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 Sujet du message: La Grande Guerre front Ouest
Message non luPublié: Sam 6 Sep 2008 15:55 
Vieille barbe
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PLALL a écrit:
Une petite mise au point initiale : ce CR fait suite à la tentative avortée de lancer une grande campagne à La Grande Guerre. Après avoir passé une bonne partie de soirée à mettre en place le setup, la campagne à fait pschiiit en même temps que la motivation des joueurs . Si vous souhaitez relire le CR de toute la procédure d’entrée en guerre vous pouvez le faire ici :

http://www.strategikon.info/forum2/view ... 977#185977

Toutefois, mes affirmations péremptoires concernant la raclée inéluctable que j’allais infliger sur le Front Ouest à mon camarade Le Glaude a incité ce dernier à vouloir jouer au moins le début de la campagne sur ce front. Nous avons donc entamé cette partie dans une curieuse configuration dans la mesure où j’avais expliqué en détail le plan que je comptais appliquer avec le Français dans les Vosges. Toutefois, Le Glaude a comme à son habitude été extrêmement fair-play et n’a pas modifié par préscience des mouvements allemands. Si certains s’étonnent du manque d’enthousiasme des attaques allemandes en Belgique, cela s’explique par le fait que nous ayons joué à plusieurs reprises la scénario sur la Marne 14 et qu’au cours de ces scénarios, l’Allemand avait éprouvé les pires difficultés à ne serait-ce qu’égaler le résultat historique. Le Glaude a donc décidé de tenter une autre option en basculant son offensive vers les Ardennes (vous avez dit en avance d’une guerre ??).

Tout d’abord, la situation de départ en Belgique…

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Puis face au Rhin.

Image

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le jeu, une armée peut se cacher sous deux pions : le pion HQ numéroté en romain et pion leurre codifié en alphabétique (A pour l’armée I, B pour l’armée II, etc…). D’autres unités dans un rayon de deux hex du HQ peuvent être rattachées ,sous condition, à une armée.

La partie commence par le pré-tour de l’armée allemande. Les I, II et IIIèmes armées allemandes peuvent jouer et sont automatiquement coordonnées. Les armées I et II foncent sur Lièges pour la faire tomber. Le corps belge de garnison, qui n’est pas encore complètement mobilisé, juge plus prudent de se réfugier dans la forteresse. Dans la foulée, les allemands font donner leur artillerie, y compris l’artillerie de siège prêtée par les autrichiens. La technologie germaine ne doit pas être si efficace que ça vu que ni l’artillerie de siège, ni l’artillerie lourde classique ne parviennent à réduire la forteresse. Pas découragées, les troupes allemandes se lancent à l’assaut de la forteresse qui tombe en un seul round. La IIIème armée fonce droit devant elle à travers les Ardennes et tombe sur le pion D de la IVème armée française, situé entre Sedan et Longwy. Malheureusement pour elle, les français l’attendent de pied ferme et la prenne par surprise alors qu’elle n’est pas encore regroupée (les Ardennes sont impassables note-t-on sur un coin de table de l’état major français). Plus prosaïquement, j’ai joué le pion évènement surprise.

Dans la Grande Guerre, le combat se fait en faisant monter en ligne à chaque round un corps d’armée, éventuellement soutenu par de l’artillerie. Le résultat du combat ne s’applique qu’aux corps sélectionnés et le combat se résout en tenant compte des caractéristiques de ces mêmes unités. Le combat s’arrête soit lorsqu’un camp n’a plus de troupe à présenter, soit lorsqu’un des camps choisit de se retirer.

C’est une grande bataille qui est livrée ici. L’armée allemand aligne les uns après les autres des corps d’excellente qualité mais les malus hérités de l’évènement réduisent à néant les espoirs de victoire allemande. Au bout de 4 rounds, tous les corps allemands engagés ont été réduits, sans le moindre résultat subi dans le camp français. Von Moltke ordonne d’arrêter les frais afin de ne pas trop épuiser cette armée. Le pré-tour allemand s’achève ici et donne ça :

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(je sais, l’image est floue)

Le français, grâce à son plan de guerre, a aussi droit à un pré-tour avec ses deux premières armées. Je tente de coordonner mes armées avec succès. La Ière armée française concentre tous ses efforts sur Colmar. Le terrain est défavorable à bien des égards pour les français, mais les services de renseignement français ont bien fonctionné et Joffre sait que l’armée allemande est plus faible à cet endroit et qu’elle ne dispose en appui ni d’artillerie, ni de forteresse. Le français choisit de faire monter en ligne ses corps d’infanterie de montagne (le rapprochement diplomatique avec l’Italie a libéré un corps d’infanterie de montagne normalement stationné dans les Alpes). Après trois rounds de combat intense où l’artillerie française est sollicitée, l’allemand décide de se réfugier derrière le Rhin (tous ses corps disponibles sont réduits alors que le français en dispose encore de frais). Les corps mis en réserve par le français effectuent alors une percée en direction de Strasbourg. Deux unités restent à Strasbourg pour assiéger la forteresse et le corps de cavalerie perce sur un deuxième hexagone dans la plaine d’Alsace. Le Glaude se retrouve alors devant un choix cornélien : doit-il dégarnir l’excellente ligne de défense que constituent les Vosges pour intercepter ce corps ? Il ne disposerait plus alors que d’un corps à Sarrebourg. D’accord, le choix était moins cornélien dans la mesure où Le Glaude ne se souvenait plus qu’il pouvait intercepter. Du coup, il ne l’a pas fait.

