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Message non luPublié: Dim 12 Fév 2017 11:37 
Pousse pions
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Médaille des 10 ans (2) Médaille des comptes rendus (1) Médaille des Arbitres (1) Médaille napoléonienne (1)
Le 17 Septembre 1806
A 9 heures, après une nouvelle nuit très agitée, Napoléon ouvre les yeux. Il va bien, ses douleurs ont disparues, il parcourt d'un œil rapide, les dernières dépêches. L'inévitable message du fidèle Augereau tout d'abord qui lui apprend qu'une division ennemie est à Neustadt(Mittel) avec 3600 fantassins, 7200 cavaliers et 55 canons en mouvement vers le Sud-Est mais, surtout, un message de Soult arrivé trois heures plus tôt depuis Arnstädt qui annonce la belle victoire remportée à Erfurt et son mouvement en cours vers Rudolstatd puis Kahla malgré des unités fatiguées à 20%.
Napoléon fronce les sourcils, parcourt ses notes sur les forces présents sur place quand on lui remet un message de Grouchy
[...]Difficile de définir clairement les pertes occasionnés à l’ennemi … je pense que le corps de Ruchel est en piteux état et Brunswick légèrement touché …
De notre coté, l’ensemble de nos corps sont en excellent état avec un excellent moral. Cependant, plus aucun ravitaillement ne nous parvient … j’ai encore des stocks mais une longue bataille risquerait de nous mettre à mal.
En ce qui concerne nos positions, après une grosse attaque conjointe entre Gotha et Erfurt, Soult est désormais parti vers Arnstadt en direction de Rudolstadt pour vous soutenir (nous étions inquiet …). Lannes et Davout sont à Erfurt, à attendre la réparation des ponts, pour poursuivre l’ennemi sur Weimar (il y a 25 000 prussiens actuellement devant Weimar)
Pour ma part, je détruis les unités en fuite des prussiens autour de Erfurt (pas très glorieux …) en attendant que la route de Weimar soit ouverte.
Si je puis me permettre, avec la pression que nous avons créé au Nord, vous devriez maintenant foncer sur le prussien (Soult vous rejoint) pour que nous puissions éradiquer les troupes prussiennes, prisent dans une tenaille !!


Napoléon se prend le menton et pense en lui-même
Mon dépôt est à 150 kilomètres de toutes les unités (sauf la Garde et Ney), la manœuvre de contournement par la droite prussienne aurait pu fonctionner, si j'avais une ligne de communication pour permettre cette avance, ce qui n'est pas le cas.

Je dois donc gérer 2 problèmes, le premier la distance très grande entre les 2 ailes et ensuite le manque de munitions (pour la nourriture ils se débrouillent) que l'aile gauche ne va peut-être pas tarder à avoir . Cela c'est pas grave si on l'a prévu...

Les pertes de l'ennemi sont au minimum de 5100 fantassins et 7300 cavaliers (d'après les rapports que je possède ;-)  ), ce qui n'est pas mal, mais pas suffisant.

Lannes pense que Soult (Oudinot) poursuit l'ennemi et Soult pense que Lannes poursuit l'ennemi ! Le manque de cohésion est flagrant, le manque d'informations que j'ai, aussi. Maudits maux de ventre, sans eux, j'aurai été plus directement présent sur le terrain !

De plus les positions de la garde, cavalerie à Neustadt, infanterie et artillerie au carrefour Bamberg-Kronach et le supposé commandant de tout ça, j'ai nommé Bessières à Cobourg !

Mon objectif étant de ne pas perdre de divisions, et de prendre Leipzig au mieux.
Le maréchal Augereau est à Hof, il indique dans sa dernière lettre que l'ennemi se trouve en force (23600 fantassins, 7200 cavaliers et 55 canons)  en direction de Schleiz. Je vais prendre cette force en étau avec la Garde, le corps du maréchal Augereau, celui de Bernadotte et de Ney.


