, et guider vers ce dernier les chasseurs-bombardiers F-4 Phantom qui sont en train d’être armés (2 en chasse, 4 avec des bombes freinées Mk 82 Snakeye).

Du côté français, il n’y a pas grand-chose à signaler. Le Clemenceau récupère les 6 Super Etendard et les réarme (avec un Exocet ou des paniers de roquettes). Dans le Golfe, les navires mettent le cap sur la plate-forme de Sirri tandis que le Lynx en patrouille détecte au radar au navire s’approchant à grande vitesse
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Message non luPublié: Mar 11 Juil 2017 15:12 
Grognard

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Tour Intermédiaire 3 : 0700-0730

L’ALINDIEN décide d’envoyer un Alizé dans le Golfe pour chercher les navires iraniens.

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Le groupe de surface, qui continue à progresse vers Sirri, est soulagé d’apprendre que le contact en approche est un patrouilleur émirati.

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Du Côté iranien, le patrouilleur Gorz appareille.

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Message non luPublié: Mar 11 Juil 2017 15:42 
Grognard

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Tour Intermédiaire 4 : 0730-0800

Le Clemenceau catapulte l’Alizé, qui met le cap vers le détroit d’Hormuz. A bandar Abbas, le P-3 et le C-130 décollent et se dirigent vers la mer d’Oman. Le C-130 longe les eaux territoriales omanaises et découvre rapidement les chasseurs de mines français. L’Orion se dirige vers la Task Force 623.2 mais tombe en chemin sur une escadre américaine. L’appareil est illuminé par le radar de tir d’un croiseur et menacé d’être abattu s’il s’approche. Il fait donc prudemment un crochet par le nord, qui le fait manquer le groupe aéronaval français. C’est, ironiquement, un autre porte-avions, américain, qu’il découvre, et l’avion est de nouveau dérouté, par une patrouille de F-14 Tomcat cette fois-ci.

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Dans le Détroit d’Hormuz, les vedettes de Larak ont appareillé et pris en chasse le navire civil le plus proche. Ce dernier, un cargo soviétique, appelle à l’aide, et le destroyer Stoyky, qui croise à l’entrée du détroit se déroute pour lui porter secours.

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Le scénario se répète avec les vedettes d’Abu Musa, qui prennent la mer et attaquent un porte-container américain. Le destroyer USS Kidd entend les appels de détresse et accélère à 30 n pour mettre fin à l’attaque.

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Au large du Qatar, le porte-hélicoptères USS Guadalcanal fait préparer deux hélicoptères de combat AH-1 Cobra.

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Les vedettes de Sirri sont repérées par le Lynx du Georges-Leygues. La corvette fait décoller son second hélicoptère au moment où les vedettes découvrent les navires français et se préparent à attaquer. Elle envoie également un message radio à la plate-forme de lui ordonnant à ses occupants d’évacuer les lieux : les navires français ouvriront le feu à 0800.

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