La IIème armée française attaque alors la Vème armée allemande basée à Metz. Là , le terrain est plus favorable au français qui dispose en plus avec Castelnau d’un bon général. L’allemand résiste vaillament, mais doit ici aussi céder face à l’offensive française. La Vème armée allemande se replie et là encore le français perce. Cette fois, l’allemand réagit et intercepte sur le deuxième hex de percée le malheureux corps de cavalerie qui tentait de boucler l’encerclement. Le combat est extrêmement compliqué pour la cavalerie un peu esseulée. Après un round qui se solde par des pertes réciproques (jet de dés miraculeux), la cavalerie se replie. La situation dans les Vosges ressemble à ça :

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A la fin du pré-tour, chaque panse ses plaies avant de recommencer de plus belle. Le français a cette fois l’initiative. Les deux premières armées sont coordonnées sans problème. La première armée tente d’achever la VIIème armée allemande réfugiée derrière le Rhin. Mais là, les français tombent sur un os. En dépit de leur supériorité numérique, la difficulté du terrain dissuade le français de continuer le combat au-delà de ce que lui imposent les règles. Cette décision est en grande partie motivée par le fait que les munitions nécessaires à l’utilisation de l’artillerie commencent à manquer et que le Rhin est infranchissable sans elle. De toutes façons, la priorité française n’est pas là. Laissant un corps pour assiéger Metz, la IIème armée française s’abat sur le corps allemand restant qui empêche l’encerclement. L’allemand résiste tant bien que mal mais est obligé de céder sur ce terrain qui ne lui est pas favorable. L’objectif français est alors atteint : la VIème armée allemande est encerclée et les Vosges sont passées. Toutefois, l’armée allemande n’a pas encore joué et dispose encore de troupes puissantes. Pour tenter de diminuer la puissance des contre-attaques allemandes, l’état major a prévu d’attaquer avec les IIIèmes et IVèmes armées la forteresse de Thionville. Là encore, les choses sont compliquées : terrain défavorable, présence d’une forteresse et munitions qui s’amenuisent ne permettent pas à la supériorité numérique française de l’emporter. Foch décide d’arrêter cette coûteuse offensive dès que faire se peut. Les autres troupes françaises restent sur la défensive, redoutant à juste titre la réplique allemande.

En Belgique, la petite armée belge se regroupe autour du roi et campe à Bruxelles. Le BEF pour sa part débarque à Anvers, qui devient très difficile à prendre.

Von Moltke reprend la main. La situation est délicate. La Ière armée joue en premier et mène une offensive conjointe avec la IIème armée en direction de Bruxelles. Alors que la IIème armée peut prendre position à Namur avant d’attaquer Bruxelles, la Ière armée a la mauvaise surprise de se faire intercepter par le BEF. Confirmant sa solidité, ce dernier éreinte la Ière armée allemande avant que celle-ci ne renonce à se diriger vers Bruxelles.
La IIème armée elle se lance à l’attaque des courageuses troupes belges. Le courage ne fait pas tout et le roi Albert ordonne le repli à Charleroi. Une partie de la IIème armée allemande s’est dirigée vers le Sud et attaque la Vème armée française entre Maubeuge et Sedan. Le combat est rude, mais en dépit d’une artillerie allemande omniprésente, Von Hausen ne passe pas. La IVème armée allemande attaque la IVème armée française depuis le Luxembourg. Là encore, le combat est terrible mais le français ne cède pas. Toutes ses attaques épuisent les armées, mais aussi les munitions allemandes. Le français n’utilise plus son artillerie : il ne lui reste que deux munitions qu’il garde précieusement.
Von Moltke n’abandonne pas et place une attaque juste entre les deux précédentes. La résistance française est vaine et la retraite est inévitable, tous les corps français étant désorganisés. L’état major allemand hésite : doit-il effectuer une percée ou pas ? Après une courte réflexion, Le Glaude décide que ce serait un peu aventureux et renonce à cette idée. Cette partie du front est maintenant celle-là :