- Berthier ! Faites venir les greffiers, et réveillez moi les aides de camps, la sieste est finie !
Berthier sourit, enfin, celui dont il n'a jamais douté qu'il est le meilleur stratège de son temps est de nouveau lui-même. Des ordres détaillées fusent, en voici un très grossier résumé
Napoléon et sa garde partent pour Kronach.
Augereau avance sur Schleiz, Bernadotte sur Pösneck
Les unités basées à Erfurt doivent se reposer avec une avance limitée vers Weimar.

En fait, l'empereur surestime la menace que représente encore la Prusse. Alors qu'aucune division française sur 31 n'est encore partie en déroute, c'est déjà le cas de 7 divisions prussiennes sur 14. De plus, Grouchy exagère les pertes en matériel (munitions). Grâce à tout ce qui a été récupéré sur les prussiens en déroute à Erfurt, ses troupes sont encore à 50% de leur capacité ce qui est bien. Quand à la nourriture, on fourrage bien en Prusse et il n'y a donc pas de problème de ce coté là.
En comparaison, le corps de Ruchel qui vient de perdre toute sa cavalerie pour soutenir sa retraite jusqu'à Weimar, ne dépasse pas les zéros de ravitaillement et de munitions !
Les troupes du Duc de Brunswick ne valent guère mieux, de fait, seule la division de réserve du général Kuhneim est en état de défendre Weimar. Ses 11000 hommes ne pourraient pas faire grand chose contre un assaut en règle de trois corps français !
Le commandant en chef prussien a bien conscience de la situation et en appelle à l'aide au prince Hohenlohe et au lieutenant-général Blücher :
Cher Lieutenant-Général,

Nous avons beaucoup à perdre à laisser Weimar à l'ennemi pour les raisons suivantes:
-Weimar est un hôpital militaire dans lequel nous avons encore des blessés de deux divisions en convalescence.
-laissez Weimar c'est laisser l'accès à l'ennemi à la route de Naumbourg ou se situe notre nouveau dépôt assurant un ravitaillement rapide sur nos lignes.
[…]
Pouvez-vous désengagez la saxe et remonter vers le nord par rudolstat ?


Mais Blücher est déjà fort engagé justement à la bataille de Kahla qui a repris au lever du soleil. Le Prussien aligne deux divisions pour un total d'environ 19000 fantassins et 4000 cavaliers contre trois divisions du corps de Davout pour 18000 fantassins et 2000 cavaliers. Un combat presque équilibré sauf que les français sont un peu plus expérimentés et que Davout n'hésite pas à donner de sa personne en conduisant ses troupes au front tandis que Blücher préfère conduire la bataille à la longue-vue, bien à l’abri d'une balle perdue. Au bout de huit heures de combat, personne n'emporte le champ de bataille mais avec un avantage français qui a perdu 1000 hommes contre presque le double coté prussien, surtout, la division prussienne du général Wartenselem part en déroute.
Une fois de plus, c'est vers le prince Hohenlohe que se tourne tous les espoirs.

Mon cher Prince,
mes unités se regroupent pour faire face à l'ennemi à Kahla.
La division Saxe est restée au Nord est de Saafeld pour couvrir mes arrières.
Vous faites mouvement dans ma direction et j'attends de vos nouvelles au plus vite.
Peut-être serait-il sage que l'une de vos divisions couvre notre dispositif vers Schleitz ?
Bluch

Le « sauveur » prussien (?) qui, a pour l'instant passé toute sa campagne à marcher de Mittel à Leipzig aller et retour, revient en fin de journée à Neustadt(Mittel) . Ses troupes sont au même niveau de fatigue que les français d'Erfurt (environ 20%) mais ne pouvant fourrager, son ravitaillement est à 20%. Il a repéré les troupes d'Augereau à Hof et s'en inquiète à juste titre ainsi que la la cavalerie de la garde française arrivée depuis peu à Kronach. On imagine que le prince a dû mal dormir cette nuit dans l'auberge de Mittel où il ne s'arrêtera d'ailleurs que quelques heures avant de repartir pour Neustadt(Mittel).


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Message non luPublié: Mer 15 Fév 2017 21:59 
Pousse pions
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Le 18 Septembre 1806
Dès le lever du jour, les combats reprennent à Kahla mais également dans les faubourgs de Weimar. A Kahla, Blücher avec sa seule 1ere division du général Orange se retrouve fasse à Davout et à l'intégralité de son corps. Les troupes françaises commencent à peine à se mettre en position qu'il décide, prudemment d'ordonner une retraite.
A Weimar, l'assaut est initialement lancé par la division Saint-Hilaire de Soult et ses 8000 fantassins contre un Prussien mené par le duc de Brunswick en personne mais qui ne peut réellement aligner que la division de réserve de Kuhneim assistée de la réserve d'artillerie. Kuhneim dirige une belle unité mais qui a perdu presque tout son ravitaillement (10% restant!) en marches incessantes. Pour le reste, la division Wurtemberg ne s'est guère remise de sa défaite sur Erfurt (10 de moral, autant d'équipement), la division Avant-garde et, elle, totalement démoralisée après avoir perdue la moitié de ses effectifs initiaux.
Brunswick positionne intelligemment ses maigres troupes, faisant perdre, en deux heures la moitié du moral des hommes de St-Hilaire pour un dommage très modeste sur ses troupes. La division française part en déroute au moment où la division Leval arrive, face à l'inflexible Prussien elle lâche prise à son tour malgré l'arrivée de la division Legrand en fin de journée. Ce sont les deux premières divisions françaises battues depuis le début de la campagne. C'est donc une victoire tactique prussienne. Kuhneim n'a plus que 6 de moral et Wurtemberg est de nouveau parti en déroute mais cette petite victoire redonne du cœur au Duc de Brunswick
Cher RUCHEL,

Votre abnégation dans cette bataille nous a permis de remporter une victoire importante sur les troupes françaises et je vous en félicite
Vous l'aurez donc compris, l'ordre de repli n'est donc plus valable et nous attendrons le lever du jour et l'examen des positions françaises afin de prendre une décision de mouvement. Je vous le répète mais il faut absolument rallier vos trois divisions sur notre position.

Coté français, cette défense acharnée sème le doute car Soult a un moment cédé à la panique
Mes troupes sont engagées au sud de Weimar, aspirées par le combat.
St Hilaire a craqué rapidement, les autres divisions sont à pied d’œuvre mais en ordre dispersé. Volez à notre secours!
Soult


Grouchy écrit ainsi à Lannes et Soult :
Nous sommes toujours face à 50 000 prussiens fortifiés, ravitaillés et reposés dans Weimar.
Pour ma part, je suis limite en ravitaillement, et je pense que c’est la même chose pour vous. Soult vient de subir « des pertes importantes ». Sinon, ce que je sais, Davout s’est fait arrêter sur Kahla, et les autres corps français sont loin … et les autres corps prussiens sont invisible pour moi …
Tout çà pour dire que c’est très hasardeux de retourner à nous 3 sur Weimar. Si nous gagnons, ce que je ne pense pas, notre gain sera infime. Et si nous perdons, ce qui me semble plus probable, nous serons en grand danger, sans réserve, et sans ravitaillement.
Donc, avec mes informations, je refuse de m’engager dans un combat sur Weimar, sauf ordres de Napoléon. Je reste dans ma position et conseille à Soult de se placer sous notre protection durant cette nuit,
Grouchy


Les 50.000 prussiens sont en fait deux fois moins nombreux et seuls 10.000 sont en état de combattre mais, c'est bien connu, l'ennemi paraît toujours innombrable. Quand aux trois divisions de Ruchel, aucune n'est encore en état de combattre n'ayant pu se reposer pour échapper à la poursuite française. Weimar n'est en fait tenue que par une poignée d'hommes certes expérimentés, mais épuisés.

Soult finit par se reprendre quand il a pu juger par lui-même de la situation sur le terrain
Je replie mon monde, Grouchy ayant fait savoir qu'il ne veut pas de combat. Mais je reste prêt à te soutenir le cas échéant.
Guyot est intact au sud au repos.
Dans Weimar j'ai combattu  la rés: Kuhneim, le Duc de Brunswick, Wurtemberg, le Général Ruchel et la réserve de canons. Ils ont bien dégusté (Wurtemberg a craqué au moral, les autres doivent être bien diminuées).