Image

Mais c’est maintenant que les troupes allemandes vont lancer leur effort pour briser l’encerclement français. Une partie de la IVème armée allemande attaque Metz pour essayer de briser le siège. La tâche paraît aisée. Un seul corps français est sur l’hexagone. Toutefois, par le biais des renforcements, le français peut amener des renforts des hex adjacents (sous condition). L’artillerie allemande donne encore une fois à plein mais là encore, le français résiste, en commençant à solliciter les renforts du GHQ. C’est la mort dans l’âme que Le Glaude doit arrêter ce combat. Il ne lui reste plus beaucoup d’occasion de briser l’encerclement. Il retente la chose en attaquant entre Metz et Sarrebruck la deuxième armée française. Les renforcements jouent encore et là aussi, en dépit d’un constant appui de l’artillerie, le front tient, mais à quel prix : il n’y a plus un corps français intact, si l’on excepte des corps de mobilisés. L’allemand joue alors son va-tout en attaquant avec sa Vème armée le dernier hex tenu par la IIème armée française. Un problème se pose à l’allemand : lui aussi commence à manquer de munitions. L’attaque est terrible, des corps réduits sont engagés de chaque côté et au bout d’une dizaine de round, l’état major allemand décrète l’arrêt des attaques. La Glaude décide d’arrêter ici les frais et il ne joue même pas sa VIème armée encerclée, ni sa VIIème affaiblie et dans une situation tactique défavorable. On s’arrête donc ici dans les Vosges.

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L’entrée en guerre a été terrible. Les allemands ont dû essuyer entre 60 et 70 pertes comptant pour la volonté nationale (les marqueurs s’arrêtent à 60). Le français en a pris en grosse quarantaine. Il reste 2 munitions à l’allemand (sur 25) et 1 au français (sur 12). L’allemand n’a plus que 13 points de remplacement (sur 37) et le français 17 (sur 34). Il ne reste quasiment aucun corps intact, que ce soit d’un côté ou de l’autre.

Pour le bilan des opérations militaires, le bilan me semble globalement positif pour le français (je laisse le soin au Glaude de contester mon jugement). Le front du Rhin est complètement enfoncé alors que l’allemand ne va recevoir sur le front Ouest qu’une poignée de corps d’infanterie. En revanche, en Belgique rien n’est fait et le trou dans le front des Ardennes peut être sans souci comblé par les renforts français conséquents en Septembre.

En terme de volonté nationale, l'allemand passerait de 40 à 32 alors que le français resterait à 38 : la prise de Strasbourg et Metz compenserait les terribles pertes endurées.

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C'est quand le moustique se pose sur tes testicules que tu comprends que la violence ne résout pas tout
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Message non luPublié: Lun 26 Sep 2011 14:02 
Pousse pions
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Ordre des anciens 2004 (1)
Juste pour que ça ne perde pas :heho: .

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Message non luPublié: Mar 27 Sep 2011 11:44 
Grognard
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Médaille des 10 ans (2) Médaille du samaritain (1) Concepteur de module (2) Médaille du monster game (1) Médaille du plateau (1) Médaille du Trophée (1) Fou de Bourgbarré (1)
Soldat du 4° zouave (1) Convention Big Red One (1) 13° stratège (1) Médaille Jours de gloire (1) Médaille de la Grande guerre (1)
Intéressant, le Schlieffen a complétement échoué. Le bombardement sur Liège a un peu joué mais surtout, c'est la 1° armée qui a été très mal utilisée, seule la 2° doit s'occuper de Liège puis d'Anvers. La 3° longe les Ardennes et la 1° fonce sur Namur et prend Bruxelles avec l'exploitation qui tombe au pré-tour. Au tour d'août, la Belgique est tombée et la France est envahie par le Nord.

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Le compte-rendu de la Grande Guerre au Quatrième Zouave


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Message non luPublié: Mar 27 Sep 2011 12:17 
Grognard
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Médaille des 10 ans (2) Médaille du samaritain (1) Concepteur de module (2) Médaille du monster game (1) Médaille du plateau (1) Médaille du Trophée (1) Fou de Bourgbarré (1)
Soldat du 4° zouave (1) Convention Big Red One (1) 13° stratège (1) Médaille Jours de gloire (1) Médaille de la Grande guerre (1)
Je dis ça, c'est un plan qui demande pas mal d'expérience et de sang-froid.

On verra bien sur notre partie mais je n'ai pas de quoi percer même si un trou s'était ouvert devant Metz. Si j'arrive à garder Metz ce sera très bien...

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Le compte-rendu de la Grande Guerre au Quatrième Zouave


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Message non luPublié: Ven 30 Sep 2011 11:53 
Pousse pions
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Inscrit(e) le : Ven 10 Oct 2008 06:53
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Ordre des anciens 2004 (1)
Avec Leglaude, nous avions déjà joué deux fois (une fois dans chaque camp) le scénario d'initiation qui ne s'intéresse qu'à l'aile marchante du plan Schlieffen. A chaque fois, le résultat avait été assez similaire à ce qui est décrit dans ce CR. La seule différence est que Leglaude avait déplacé (légèrement) son effort plutôt sur les Ardennes. En parfait gentlemen qu'il est, il a conservé ses trois corps en placement libre avec l'aile marchante, alors qu'il savait dans le détail mon plan de bataille.

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