Pas de nouvelles fraîches de Davout; il combattait à Kahla.
S'il est victorieux et a encore de la fraîcheur, on peut prendre Weimar en sandwich; dans le cas contraire, peut-être serait-il sage de patienter.

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Carte de Situation produite par l'état-major du maréchal Davout

A Khala, Blücher a fait de son mieux pour temporiser toute la journée face au corps de Davout, mais abandonne le terrain à la nuit comme il le confie à Hohenlohe

Le 18 septembre 1806 à 18H00
Mon cher Prince,
mes troupes ont été malmenées à Khala.
Je me repli sur Neustadt Mittel.


Image
A Neustadt Mittel, la journée aussi a été chaude, le prince Hohenlohe a croisé le fer et le feu avec le corps d'Augereau durant six heures. Chacun d'eux a jeté toutes ses forces dans la bataille, trois divisions de chaque coté. Chacun des camps se bat avec acharnement sans qu'aucun belligérant ne prenne l'avantage. Les Prussiens ont le nombre, les français sont un peu plus expérimentés.

Pendant ce temps Napoléon, sa Garde et les 3000 dragons de la vision Beaumont avancent à marche forcée vers Neustadt Mittel justement...


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Message non luPublié: Sam 18 Fév 2017 14:48 
Pousse pions
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Le 19 Septembre 1806
Le soleil vient à peine de se lever quand Napoléon arrive avec la cavalerie de la garde sur Neustadt dont la vile est maintenant sous le commandement du Lieutenant-général Blücher.
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Chacun jette toutes les forces dont il dispose dans la plus grande, et probablement, dernière grande bataille de la campagne. A première vue, le combat s'annonce tendu, six divisions de chaque coté avec une meilleur position défensive pour le prussiens. Coté effectif, l'avantage est également à la Prusse avec 44.000 fantassins et 14.000 cavaliers attaqués par 25.000 fantassins et 7.000 cavaliers coté français. Pourtant, après deux heures de combat, les ailes droites et gauche prussiennes sont enfoncées, c'est qu'à l'exception de l'AG:Louis, toutes les unités de Blücher sont déjà bien fatiguées par les jours précédents et quelles mangent leurs derniers paquets de biscuits suite aux incessants déplacements ordonnés depuis le début des opérations pour le haut commandement.
Alors que l'ennemi tient encore la ville, Napoléon peut donc écrire, sereinement, à ses seconds positionnés sur ses flancs :
Messieurs, je suis content de vous.

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Le reste du front est bien calme, à Weimar, chacun pense ses plaies et Hohenlohe obtient une petite victoire tactique à Auma dans une bataille ne comptant qu'une division de chaque coté. Victoire sans lendemain, car à la nuit tombée, les étendards de la garde française sont clairement visibles.
Blücher et Hohenlohe décident donc conjointement de se replier vers Gera avec le français sur leurs talons.


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Message non luPublié: Sam 18 Fév 2017 14:50 
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Le 20 Septembre 1806
La campagne est jouée, mais le Duc de Brunswick refuse de déposer les armes aux pieds de son adversaire. Il est vrai que les divisions de Ruchel ont, enfin, repris un peu de rouge aux joues. Bessières l'apprend d'ailleurs à ses dépend. Tentant une reconnaissance en force sur Weimar, avec les cuirassés de Nansouty et les dragons de Dahut, il retraite rapidement en laissant 400 cavaliers dans les faubourgs de la ville !
Le duc de Brunswick et le général Ruchel se congratulent immédiatement de ce petit succès tactique.
Bravo une nouvelle fois pour vos charges impétueuses sur la cavalerie française qui a balayé notre ennemi en seulement deux heures à cette nouvelle bataille de Weimar.
J'inscrirai votre nom aux frontons de cette ville afin que la mémoire de ce jour de gloire reste à jamais gravé dans l'Histoire.
Duc de Brunswick

Plus au Sud, Napoléon a donné son ordre.
Vous devez poursuivre l’ennemi l’épée dans les reins. Dirigez tous les prisonniers sur Bayreuth.
NAPOLÉON


Les prussiens reflux sur Gera couverts dans leur retraite par les divisions Blücher et Schanorst qui perdent pratiquement toute leur cavalerie dans l'opération. Le français, totalement regroupé, n'a plus qu'à dérouler ses feux.
Bref, la messe est dite pour les prussiens, et Napoléon peut commencer à élaborer de nouveaux plans pour mettre la quatrième coalition à genoux à ses pieds.


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Message non luPublié: Sam 18 Fév 2017 14:53 
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Communication & Activité
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Coté Prussien, une communication et une activité des plus normales. Sans surprise,Ruchel et Hohenlohe situés à chaque extrémité du front ne se parle pas car trop éloignés. La moindre communication de ceux-ci s'expliquent aussi par un engagement moins continue durant la campagne. Hohenlohe marchant du Sud au Nord puis du Nord au Sud, Ruchel gérant, du mieux possible, une difficile retraite avec des unités démoralisées et ayant abandonnées tout leur équipement aux français.
Ce n'est clairement pas à cause d'une mauvaise communication ou par inactivité que les prussiens ont perdus.

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Chez les français, Napoléon assure globalement bien la communication avec, tout de même, un grand moment de flottement dû à l'abandon du premier joueur cumulé avec l’absence de messages pour indiquer sa position à ses subordonnés.
Sans surprise également, le pôle Bessières – Soult – Lannes -Davout avec de nombreux échanges pour essayer de se coordonner sur les assauts d'Erfurt et de Weimar tandis que Bernadotte mais surtout Augereau et Ney n'ont eut un rôle vraiment actif qu'en fin de partie. On voit également clairement que c'est Bessières, par son activité intense qui a été le véritable second de Napoléon sur l'aile gauche française. Au final quand Bessières envoie 212 messages et 182 ordres, Ney n'écrit que 26 fois et donne 48 ordres.


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Message non luPublié: Sam 18 Fév 2017 15:12 
Pousse pions
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Conclusion
C'est la troisième fois que je jouais cette campagne et, pour la troisième fois, la victoire est française. Les deux premières parties avaient été jouées avec les règles de la première version, c'est à dire sans le ravitaillement et l'expérience, j'étais donc impatient de voir si ces deux facteurs pouvaient inverser le résultat final.
Les deux camps partent dans un état d’impréparation presque total, pas ou peu de plan d'ensemble, ne parlons même pas de plan B... Ce n'est que dans les premiers jours que la stratégie de chacun se dessine souvent d'après les contraintes de placement initial.
Pour cela, les prussiens bougent beaucoup, tout le temps alors que, dès le début, le Prussien fait deux erreurs critiques :
1) Son dépôt de type B est très excentré à Leipzig.
2) Ses troupes en sont assez éloignées et ne peuvent donc s'appuyer dessus.
Quand le français, bien concentré, arrive sur Erfurt, au lieu de tomber sur des unités prussiennes parfaitement reposées et ravitaillées, il trouve des unités tout aussi fatiguées que lui et moins bien approvisionnées. Et ce qui aurait dû être une position très difficilement inexpugnable tombe en une journée avec des pertes minimes.
Il faut reconnaître que le français cumule un nombre d'avantages redoutables : il ne perd pas de ravitaillement quand il marche contrairement au prussien, ses troupes sont plus expérimentées, il avance plus vite rendant difficile toute retraite face à lui, le nombre plus importants de divisions lui permet de cumuler plus de bonus au combat (le bonus matériel/ravitaillement étant donné pour chaque division, cela marche aussi en malus il est vrai).
Le prussien a aussi dû subir deux défections de joueurs durant la partie, ce qui, sans changer l'issue finale n'a cependant rien fait pour l'aider ! Mais le français avait un Napoléon un peu dépassé par l'ampleur de la tâche et qui a fini par donner son titre à un autre joueur ce qui a ralentit la fin du Prussien.
De fait,a aucun moment, sur aucune secteur, le Prussien n'a été en mesure de l'emporter durablement face au français.

Au final, un bilan sans appel, des quatorze divisions prussiennes,seule la division d'élite du général Kuhneim n'a pas été battue au combat tandis que seules trois divisions françaises ont été démoralisées. 56.000 prussiens ont été mis hors de combat, et, globalement, la cavalerie prussienne n'existe plus. Napoléon ne déplore de son coté qu'une perte de 16.000 soldats.

La seule bonne stratégie pour le prussien est-elle donc de se mettre dans une forteresse sans bouger et d'attendre que le français, tente, vague après vague de l'en déloger ? C'est possible mais cela rendrait la compagne sans intérêt.
Merci donc à tous d'avoir menée cette campagne très vivante et avec une stratégie originale dans les deux camps.

Et pour le futur?
La prochaine campagne jouée, sauf incident majeur, sera celle de printemps 1813 et devrait commencer à la rentrée scolaire 2017.
Le temps pour moi de faire un gros travail d'optimisation sur le programme (la carte de Prusse fait 63.000 km2, celle de la campagne de 1813 221.000 km2 quand on sait que l'échelle de VAOC c'est une case=100m on mesure un peu la difficulté) et d'ajouter un ordre de gestion simplifié des dépôts proposé par les joueurs. J'en profite pour remercier tous les joueurs qui, en plus de leur assiduité, ont permis d'améliorer considérablement le jeu par leurs propositions constructives.
Cette campagne sera un nouveau défi ludique puisqu'elle pourra comprendre jusqu'à 19 joueurs simultanément (mais je commencerai la partie à partir de 15 joueurs, l'idée étant de réaffecter des joueurs qui seraient dans une zone inactive ou dont le corps aurait été décimé). Par ailleurs la campagne peut durer jusqu'à deux mois, j'espère donc boucler la partie en 2-3 ans.
Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à m'envoyer un message privé.
J'espère que ce compte-rendu vous aura plu et motivé pour tenter l'expérience.
Armand


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Message non luPublié: Sam 18 Fév 2017 16:49 
Pousse pions
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Inscrit(e) le : Ven 4 Fév 2011 12:55
Message(s) : 262
Localisation : Paris
Médaille des Arbitres (1) Médaille napoléonienne (1)
Merci Armand pour cet excellent compte rendu sur cette non moins excellente partie :clap:

_________________
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On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s'asseoir dessus.
Talleyrand


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Message non luPublié: Lun 20 Fév 2017 12:09 
Marie-Louise

Inscrit(e) le : Ven 3 Avr 2015 23:10
Message(s) : 7
Vraiment passionnant de participer à cette partie.
Merci Armand pour cette excellente simulation ou l'on "vie" parfaitement le brouillard de guerre.

En lisant ce compte rendu, on met en perspective les moments de doute et de frustration que l'on a ressenti dans le déroulement de la partie, excellent !!

Encore merci, et partant pour la campagne 1813.


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Message non luPublié: Lun 20 Fév 2017 12:26 
Grognard
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Inscrit(e) le : Lun 29 Sep 2008 10:34
Message(s) : 518
Localisation : Bruxelles
Médaille de la bataille (1) Médaille du Trophée (2) Médaille Jours de gloire (1) Médaille napoléonienne (1)
Merci Armand non seulement pour la partie, mais aussi pour VAOC qui permet de simuler la solitude du décideur militaire! Avec des informations fragmentaires et même parfois partiellement erronées...

woaw

On vibre avec des pions virtuels... imaginez le stress des véritables généraux!

Vivement 1813...

_________________
Homo homini lupus est


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Message non luPublié: Lun 20 Fév 2017 21:27 
Pousse pions
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Inscrit(e) le : Dim 28 Sep 2008 21:05
Message(s) : 423
Localisation : région parisienne
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Merci à tous pour votre participation active et positive. Ce fut un plaisir d'arbitrer de si grands maréchaux.


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